Crise en Centrafrique : la CEEAC adopte une feuille de route pour le retour de la paix

Crise en Centrafrique : la CEEAC adopte une feuille de route pour le retour de la paix

() - Réunis à Libreville le week-end dernier, les ministres des Affaires étrangères des pays de la CEEAC ont déploré la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine depuis des années, ceci malgré la tenue d’élections en 2016 qui ont porté au pouvoir Faustin Archange Touadera.

En fait, d’après la CEEAC, divers aspects font le lit de cette crise. L’on peut entre autres citer ;  le manque de consensus sur la formation du gouvernement, les questions ethniques, la mauvaise gestion de la transhumance, l’absence d’un mécanisme national de protection des minorités, notamment les éleveurs peuls, le développement inégal entre le Sud et le Nord, et l’insécurité.

Sur les 16 préfectures que compte par exemple le pays, 14 sont occupées par les forces rebelles. Ce qui a pour effet de renforcer le climat d’insécurité.

Les ministres de la CEEAC ont examiné et fait des propositions sur la situation politique, humanitaire et sécuritaire dans le pays afin de l’aider à sortir de cette crise qui dure depuis 2013. S’ils notent une évolution positive sur le plan politique, reste cependant des préoccupations dans le domaine de la restauration de l'autorité de l'Etat sur l’ensemble du territoire. La recrudescence des affrontements entre les groupes armés et les attaques contre les populations civiles et les forces internationales constituent les principales préoccupations sécuritaires soulevées par les ministres et les experts de l’organisation sous-régionale. D’où l’exhortation adressée au gouvernement et aux groupes armés «à entreprendre et à accélérer le dialogue politique dans le cadre de l’Initiative Africaine». Un appel a été lancé aux leaders politiques et sociaux centrafricains à taire leurs divergences afin de se concentrer sur la pacification et la consolidation de la paix.

«Sur le plan humanitaire, la réunion des ministres a noté que les besoins humanitaires demeurent immenses à cause de l'insécurité et des violences récurrentes qui contraignent des milliers de personnes à se déplacer à travers le pays et entrainent des vagues de réfugiés dans les pays limitrophes.», indique le communiqué final de cette réunion.

S’agissant des violations des droits de l’homme, la CEEAC recommande le renforcement de la formation des forces de défense et de sécurité dans les domaines du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Mais pour plus d’efficacité dans le travail des troupes, les différents contingents des forces de défense doivent être équipés «en vue de leur pleine opérationnalité».

SeM

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