Le Nouveau Gabon

Le Nouveau Gabon

Au cours des neuf derniers mois de l’exercice 2016, le Gabon n’a pas beaucoup importé auprès de ses 10 principaux fournisseurs. En fait les importations gabonaises en provenance de ses principaux partenaires commerciaux ont reculé de 10,2% à 931,5 milliards de FCFA.

Cette situation est principalement la conséquence de la baisse des importations en provenance des Etats-Unis. En effet, dans un contexte marqué par l’effondrement continu des cours du pétrole, la facture des biens destinés à l’investissement des entreprises pétrolières en provenance de ce pays, a été réduite de 82,5 milliards.

Toutefois, la baisse des importations en provenance des Etats-Unis a été atténuée par l’augmentation des biens issus de la France à 23,2% et de la Chine portée à 27,4%. Du coup, la 1ère place des fournisseurs du Gabon est récupérée par la France qui a amélioré ses ventes au cours de cette période avec plus de 392 milliards de Fcfa de ventes au Gabon.

Ses parts de marché s’établissent aujourd’hui à 35,9%. Elle est suivie de la Chine (11,8%) qui gagne deux places sur la Belgique, désormais 3ème avec 9,5% des parts de marché.

Globalement, le Gabon a importé du monde entier pour plus de 1116 milliards de Fcfa en septembre 2016 contre près de 1336 milliards de Fcfa en 2015. Par zone géographique, sur les 9 premiers mois de l’exercice écoulé, l’Europe demeure le principal fournisseur du Gabon avec 55,2% des parts.

L’Europe est suivie de l’Asie qui a conservé sa place de 2ème fournisseur du Gabon dans ce classement avec 22,3% des parts. Par ailleurs, l’Afrique a gagné une place et occupe désormais le 3e rang avec 11,6%, tandis que l’Amérique en a perdu une.

L’amélioration du rang de l’Afrique s’explique par une augmentation de la demande du Gabon vis-à-vis des pays africains concernant essentiellement les produits alimentaires qui réalisent 2,8% des parts.

Auxence Mengue

Les Journées médico-chirurgicales en urologie qui ont débuté le 30 janvier et s’achèvent le 3 février à Libreville, ont déjà enregistré 43 patients pour les consultations pour 8 interventions chirurgicales dont des résections de la prostate et 2 prostatectomies.

« La prostatectomie est une ablation chirurgicale de la prostate, des vésicules séminales et des ampoules référentielles. Cette intervention, est indiquée dans le traitement du cancer de la prostate localisé ou localement avancé », explique le Dr Eric Jacob Benizri, chirurgien urologue. Qui révèle que, deux autres cas traités ont retenu l’attention du personnel soignant. Le premier est celui d'un jeune garçon qui présentait des caractères sexuels féminin et masculin. Une intervention a permis la résorption de ce cas de différentiation. Le deuxième, souffre de cryptorchidie. Il s'agit d'un jeune homme de 19 ans dont l'un des testicules était resté logé dans l'abdomen. Le but de l'opération a consisté, selon le Dr Benizri, à un abaissement testiculaire.

Les Journées médico-chirurgicales en urologie sont une initiative de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale gabonaise (Cnamgs), en collaboration avec le service de santé militaire et le Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul). Les patients assurés à la Cnamgs, s’acquittent de leur ticket modérateur sur tous les actes réalisés à leur profit. Ce ticket désigne la part des dépenses de santé qui n'est pas remboursée par l'assurance maladie.

S.A

Dans le cadre de la feuille de route du gouvernement portant sur la réalisation de 172 mesures prioritaires pendant 100 jours, le ministère de la Réforme de l’Etat a préparé un texte visant à mieux réguler le travail des étrangers au Gabon.

D’après Joël Pono Opape (photo), ministre de la Réforme de l’Etat, ce texte vise à lutter efficacement contre le chômage des nationaux. «Les textes touchant à la vie des populations ont été conçus pendant les 100 premiers jours du gouvernement », explique le ministre de la Réforme. «Ce texte conçu avec le concours de l’Office national de l’emploi, n’est nullement discriminatoire encore moins xénophobe», tient-il à rassurer.

D’après le ministre, c’est davantage la volonté de régir certains secteurs d’activités dans lesquels les nationaux ne parviennent pas à trouver du travail et où ils se sentent marginalisés qu’il a été conçu qui en constitue le prétexte.

Ce texte, comme bien d’autres touchant à la vie des populations et au fonctionnement des institutions, devrait faire l’objet de discussions lors du dialogue politique. «Les réformes d’ordre institutionnel devraient être évoquées lors du dialogue national inclusif sans tabou, prôné par le chef de l’Etat», souligne le ministre.

Au-delà de ce texte sur la réforme du travail des étrangers, le gouvernement travaille également sur le redécoupage électoral, de manière à faciliter les opérations de vote pour les Gabonais qui résident à l’étranger.

