Selon Raphaël Tung Nsue, ‘’la décision d’intégration des deux marchés financiers de la zone Cémac est historique’’

Economie
samedi, 11 novembre 2017 16:58
Selon Raphaël Tung Nsue, ‘’la décision d’intégration des deux marchés financiers de la zone Cémac est historique’’

(Le Nouveau Gabon) - Faisant le point ce 10 novembre 2017, sur la récente décision des chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), prise le 31 octobre 2017, de réorganiser le marché financer sous-régional, le président de la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (COSUMAF), Raphaël Tung Nsue est revenu sur la situation actuelle, ainsi que sur les perspectives de cet espace financier.

Selon Raphael Tung Nsue, au cours de ces dernières années, le marché a enregistré des opérations très importantes par appel public à l’épargne. Ainsi au 31 janvier 2017, le montant des fonds levés sur le Marché financier régional, s’est établi à 800 milliards de FCFA.

Au-delà de cet aspect, il a indiqué que des enseignements nouveaux résultent de ces opérations. Il s’agit notamment d’une forte mobilisation des investisseurs institutionnels et l’accroissement du poids des investisseurs personnes physiques.

Il en veut pour preuve, la récente opération d’emprunt obligataire de la République du Congo, d’un montant de 192 milliards de francs CFA, qui a mobilisé plus de 300 souscripteurs personnes physiques.

Cependant, mentionne-t-il, «bien qu’en progression, le marché financier régional demeure faible et en-deçà des attentes et du potentiel économique de la sous-région». En effet, «il ne contribue au PIB de la CEMAC qu’à hauteur de 1,4%, alors que dans les pays émergents, il s’établit à 60 % en moyenne et à plus de 150% dans les pays développés.», a-t-il déploré.

Mais, compte tenu des faiblesses du marché, la Commission de surveillance du marché financer d’Afrique centrale (COSUMAF) a engagé, avec l’appui de la Banque mondiale, une étude portant sur le potentiel du marché financier régional. Cette étude a confirmé que la principale faiblesse du marché réside dans la coexistence de deux marchés financiers au sein de la Cémac. Elle a, de ce fait préconise d’une part de mettre un terme définitif à la coexistence des deux marchés financiers au sein de la Cémac et, d’autre part, d’adopter au niveau des Etats membres, des mesures d’accompagnement volontaristes.

Autrement dit, la récente réorganisation portant intégration du marché financier national du Cameroun avec le marché financier régional, supervisé par la COSUMAF, va ainsi mettre fin à la dualité qui a longtemps affecté négativement le développement du marché financier en zone Cémac.

Stéphane Billé

 
Nos derniers articles

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] lenouveaugabon . c o m

Please publish modules in offcanvas position.