L’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) recrute des candidats pour les bourses « Concorde ». Selon le communiqué rendu public à cet effet ce 1er juin 2022, ce recrutement concerne les étudiants gabonais en fin de cycle (DUT, licence, master).
Le programme des bourses « Concorde » est issu d’un partenariat entre le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France au Gabon et l’ANBG. « Il a pour objectif de permettre aux étudiants gabonais de poursuivre leurs études supérieures en France en master, doctorat et dans les écoles d’ingénieurs suivant les domaines de formation prioritaires tels que : agriculture, agronomie, énergies renouvelables, ingénierie de l’eau, ingénierie biomédicale, ingénierie du bois, sciences et médecine vétérinaire, industrie, NTIC, bâtiment et BTP, tourisme, pêche, aquaculture, forêt, environnement » renseigne le communiqué.
La date limite des dépôts des candidatures est fixée au 30 juin 2022. Celles-ci se font à travers une demande manuscrite à acheminer à l’unité courrier de l’ANBG.
Selon l’ANBG, les postulants doivent faire une demande de bourse sur la plateforme eBourse de l’ANBG, dès l’ouverture le 4 juillet 2022. En plus d’avoir suivi la procédure d’études en France et en espace campus France de Libreville, les candidats doivent aussi fournir une copie certifiée conforme du diplôme d’études supérieures (DUT, licence, master).
Les autres conditions sont : être scolarisé au Gabon ou non scolarisé, diplômé depuis 2021, pour des études de formation scientifique professionnelle. Les candidats doivent également répondre aux critères âge et moyenne. Notamment 24 ans au plus pour les études d’ingénieurs, 26 ans au plus pour des études en master, 30 ans au plus pour des études doctorales et 27 ans au plus pour les personnes vivant avec un handicap.
D’après Sandra Flore Mambari Pinze Abessolo, la présélection des candidats sera faite par une commission conjointe ANBG/SCAC. L’examen des dossiers pour l’attribution des bourses reviendra à la commission technique des bourses de l’ANBG, apprend-on.
Brice Gotoa
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En marge du Business Forum Gabon-Inde de Libreville, le directeur général de l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI) a signé avec la Confédération de l’industrie indienne (CII) un mémorandum d’entente dans le but de faciliter les investissements entre les deux pays dans les secteurs prioritaires.
« Notre mission c’est de pouvoir promouvoir les opportunités d’investissement au Gabon, établir les partenariats avec l’extérieur afin de créer des ponts nécessaires au dialogue entre les deux secteurs privés. Donc, là, nous venons de créer le pont qui va permettre au secteur privé gabonais de communiquer avec le secteur privé indien », a affirmé Ghislain Moandza Mboma.
Pendant le forum, le Gabon a présenté son environnement des affaires ainsi que ses opportunités d’investissement aux hommes d’affaires indiens. « La partie indienne a pu cerner les besoins d’investissement de la partie gabonaise, comment investir au Gabon, comment nouer des partenariats et des joint-ventures ». Mais, « pour suivre tout cela, il faut mettre en place un cadre collaboratif. Et c’est le bien-fondé de ce mémorandum qu’on a signé. Il fixe les responsabilités de la partie indienne et celles de la partie gabonaise au travers de l’Agence nationale de la promotion des investissements. Par la suite, un plan d’action qui nous permettra sur le long terme de suivre ce cadre collaboratif sera conclu », explique Ghislain Moandza Mboma.
Les secteurs prioritaires retenus dans le cadre de ce mémorandum d’entente sont les infrastructures, l’agriculture, le transport et la formation, afin de relever le niveau de compétence technique de Gabonais pour faire face aux besoins d’investissement du secteur privé, d’après le DG de l’ANPI.
La Confédération de l’industrie indienne (CII) est une organisation patronale d’environ 9 000 membres issus des secteurs privé et public. On y trouve des PME, des multinationales, une adhésion indirecte de plus de 300 000 entreprises et 286 organismes industriels sectoriels nationaux et régionaux.
Du 30 mai au 1er juin 2022, le Business Forum Gabon-Inde a réuni à Libreville, des hommes d’affaires indiens et gabonais. Une occasion d’établir des relations d’affaires entre les participants.
SG
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Attendu en Suède pour la Conférence des Nations Unies sur l’environnement « Stockholm +50 », Ali Bongo (photo) ne s’y rendra plus, informe la communication présidentielle dans un communiqué rendu public ce 1er juin 2022. Selon le communiqué, ce déplacement a été annulé « pour des raisons d’agenda ». Mais le document ne précise pas l’évènement soudain qui est venu perturber l’agenda du président de la République.
Le déplacement du chef de l’État pour le sommet « Stockholm +50 », axé sur la préservation de l’environnement, avait été annoncé la veille (le 31 mai 2022) par la présidence de la République. Ce sommet, qui se tiendra du 2 au 3 juin 2022, devait permettre, selon la présidence de la République, d’accélérer la mise en œuvre des mesures en vue de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et même au cours des cinquante prochaines années.