Cela permettra également au Parlement d’être au fait des préoccupations des Gabonais vivant hors du pays. «Ils pourraient ainsi s’exprimer par le biais de leurs élus plutôt que par le canal des réseaux sociaux comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui», précise Joël Pono Opape. En clair, l’on prépare au sein du gouvernement, l’entrée au Parlement, de députés des Gabonais de l’extérieur.

Auxence Mengue

Le ministre de l’Habitat, Bruno Ben Moubamba a présidé le 1er février à Libreville une réunion avec le groupe sud-africain Ciel Ressources, financé par le bailleur de fond Palace Group. En toile de fond de cette réunion, la présentation du projet de construction de 5000 logements en Nkok et 5000 autres à Angondjé. Ce qui fait un total de 10 000 habitations.

Selon les explications du membre du gouvernement, les habitations seront classées en deux catégories. A savoir, des logements sociaux construits en terre cuite (d'une, deux ou trois chambres) et ceux de haut standing. Les coûts de ces maisons sont actuellement en étude. Toutefois, le groupe sud-africain attend du gouvernement gabonais, une facilitation en matière d'exonération des taxes douanières dans le cadre de l'importation des matériaux de construction tout au long de la mise en œuvre dudit projet.

C’est le 29 novembre 2016 que Bruno Ben Moubamba a signé avec Ciel Ressources un protocole d’accord. A cette occasion, le groupe sud-africain avait proposé de réaliser, sur fonds propres, les études de terrains, suivies par les travaux de construction à proprement parlé. L’accord mentionne également la construction d’une usine de fabrication de matériaux locaux avec la formation et le transfert de compétences aux techniques de construction au profit des Gabonais.

Sylvain Andzongo

Le cabinet d’expertise comptable FFA juridique et fiscal, membre d’Ernst & Young, organise des sessions de sensibilisation des entreprises gabonaises sur les nouvelles mesures fiscales prises dans la loi des finances 2017. Celles-ci portent sur la loi relative aux taux, à l’assiette fiscale et aux plafonds de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale, et à l’introduction de nouveaux impôts dans la loi des finances, la contribution à la formation professionnelle (CFP) et la contribution spéciale de la solidarité (CSS) notamment.

«Il est essentiel pour une entreprise de connaître la législation pour être en position de prévenir des opérations à mener dans la conduite des activités», souligne Nicolas Chevrinais, l’un des responsables du cabinet.

S’agissant des éclairages apportés aux hommes d’affaires, ils portent sur le taux d’exécution des prélèvements opérés au niveau des différents impôts entrés en vigueur depuis le mois de janvier, ainsi que les modifications survenues dans le Code général des impôts.

Concernant la CFP, elle représente un taux de 0,5% de la masse salariale de chaque entreprise, tandis que la CSS est imposable aux sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 30 millions de Fcfa.

Cette taxe qui est non déductible et non récupérable, semble redoutée par la classe économique à cause de son taux et de son assiette.

Les explications de FFA juridique et fiscal éclairent également la communauté des affaires sur les sanctions financières encourues par les contrevenants. Le non-respect de ces obligations entraîne de facto, d’après les responsables du cabinet, une sanction de 65 millions de Fcfa contre 5 millions de Fcfa auparavant.

Auxence Mengue

 

La construction du terminal minéralier d’Owendo, développé par la Gabon Special Economic Zone Mineral Port, filiale du groupe singapourien Olam, permettra de tripler la capacité de transport du minerai de manganèse des entreprises opérant au Gabon.

Les entreprises Nouvelle Mining Gabon opérant à Franceville dans le sud-est du Gabon et la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Huanzhu qui opère à Ndjole dans le centre du pays, verront ainsi leurs capacités de production tirées vers le haut grâce à ces nouvelles installations portuaires de logistiques.

D’après les autorités, «lorsque le nouveau terminal minéralier atteindra sa vitesse de croisière, sa capacité annuelle de transport sera de 10 millions de tonnes de manganèse. Ajoutée à celle du port minéralier de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) qui avoisine les 4 millions de tonnes par an, la capacité de transport globale du Gabon devrait se situer autour de 15 millions de tonnes par an», confie le ministre des Mines, Christian Magnagna.

Pour mémoire, ce terminal minéralier, en dehors du transport des minerais, jouera un rôle dans l’ajustement des coûts des matériaux de construction, notamment le sable et le gravier, ainsi que des produits de première nécessité. Ce qui permettra d’améliorer la compétitivité des entreprises et de donner plus d’embonpoint au panier de la ménagère.

Auxence Mengue

Sur les neuf premiers mois de l’année 2016, le marché des assurances s’est caractérisé par un ralentissement consécutif à la volatilité des affaires que vit le pays ces derniers temps, et à laquelle il faut adjoindre la concurrence acerbe qui sévit dans le secteur. Ce qui a eu pour conséquence une baisse du chiffre d’affaires de la filière de 6,4% à 58 milliards de Fcfa.

