Selon le ministre de l’Agriculture, les importations de denrées alimentaires augmentent de 11% par an

Selon le ministre de l’Agriculture, les importations de denrées alimentaires augmentent de 11% par an

() - Le gouvernement gabonais vient de faire savoir que les importations de denrées alimentaires engloutissent chaque année plus de 400 milliards FCFA. Ce qui, pour Biendi Maganga Moussavou (photo), ministre de l’Agriculture, devient de plus en plus intenable.

« Cette situation est insoutenable, du fait de la pression qu’elle exerce sur nos réserves de change et donc sur nos équilibres monétaires », souligne-t-il dans un entretien au quotidien pro gouvernemental L’Union.

En plus de l’effet d’éviction exercé sur la destination finale des réserves de change, le ministre de l’Agriculture indique que les importations massives de denrées réduisent également « la marge de manœuvre du pays en termes d’investissements domestiques, notamment dans la mise œuvre du PSGE ».

« Nos importations en produits alimentaires croissent chaque année de 11% en moyenne et financent les économies, c’est-à-dire les emplois et la croissance des pays qui nous approvisionnent », regrette-t-il.

Le détail du profil des produits importés laisse apparaître que le pays consomme des quantités importantes de riz dont les approvisionnements annuels plafonnent à 90 000 tonnes ; la viande de volaille à 150 0000 tonnes, et la viande de porc à 15 000 tonnes. Ce qui constitue d’après lui, plus du tiers des importations totales dans ce segment.

« C’est pourquoi, dans le processus d’identification de nouveaux partenariats, nous avons mis un accent particulier sur ces trois filières. Nous avons obtenu des retours positifs de la part de la BADEA et de la BDEAC », explique Biendi Maganga Moussavou.

Pour mettre un terme à cette situation, la solution réside selon lui, dans la mise en œuvre d’une politique de production locale, diversifiée et structurée de denrées alimentaires. «

Pour y parvenir, il faut la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux [gouvernement, producteurs, transformateurs et distributeurs] autour de cet objectif commun », exhorte-t-il. D’autant plus, relève le ministre, que le Gabon dispose de l’expertise agro-industrielle à même de relever ce défi.

PcA

Source: presse locale

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