Le Gabon est engagé depuis plusieurs années dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Les efforts du pays ont été récompensés en 2021 par un financement de la Norvège.
SG
Le Gabon était représenté du 21 au 28 mai 2022 dans les villes de Lomé et Kpalimé au Togo. Ces deux villes ont abrité la formation théorique et pratique sur la gestion moderne des kiosques et de bars à café pour entrepreneurs. Pour l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), cette formation s’inscrit dans la continuité de celle organisée en septembre 2021 à Libreville, sur la torréfaction de café.
« Du champ à la tasse, de la production à la consommation, la qualité du café est une question qui a toute son importance », indique l’Aganor. Les bonnes pratiques inculquées aux acteurs, indique l’Agence, permettront de renforcer leurs capacités. Cette session de formation a bénéficié du concours de l’Agence des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram).
L’Aganor précise que l’expertise et les compétences acquises sonnent l’alarme de l’urgence de mobiliser des compétences pour développer. L’ambition du Gabon en la matière est de réintégrer le top 20 des pays producteurs en Afrique qui reste très largement dominé par l’Éthiopie, l’Ouganda et la Côte d’Ivoire, Madagascar, et la Tanzanie.
Pour l’heure et selon les données officielles, le Gabon a produit 53 tonnes de café en 2020 contre 109 tonnes en 2019 en raison des mesures sanitaires restrictives pour lutter contre le Covid-19. Le pays vise toutefois une production de 3 000 tonnes dans les cinq prochaines années.
S.A.
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Une délégation d’hommes d’affaires venus de la République du Tchad a échangé le 30 mai 2022 à Libreville avec le ministre gabonais de la Promotion des investissements, Hugues Mbandinga Madiya, en présence du directeur général de l’Agence nationale de la promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon), Ghislain Moandza Mboma. La délégation tchadienne envisage d’investir au Gabon dans le domaine de l’élevage et de l’alimentation.
« Avec le ministre de la Promotion des investissements et du Climat des affaires, on a discuté des modalités pratiques de l’implémentation de ce projet. Aujourd’hui dans la cadre de la Zone de libre-échange continental africaine (Zlecaf), la CEA (commission économique pour l’Afrique) a choisi le Tchad comme tête de port par rapport à la viande. Nous sommes en train de promouvoir la commercialisation de la viande en Afrique centrale », a déclaré Dr Tony Ngartola, directeur général de la Société de développement des produits alimentaires en Afrique (SDPA).
Selon le représentant des investisseurs tchadien, l’ANPI-Gabon est le point focal de ce projet au Gabon. Des séances de travail sont également prévues dans les jours à venir avec le ministre de l’Agriculture, et celui du Commerce. « Nous avons toute une série de réunions avec les services techniques comme l’Agasa (Agence gabonaise de sécurité alimentaire), les banques et les institutions financières pour la mise en place de ce projet », a ajouté Dr Tony Ngartola.
En Afrique centrale, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Tchad occupe la position de leader dans le domaine de l’élevage, avec plus de 120 millions de têtes de bétail. Il est essentiellement constitué de ruminants comme les caprins, les ovins, les bovins et les camelins. La volaille est dominée par l’élevage de poulets, de canards, d’oies, de pintades et de pigeons.
Brice Gotoa
Le vice-président indien, Muppavaru Venkaiah Naidu, a été reçu ce 31 mai 2022 à Libreville par le président de la République Ali Bongo Ondimba. Au cours de l’audience, les deux dirigeants ont échangé sur le renforcement des relations de coopération entre leurs deux pays, vieille de plus de 30 ans.
À l’occasion, le chef de l’État gabonais a d’ailleurs vanté les opportunités d’investissements qu’offre le Gabon. « La création de zones spéciales, la qualité du climat des affaires et la stabilité sont des atouts majeurs qui font de notre pays l’un des plus attractifs en Afrique », a soutenu le chef de l’État.
Le vice-président indien Muppavaru Venkaiah Naidu est au Gabon depuis le 30 mai dans le cadre d’une visite de prospection économique et culturelle. Il est à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires indiens en quête d’opportunités dans les secteurs de l’énergie, des mines, des infrastructures, de l’éducation… Et le Business Forum Gabon-Inde organisé à l’occasion de cette visite a permis aux hommes d’affaires indiens d’apprendre davantage sur les opportunités d’investissement au Gabon.
SG
La Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) a acquis six nouvelles locomotives, a indiqué le directeur général de cette structure, Christian Magni, dans une interview accordée au journal Les Echos des Eco. Ces locomotives devraient lui être livrées dès la fin de cette année 2022.
« Un plan d’acquisition de six locomotives neuves a été lancé : les livraisons sont programmées en deux étapes courant décembre 2022 et mars 2023. Ces locomotives de grande capacité de traction permettront de transporter plus de 50 wagons par rotation, contre une capacité actuelle de 35 wagons », a affirmé Christian Magni. Sans plus de précisions.
