L’évolution de l’économie gabonaise reste tributaire des bonnes performances des secteurs minier, bois et agricole

L’évolution de l’économie gabonaise reste tributaire des bonnes performances des secteurs minier, bois et agricole

() - A l’exception du pétrole et des difficultés persistantes dans les secteurs étroitement liés à la dépense publique, le premier semestre 2018 a confirmé la tendance observée depuis le premier trimestre, avec de bonnes performances dans les activités exportatrices, telles que les mines, la filière bois et l’agriculture de rente.

Car, profitant de la bonne tenue des cours et de la hausse de la demande sur le marché international, ces activités ont enregistré, comme au premier trimestre, de fortes progressions en dehors de l’hévéa, plombé par le vieillissement des champs de SIAT Gabon.

Malgré une baisse du volume des exportations, même le pétrole a enregistré une forte augmentation des recettes d’exportations, grâce à l’effet prix.

Parallèlement, les autres activités plus ou moins liées à la commande publique ont continué de souffrir de la faiblesse du taux d’exécution du budget de l’Etat, en attendant l’adoption et la mise en place du budget rectifié.

En effet, la faiblesse des dépenses d’investissement et la régulation du budget de fonctionnement expliquent le climat d’attentisme qui a sévi dans certains secteurs comme le commerce et les services. Il en est de même pour l’activité des BTP.

Pour espérer approcher les performances de croissance annuelle qui devraient être légèrement plus faibles que celles arrêtées dans la Loi de finances rectificative, la Direction générale de l’économie et la législation fiscale (DGELF) relève qu’il serait souhaitable que l’exécution du budget rectifié de l’Etat atteigne au cours du second semestre ses objectifs, compte tenu des incertitudes liées à la production pétrolière pour l’année 2018.

Concernant l’inflation, la DGELF indique que le rythme de progression des prix à la consommation est préoccupant. Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et garantir la stabilité monétaire, il nécessite un contrôle plus renforcé des prix pratiqués et des mesures concrètes de lutte contre la parafiscalité.

Stéphane Billé

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