Selon le FMI ‘’La dette publique devrait atteindre 59% du PIB en 2017 au lieu de 64,2% prévue initialement’’

Economie
vendredi, 03 novembre 2017 06:44
Selon le FMI ‘’La dette publique devrait atteindre 59% du PIB en 2017 au lieu de 64,2% prévue initialement’’

(Le Nouveau Gabon) - Au terme d’une mission de près deux semaines au Gabon, la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon dirigée par Alex Segura-Ubiergo, vient de faire un certain nombre d’observations sur la situation économique du pays lors de la rencontre, avec le ministre de l’Economie, Régis Immongault  Tatangani.

Après avoir scruté la situation des finances publiques, Alex Segura-Ubiergo (photo)  et son équipe ont indiqué que les efforts soutenus qui ont été déployés par les autorités gabonaises, pour maîtriser les dépenses publiques et le niveau plus élevé que prévu des recettes pétrolières, ont permis de dépasser les objectifs du programme des autorités en termes d’ajustement budgétaire .

Fort de cela, le déficit budgétaire global (en base caisse) devrait tomber à 3,6 % du PIB en 2017, contre 6,6 % du PIB en 2016. La dette publique devrait atteindre 59 % du PIB en 2017 au lieu de 64,2 % prévue initialement. Cela, grâce notamment à l’appréciation du taux de change et aux efforts de maîtrise des finances publiques.

Cependant, relève la mission du FMI, la faiblesse des recettes non pétrolières et les tensions liées à la masse salariale du secteur public constituent des sources de risques budgétaires qu’il convient de traiter.

Face à ces observations, les autorités ont réitéré leur détermination à mener des réformes dans le secteur public pour appuyer la stratégie de règlement et de prévention des arriérés, mobiliser les recettes fiscales non pétrolières et renforcer la gestion des finances publiques.

Toujours selon les missionnaires du FMI, la consolidation des finances publiques devrait se poursuivre en 2018. Dans ce cadre, le déficit budgétaire global (en base caisse) devrait se réduire aux environs de 2,3 % du PIB.

L’équipe du FMI a enfin souligné qu’il importe de protéger, et dans la mesure du possible, d’accroître les crédits budgétaires qui sont affectés aux programmes sociaux essentiels, en particulier ceux qui peuvent profiter plus directement aux groupes de la population à faible revenu.

Stéphane Billé

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