« 25 000 éléphants auraient été massacrés par les braconniers en 10 ans au Gabon », selon le Pr John Poulsen

Sécurité
mercredi, 22 février 2017 13:04
« 25 000 éléphants auraient été massacrés par les braconniers en 10 ans au Gabon », selon le Pr John Poulsen

(Le Nouveau Gabon) - Le professeur d’écologie tropicale John Poulsen appuie ces informations à travers une étude parue dans la revue Current Biology, publiée le 20 février dernier. Selon lui, ce massacre a été effectué dans le parc national de Minkébé. Et qu’à cause de ce phénomène, soutient-il, «entre 2004 et 2014 les populations d'éléphants du Gabon, ont chuté de près de 80% en une décennie pour leur ivoire». Avant de préciser, qu’«avec moins de 100 000 éléphants de forêt dans toute l'Afrique centrale, cette sous-espèce est aujourd’hui menacée d'extinction si les gouvernements et les agences de protection n'agissent pas rapidement», prévient-il.

Selon John Poulsen, «Alors qu'une partie de ce braconnage est le fait de Gabonais, la majorité des braconniers vient d'autres pays. Pour estimer l'ampleur des pertes de cette espèce, ces chercheurs ont comparé les données provenant de deux grandes recherches effectuées à partir du nombre de bouses et de leur répartition dans le parc de 2004 à 2014, utilisant deux méthodes différentes d'analyse. Ils ont pu avec cette étude identifier deux fronts de braconnage».

Résultats, «le nombre d’éléphants dans le sud du parc, situé à 58 kilomètres du plus proche grand axe routier gabonais a été un peu réduit. Mais dans le centre et les parties nord du parc, à moins d’une dizaine de kilomètres d'une route nationale camerounaise, les populations d'éléphants ont été décimées», affirme-t-il.

En outre poursuit-il, la proximité de cet axe routier est hautement déterminante pour les braconniers. Ce, du fait qu’il est relativement facile pour les braconniers camerounais d'accéder au parc et de transporter leur butin illégal jusqu'à Douala, la plus grande ville du pays qui serait par ailleurs, un centre majeur de trafic international d'ivoire.

Mais depuis 2011, les autorités gabonaises ont pris des initiatives plus fermes pour combattre le braconnage à Minkébé. Les éléphants sont désormais sous un statut de «protection complète». Une  force de police nationale du parc a également été créée tandis que le budget alloué à l'agence chargée de gérer le parc a également été doublé.

Synclair Owona

 
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