Numérisation du circuit budgétaire : Le Gabon souscrit à la donne

Numérisation du circuit budgétaire : Le Gabon souscrit à la donne

() - Par la voix de son ministre délégué à l’Economie, Hilaire Machima, le Gabon a réitéré son adhésion au processus de numérisation du développement de l’Afrique, lancé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA). C’était au terme des travaux de la 52ème session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique qui se tenait à Marrakech au Maroc, du 20 au 26 mars 2019.

A la faveur de cette rencontre qui a coïncidé avec le lancement du nouveau rapport de la CEA et qui met en exergue, l’urgence pour les pays africains à tirer pleinement parti des technologies numériques, le membre du gouvernement gabonais a également présenté les atouts ainsi que les avantages de cette nouvelle donne dans son pays.

Selon lui, « le Gabon a bien conscience de tous les avantages induits par ces nouvelles technologies numériques. Un certain nombre de dispositions ont d’ailleurs déjà été mises en œuvre pour implémenter les Technologies de l’information et de la communication (TIC), dans tous les aspects de la vie publique et sociale ». Avant d’ajouter que son pays fait d’ailleurs aujourd’hui partie du giron des leaders en la matière sur le continent. C’est dire que le Gabon, à l’instar des autres nations, souscrit totalement à cette donne.

A l’exemple du Rwanda qui a augmenté la collecte de ses recettes de 6% du PIB, en introduisant la fiscalité électronique, et l’Afrique du Sud qui a utilisé les paiements d’impôts en ligne pour réduire les coûts de mise en conformité de 22,4%, tout en réduisant le délai de conformité à la taxe sur la valeur ajoutée de 21,8%, Hilaire Machima a indiqué que le Gabon entend pleinement s’arrimer à cette démarche.

Pour preuve, « la célébration de la journée nationale des droits des consommateurs, le 15 mars dernier, sous le thème : ‘’L’utilisation des smartphones, opportunités et risques’’, constitue une marque d’engagement et non des moindres, à ce processus de numérisation et de digitalisation qui facilite aujourd’hui nos modes de vie », a-t-il précisé.

Toutefois, a ajouté Hilaire Machima, l’amélioration des résultats en matière de fiscalité et de recettes ne peut être basée uniquement sur l’efficacité fiscale. Elle devrait également reposer sur la prestation de services publics essentiels pour réduire les inégalités et encourager la croissance économique et la conformité, indique le rapport. Cela devrait donc aller de pair avec la lutte contre la corruption et le renforcement de la responsabilité afin de réduire les inefficiences dans la collecte des impôts.

Stéphane Billé

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