Déforestation, accaparement de terre… : Olam répond aux accusations de World Rainforest Movement sur ses activités au Gabon

Gestion Publique
lundi, 21 octobre 2019 10:11
Déforestation, accaparement de terre… : Olam répond aux accusations de World Rainforest Movement sur ses activités au Gabon

(Le Nouveau Gabon) - Le Mouvement mondial pour la forêt humide (World Rainforest Movement) vient de lancer une pétition contre les activités d’Olam au Gabon. Cette organisation accuse le groupe singapourien de procéder à la déforestation des zones traditionnelles des communautés de Nanga et Ferra, situées au sud du pays, pour créer des palmeraies ; d’étendre ses activités sur les terres des villages situés sur la rive gauche de la rivière Dola, sans le consentement des communautés et de manquer à son engagement de fournir un soutien à ces villages.
En réaction, Olam assure que ces allégations sont fausses et sans fondement. « Il n’y a eu aucune déforestation des terres autour des sites de Nanga et de Ferra. La zone est principalement composée de prairies et toutes les forêts et autres terres à haute valeur de conservation (HVC) (y compris les savanes et les zones humides) sont protégées dans le cadre de notre engagement à conserver toutes les zones de HVC dans nos concessions Palm », indique l’entreprise dans une mise au point. Elle y joint d’ailleurs des photographies et cartes illustrant ses efforts dans le processus de conservation des paysages et son soutien aux communautés impactées par ses activités.
Sur cette question, le groupe précise par ailleurs qu’il s’est engagé, depuis janvier 2017, à imposer un moratoire sur tout type de défrichement des forêts en vue de l’expansion de nouvelles plantations et soutient un processus de consensus. « En matière de protection de l’environnement, 72 000 hectares de forêts et de terres à HVC (50% de sa concession totale de 144 000 hectares de palmiers à huile au Gabon) le sont en permanence », assure la multinationale.
Accaparement
« Il n’y a eu aucun accaparement des terres par Olam, ni à Nanga et Ferra ni ailleurs au Gabon. Les deux communautés ont participé à un processus totalement inclusif pour garantir leur consentement libre, préalable et éclairé aux plans de développement agricole de leur région », indique la société.
« La zone fait partie de la concession de terre allouée à Sotrader, un programme permettant aux agriculteurs locaux de tirer un revenu des cultures de palmiers et de denrées de base. Les communautés de Nanga et de Ferra ont accepté les plans de développement qui ont été élaborés avec leur pleine participation et partageront la propriété avec les communautés voisines des palmeraies en tant que coopérative », précise-t-elle.
Le groupe singapourien affirme par ailleurs que la réalisation des projets convenus avec la communauté est sur la bonne voie. Il s’agit, liste l’entreprise, de l’amélioration des installations scolaires locales et la construction de logements pour les enseignants ; la fourniture d’un meilleur accès aux soins de santé par le biais d’un nouveau dispensaire et de maisons d’infirmières, de même que de la création des emplois locaux et de l’installation des pompes hydrauliques pour acheminer de l’eau fraîche.
Des soutiens locaux
Les accusations contenues dans la pétition de Mouvement mondial pour la forêt humide ont déjà été rejetées par Roscevac, un réseau d’ONG basée au Gabon.
Le groupe annonce également avoir accueilli des ONG et des parties prenantes locales et internationales au Gabon avec une visite dans ces zones afin qu’elles constatent directement son approche responsable sur les plans environnemental et social. La multinationale affirme qu’elle entend d’ailleurs poursuivre un dialogue ouvert et constructif avec les communautés locales et les parties prenantes.
Stéphane Billé

 
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