Face aux revendications de meilleures conditions de travail, l’agro-industriel Olam Gabon se défend

Face aux revendications de meilleures conditions de travail, l’agro-industriel Olam Gabon se défend

() - Conditions de travail difficiles, traitement salarial inapproprié, sécurité sociale non assurée… Les ouvriers agricoles des plantations d’Olam rubber et d’Olam palm Gabon s’élèvent de temps en temps pour réclamer une meilleure prise en compte de leurs droits. Pour la direction des ressources humaines, cette attitude, bien qu’elle soit légitime, résulte de l’approximative maitrise des réalités de la nouvelle économie agricole implémentée par Olam au Gabon.

Pour cette structure, la société applique parfaitement les normes en matière de travail en vigueur dans le pays. « En plus, du respect du salaire minimum en vigueur qui est de 150 000 FCFA, que nous appliquons, tous les travailleurs de nos plantations ont droit à une immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) », indique-t-on.

La filiale gabonaise du Singapourien Olam assure avoir prévu des dispositions spéciales, telles que la mise en place d’un plan de carrière pour encadrer ses travailleurs. « Car dans notre accord d’établissement, dans nos différentes catégories socioprofessionnelles, nous prévoyons des avancements dépendant du rendement de l’agent et de certains paramètres spécifiques », affirme-t-on.

Olam Gabon déplore toutefois, l’amalgame fait autour de ses activités. L’agro-industriel précise en effet que « certains incongruités et dysfonctionnements liés au traitement des employés sont parfois imputables à nos prestataires ». Face à cette situation, la société affirme, sans plus de précisions, avoir d’ores et déjà pris des dispositions pour remédier à ce souci.

Olam Gabon est le plus grand employeur privé du pays avec plus de 15 000 emplois directs et 9 000 indirects. La société revendique également près de 64 000 hectares de palmiers à huile et 11 000 hectares d’hévéas. Elle chiffre ses investissements à environ 486 milliards de FCFA, dont près de 370 milliards de FCFA pour le palmier à huile et 116 milliards de FCFA pour l’hévéaculture. 

Stéphane Billé

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