Selon la CEEAC, l’Afrique centrale reste l’une des régions du continent les moins intégrées  

Selon la CEEAC, l’Afrique centrale reste l’une des régions du continent les moins intégrées  

() - L’Afrique centrale a mal à son intégration. Le triste constat a une fois de plus, été dressé par la SGA de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), en charge de l’intégration physique, économique et monétaire, Marie Thérèse Chantal Mfoula (photo), ce 10 septembre 2018 à Libreville. C’était à la faveur de l’ouverture des travaux de l’Atelier régional de concertation sur le Document de stratégie d’intégration régionale – Afrique centrale (2018-2025).

Dans son allocution d’ouverture, Marie Thérèse Chantal Mfoula, tout en se félicitant de la constance assistance de la BAD, pour les actions multiformes en vue d’accompagner le développement harmonieux de la zone CEEAC, n’a pas manqué d’exposer aux yeux du monde, la triste réalité que vit cet espace économique en matière d’intégration régionale.

Pour mieux l’exprimer, elle a par exemple indiqué que malgré ses nombreux atouts à savoir : sa position géographique, l’existence d’un vaste marché potentiel d’environ 180 millions de consommateurs répartis sur une superficie de 6,6 millions de km², l’importance des ressources naturelles diversifiées et d’un écosystème favorable, l’Afrique centrale reste l’une des régions les moins intégrées du continent.

Poursuivant dans cet ordre d’idées, elle a également relevé que l’indice global de l’intégration régionale qui prend en compte différents domaines d’intégration, est évalué à 0,454 en 2016, un niveau qui se trouve en deçà de la moyenne des autres communautés économiques régionales (CER) de l'Union africaine évalué à 0,470.

Toujours dans ce portrait au vitriol, elle a aussi déploré le déficit en infrastructures économiques (énergie, transport et TIC) et leur faible interconnexion, combiné à l’enclavement de certains pays, qui contribuent à créer des obstacles à l’accès des opérateurs économiques aux marchés régionaux.

En bouclant son réquisitoire, Marie Thérèse Chantal Mfoula a enfin fustigé les limites en matière des échanges commerciaux intra-régionaux et le libre mouvement des personnes, des biens et des services.

Stéphane Billé

 

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