La réforme en profondeur de l’Etat : principal antidote à la crise du pétrole

Gouvernance
lundi, 02 mai 2016 17:54
La réforme en profondeur de l’Etat : principal antidote à la crise du pétrole

(Le Nouveau Gabon) - La crise du pétrole, principale source de recettes à l’exportation du Gabon sévit avec vigueur au Gabon. Les conséquences et les séquelles sont évidentes et nombreuses. Si en 2009, on s’enthousiasmait encore de la hausse de 38% du budget grâce au pétrole pour atteindre les 2500 milliards de francs CFA ou 3,8 milliards d’euros, les temps ont évidemment changé. L’âge d’or n’est plus que souvenir.

En 2013, lorsque le poids du secteur pétrolier dans le PIB était de 44%, et que cette seule ressource représente 83% des recettes d’exportation et 53% des recettes budgétaires, tout allait encore bien. A partir de 2014, le prix du pétrole s’effondre et le Gabon perd une part importante de ses recettes.

Le Gabon, à cause de cette chute imprévue, a ainsi vu ses recettes pétrolières tomber à 550 milliards FCFA sur une prévision de 1330 milliards. En 2016, les prévisions sont plus prudentes mais toujours très pessimistes. Sur les 600 milliards espérés avec un prix du baril à 42 dollars, le pays pourrait perdre 250 milliards, si les cours stagnent à 30 dollars.

Evidemment, personne ne détient une formule magique pour que les recettes pétrolières retrouvent leur niveau de 2013. L’important est plutôt de savoir comment faire pour contrer l’effet de la crise. Sur ce point, face à la situation, les autorités gabonaises ont mis une stratégie en exécution. Booster les secteurs hors-pétrole. Car, le Gabon, qui a tout de même eu une croissance respectable au-dessus des 4% malgré une grosse perte de revenus, le doit en partie à ces secteurs qui continuent de se développer avec des prévisions de croissance de 5% par an dans les cinq années à venir.

Selon le ministre du Budget et des Comptes publics, Christian Magnagna : « Nous n’avons jamais nié les difficultés financières que traverse le Gabon, à l’instar de tous les pays producteurs de ressources naturelles, notamment du pétrole. A cet effet, le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba demeure ferme sur son engagement de la réforme en profondeur du fonctionnement de l’Etat, afin de le rendre plus apte à satisfaire les besoins du peuple gabonais. Nous avons engagé des mesures audacieuses de réduction du train de vie de toutes les institutions de l’Etat, lesquelles permettent à ce jour au Gabon de supporter mieux que d’autres pays les secousses dues à l’effondrement des cours des ressources naturelles».

Et de poursuivre : « les grandes lignes de réformes en matière de gestion des finances publiques, reposent sur le passage à un mode de budgétisation axé sur les objectifs de performance et les résultats ; l’adoption d’un corpus de règles juridiques garantissant une totale transparence et un contrôle rigoureux de la gestion des finances publiques ; et la rationalisation de la gestion des personnels et des structures administratives, en vue de la maîtrise des charges publiques », a-t-il conclu.

André Owona

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