Sur la même période, les six pays compagnies d’assurances opérant au Gabon, ont payé les sinistres pour un montant global de 18,33 milliards de Fcfa à fin septembre 2016, contre 19,08 milliards à la même période en 2015 ; soit une diminution de 3,8% en un an.

Les sinistres réglés pour le compte de la branche «Non Vie» ont représenté 69% de l’ensemble des sinistres payés du secteur. Ils ont régressé de 14,4% pour se situer à 12,60 milliards de FCFA dont 5,54 milliards de FCFA pour la couverture des soins médicaux du seul produit « Maladie-Assistance», renseignent les acteurs du secteur.

La branche «Vie» a couvert 31% des sinistres payés sur l’ensemble du secteur. D’après les compagnies d’assurances, ils ont augmenté de 31,9% à 5,75 milliards de FCFA au cours des neuf premiers mois de l’année 2016.

Dans le même temps, les commissions versées aux intermédiaires sont en augmentation de plus de 19% et s’établissent à 6,67 milliards de Fcfa sur la période. Cette progression est le fait de l’accroissement des commissions versées pour le compte de l’assurance «Non Vie», en hausse de 16,8%. Elles s’établissent à 6,32 milliards de FCFA sur les neuf premiers mois 2016.

«Parallèlement, celles versées pour au titre de l’assurance «Vie» ont plus que doublé pour se situer à 350 millions de FCFA en septembre 2016 contre 180 millions de FCFA à la même période », indiquent les opérateurs du secteur.

Auxence Mengue

Dans le cadre du programme d’appui au commerce et à l’intégration économique (PACIE), financée par l’Union Européenne à hauteur de 68 millions d’euros, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) forme les responsables en charge du budget programme des six pays de la CEMAC au suivi en ligne de cet instrument des finances publiques.

Les responsables communautaires, au-delà des connaissances sur le budget programme, reçoivent également une formation dans le domaine du tutorat, question d’assurer la transmission des connaissances acquises à leurs collègues. Le but étant comme le souligne le formateur du PNUD, Ahmed Ely Moustapha, de «prendre en charge la formation à distance d’un nombre infini d’apprenants sur les plateformes».

«Vous savez que le déplacement des fonctionnaires est un manque à gagner pour leurs administrations. Cette formation en E-learning va permettre que toutes les administrations se forment à partir de la plateforme du pôle à travers ces tuteurs que nous sommes en train de former », explique Ahmed Ely Moustapha.

Ce modèle d’apprentissage qui offre des réductions au niveau des coûts de formation en zone Cemac, devra à terme, permettre aux apprenants d’aujourd’hui, à partir de la plateforme du Pôle stratégies de développement et des finances, d’offrir des formations en ligne dans les domaines de la finance, du budget, de l’audit.

Auxence Mengue

Comment valoriser le front de mer de Libreville pour lui donner une image beaucoup plus attrayante ? C’est le sens de l’échange de vues le mardi 31 janvier 2017, entre le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, et le maire de Libreville Rose Christiane Ossouka Raponda.

Cette audience a été élargie au ministre délégué auprès du ministre du Budget chargé des comptes sociaux Guy Maixent Mamiaka, à celui de l’économie Forestière Chantal Abengdang Mebaley, et au coordonnateur du Plan stratégique Gabon émergent (Psge), Liban Souleymane.

Pour le chef du gouvernement cela passe par un entretien permanent des espaces verts, du curage des caniveaux et du nettoyage de tous les abords des plages. Car, il s’agit de faire de la capitale gabonaise, un cadre propre et convivial.

Le maire de Libreville a donc été invité à s’investir pleinement dans la propreté de cette partie de la ville, qui constitue une vitrine et reçoit chaque jour des milliers de touristes et investisseurs étrangers. Le gouvernement s’est engagé, pour sa part à accompagner toutes les municipalités à renforcer leurs capacités dans l’action. Tout comme il continuera à appuyer la politique de décentralisation pour permettre un réel transfert des pouvoirs de l’Etat vers les collectivités locales, afin d’adapter les politiques publiques au plus près des populations.

Sylvain Andzongo

En marge de sa participation aux travaux de la 28ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a pris part le 31 janvier du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques (Cahoscc).

Au cours de cette séance le Gabon, après l’Egypte, a été désigné pour assurer la coordination du Cahoscc pour une durée de deux ans. « Je vous remercie pour la confiance que vous avez bien voulu placer en ma personne et au Gabon pour porter haut la voix de l'Afrique en matière de changements climatiques », a déclaré le chef de l’Etat au cours de son allocution de circonstance. Pendant son mandat, le chef de l’Etat entend poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, le président Abdel Fattah Al-Sissi, et « ouvrir de nouveaux chantiers dans ce domaine essentiel pour notre avenir que sont les changements climatiques ».

Le Cahoscc est un dispositif de coordination permettant d’assurer la liaison entre les instances politiques et techniques. Il aide à cibler les questions essentielles pour l’Afrique et à rehausser la visibilité de l’Afrique dans les négociations lors des Conférences des parties sur le climat (Cop).

SA

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