La Direction générale du budget et des finances publiques à l’épreuve de la conjoncture difficile

La Direction générale du budget et des finances publiques à l’épreuve de la conjoncture difficile
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() - Face à une conjoncture internationale marquée par un prix du baril du pétrole très bas et une situation interne qui incite à la prudence en matière de gestion des deniers publics, les autorités gabonaises avaient initié une réforme de la Direction générale du budget qui semble apporter des solutions aux multiples disfonctionnements qui avaient affaibli cette administration.

Cette réforme a abouti, il y a deux ans, à la fusion des trois anciennes Directions générales intervenant dans la phase administrative de la dépense publique (Budget ; Contrôle des ressources et des Charges publiques ; Marchés publics) en une seule entité. Cette fusion était également nécesaire à la création d’un « Guichet et interlocuteur unique », avait pour but de répondre aux préoccupations des usagers du service public qui étaient souvent confrontés à un circuit de dépense trop complexe, lent et source de beaucoup d’incompréhensions. Autant de lacunes qui obturaient la marche vers une meilleure qualité des services publics.

Une mutation appelée à se poursuivre

Au sein de la DGBFI, l’heure est à la satisfaction, mais toujours à la prudence. Car, si aujourd’hui l’institution est désormais recentrée sur sa principale mission, tout en poursuivant ses efforts afin de réaliser davantage d’économies dites structurelles, des changements visant à rationaliser et à restructurer les pôles sous le giron de sa direction, s’imposent encore.

La collaboration avec les autres administrations impliquées dans la transformation de l’environnement économique du pays est par ailleurs devenue plus efficace, indique-t-on, avec la mise en place d’une structure de niveau directionnel dont la mission sera la supervision des dettes publiques et le traitement des données statistiques.

 

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Le DGBFI, Jean-Fidèle Otandault se veut d’ailleurs plus précis dans ce sens : « Les réformes ne doivent pas être réalisées dans l’unique but de démanteler l’existant, qui a fait ses preuves, mais dans un processus clair devant déboucher sur une organisation plus adéquate, des économies appréciables et une capacité à mobiliser des ressources supplémentaires».

Il soutient également «qu’une organisation comme la DGBFIP, qui a su démontrer son aptitude à renforcer la capacité de résilience du pays en période de crise, puisse conserver toutes ses marges de manœuvre pour prévenir les risques de dérive dans la gestion de l’argent public, notamment dans un contexte délicat de la vie du pays».

Et de poursuivre ; «La bonne gouvernance financière requiert la mise en place de dispositifs de mobilisation de ressources et de gestion de passifs et actifs financiers, tout en mettant en place des systèmes efficaces de budgétisation, d’exécution du budget, de comptabilité, de rendre compte et d'audit, ainsi que des institutions de surveillance solides».

Le Gabon a déployé de gros efforts ces dernières années pour mettre son système de gouvernance financière au diapason de ce qui se fait dans les pays de référence. Un processus de réformes qui n’a pas été facile à mener dans la mesure où les adversaires du changement n’étaient pas restés les bras croisés. Force est cependant de constater que le pays a pu se métamorphoser dans le domaine de la gestion des ressources publiques.

Du côté de la DGBFI, l’on reste conscient que le processus n’est pas encore arrivé à son terme et que les errements du passé pourront toujours ressurgir si l’on n’y prend pas garde. Raison pour laquelle, tous les acteurs impliqués dans la gouvernance financière publique doivent maintenir cet état d’esprit qui accorde une place prépondérante à la vigilance et à la volonté permanente d’innover pour le bien-être de la population.

La prudence reste de mise

Par ailleurs, avec les facteurs exogènes comme la chute des cours des matières premières ou encore, en interne, les problèmes structurels ne permettant pas de mobiliser de façon optimale les revenus, le pays rencontre encore des difficultés dans la gestion optimale de ses ressources. Faute de moyens pour assumer leurs missions de surveillance, certaines structures de contrôle et d’évaluation sont aussi considérées comme les maillons faibles de la chaîne de responsabilité.

Heureusement explique-t-on, le projet de réorganisation structurelle de la Direction générale du budget et des finances publiques s’inscrit dans cette perspective de poursuivre le changement pour l’égalité des chances, en misant sur les résultats déjà obtenus et en tenant compte du travail d’autodiagnostic réalisé.

En tant que guichet et interlocuteur unique, pour répondre aux préoccupations des usagers du service public qui étaient souvent confrontés à un circuit de dépense trop complexe, lent et source de beaucoup d’incompréhensions, la DGBFIP a pu solutionner de nombreuses faiblesses qui entravaient la bonne performance des services publics.

Pour l’heure, il s’agit de mieux s’armer pour protéger le pays des dérives qui, par le passé, ont entravé la bonne marche de son économie et lésé une frange importante de ses habitants. Ce sera aussi un nouveau défi pour mieux faire face à un contexte politique et socio-économique difficile.

Synclair Owona

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