La BAD réitère son appui au processus de relance de la croissance économique du Gabon

La BAD réitère son appui au processus de relance de la croissance économique du Gabon
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() - Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a récemment approuvé un plan de financement en faveur du Gabon, pour soutenir le Programme d'appui aux réformes économiques et financières (PAREF).

Ce projet qui vise à relancer la croissance économique, en renforçant la viabilité des finances publiques, est composé de deux volets d'appui budgétaire général couvrant la période 2016-17, pour un financement total indicatif de 500 millions d'euros destinés à la mise en œuvre de réformes visant à débloquer le potentiel de croissance du pays.

Selon Akinwumi Adesina (photo) : « Il s’agit, dans le cadre des discussions avec la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale (CEMAC), d’une réponse à l’effondrement des prix du pétrole, qui a eu un impact négatif sur l’économie du Gabon, et cette opération va contribuer à soutenir le pays, de manière substantielle, en collaboration avec d’autres partenaires au développement ».

Tirer les leçons du passé

De 2010 à 2014, le Gabon a connu une forte croissance économique, avec un taux estimé en moyenne à 6%. Cette croissance a été stimulée par un taux d'investissement public supérieur à 22% du budget, en particulier dans le secteur des infrastructures, ainsi que dans la construction et les services. Toutefois, les réformes menées n’ont pas permis de se préserver des déséquilibres budgétaires causées notamment par la crise pétrolière.

Renforcement de l'assainissement budgétaire

Le choc des termes de l'échange a également affecté la position extérieure, qui est passée d'un excédent de 7,8% du PIB en 2014 à un déficit de 0,2% en 2015. En ce qui concerne les finances publiques, la marge de manœuvre pour soutenir la croissance a été réduite et les risques pour la viabilité budgétaire aggravés.

Dans ce contexte, le Programme d'appui aux réformes économiques et financières de la BAD est censé venir appuyer les initiatives du gouvernement qui visent toujours à passer d'un modèle de croissance axé sur les hydrocarbures, avec un impact limité sur la réduction de la pauvreté, à un modèle de croissance plus diversifié, plus inclusif, créateur d'emplois et dirigé par le secteur privé.

Le PAREF, selon une note produite par la BAD, a pour objectif de renforcer l'assainissement budgétaire en augmentant la mobilisation des recettes et la rationalisation des dépenses, en mettant particulièrement l'accent sur le contrôle de la masse salariale et de la dette publique ainsi que sur l'efficacité des investissements publics; soutenir la diversification économique en améliorant le climat d'investissement, l'accès au financement et la compétitivité du secteur agricole.

Stimuler la production

Au-delà des déséquilibres macroéconomiques, l'économie gabonaise est confrontée à de grands défis, notamment la diversification de sa base productive due au climat d'investissement qui doit encore s’améliorer et au déficit des infrastructures de base (routes et pistes rurales, infrastructures de marché, énergie, eau, TIC...) indispensables à la stimulation de la production. En outre, le faible niveau d'accès au financement des PME, ainsi que le manque de compétitivité du secteur agricole qui pourrait servir de solution de rechange à la baisse des prix du pétrole pour soutenir la croissance et l'emploi, constituent des obstacles majeurs à la croissance économique.

L'opération proposée répond au besoin du Gabon, de jeter les bases d'une croissance économique diversifiée, durable et inclusive. Elle s'inscrit dans le cadre de la politique nationale de développement du pays, du Plan stratégique pour le Gabon émergent «PSGE» et contribue à la mise en œuvre de la stratégie décennale de la Banque et trois de ses cinq priorités, notamment «Nourrir l’Afrique» et «Industrialiser l’Afrique» et «Améliorer les conditions de vie des populations africaines».

Enfin, le PAREF reste en phase avec la stratégie de la Banque, en matière de gouvernance et de développement du secteur privé, ainsi que la stratégie de transformation agricole de l'Afrique et la stratégie emploi pour la jeunesse en Afrique.

Stéphane Billé avec la DGBFIP

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