Ainsi, ces nouveaux engins s’inscrivent dans le programme de modernisation de la flotte de la Setrag. Ces équipements contribueront à améliorer l’exploitation du trafic, mais également d’offrir un meilleur service aux opérateurs et usagers du transport ferroviaire.
La Setrag a lancé en 2017 un programme de rénovation de la voie ferrée d’une durée de sept ans. L’opération vise à atténuer les effets de la « dégradation élevée » de la ligne de chemin de fer longue de 648 km entre Libreville-Franceville. Ce chantier qui sera livré en 2024 concerne entre autres : la remise à niveau du chemin de fer, sa modernisation et l’amélioration du trafic et des services aux passagers ainsi qu’aux opérateurs économiques.
Le chemin de fer gabonais est exploité depuis 2005 par la Setrag, filiale du minier français Eramet.
SG
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Les autorités gabonaises envisagent de remettre en fonction l’hôpital d’Ebeigne, spécialisé dans la prise en charge des lépreux, situé à environ 15 kilomètres de la ville d’Oyem dans la province du Woleu-Ntem, indiqué la communication gouvernementale. Le sujet a été abordé le 27 mai 2022 par le ministre gabonais de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong, qui recevait l’ambassadeur de l’Ordre souverain de Malte près de la République gabonaise avec résidence à Paris, en France, Jean-Hughes de Pradel de Lamaze.
Cette structure sanitaire, apprend-on, a bénéficié à sa création de la contribution des médecins et infirmiers maltais. Une visite de cette structure hospitalière avant la fin de l’année a été envisagée par les deux parties.
Le membre du gouvernement et le diplomate maltais ont également marqué leur disponibilité à explorer toutes les opportunités pour la mise en œuvre et le déploiement de la santé communautaire au Gabon. Ceci en termes de renforcement en matériel biomédical, de formation du personnel et de médecine itinérante dans les spécialités diverses.
En décembre 2020, le ministre de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong a effectué une visite de l’hôpital Ebeigne afin de faire l’état de lieux de cette structure sanitaire, vieille de plus d’un demi-siècle. Le département de la Santé et la municipalité d’Oyem ont lancé les travaux de réhabilitation depuis quelques mois, selon le ministère de la Santé.
Brice Gotoa
La société d’aménagement Façade maritime du champ triomphal (FMCT), filiale du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) a rejoint l’Alliance africaine des aménageurs durables, informe le FGIS dans un communiqué signé le 27 mai dernier.
En intégrant cette alliance, la FMCT qui est chargée du développement du projet de la Baie des Rois, s’engage dans un processus « innovant et rigoureux » qui favorisera une amélioration continue de ses pratiques d’aménagement. Et donc, en tant que membre de l’Alliance, la FMCT devra bénéficier des expériences des autres membres en matière de transformation des territoires, explique le FGIS. Des expériences qui pourront lui être utiles pour le développement du projet de la Baie des Rois, considérée comme le futur quartier d’affaires sur le littoral de Libreville. Elle devrait aussi bénéficier des solutions concrètes aux problématiques similaires pour accélérer la réalisation de projets. Par ailleurs, l’Alliance qui a été initiée par la Société marocaine d’aménagement Zenata, facilite l’accès aux financements à ses membres.
« Cette alliance nous permettra de travailler sur une stratégie commune et des recommandations pour renforcer le rôle des urbanistes dans l’atténuation et l’adaptation des villes africaines au changement climatique ainsi que d’œuvrer pour un modèle de ville “bas carbone” en Afrique. Le projet de “La Baie des Rois a vocation à produire des effets bénéfiques sur la ville et à répondre au bien-être des habitants.”, a commenté Emmanuel Edane, directeur général de la FMCT.
Le projet de développement urbain, la Baie des Rois sera construite sur 40 hectares et prévoit un aménagement à usage mixte qui répondra aux standards internationaux et aux objectifs de développement durable (ODD).
SG
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À l’occasion du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) tenu le 25 au 28 mai à Malabo, en Guinée équatoriale, le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, a annoncé la contribution du Gabon dans la mise en place d’une nouvelle Agence humanitaire africaine décidée pour l’occasion.
« Pour soulager les effets des crises qui la ravagent, l’Afrique doit se prendre en main. Le Gabon contribuera à hauteur de 200 000 $ [121,7 millions de FCFA] aux activités de la nouvelle Agence humanitaire africaine », a annoncé le Premier ministre gabonais. Cette nouvelle agence, apprend-on, devra apporter une assistance à 113 millions de personnes en attente d’assistance d’urgence en Afrique au cours de l’année 2022.
Dans le détail, l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique abritent actuellement 4,5 millions de réfugiés dont plus de 75 % ont été affectés par la réduction de rations alimentaires en 2021. Ces deux dernières années, dans cette même région, les besoins alimentaires ont augmenté de 70 %, et plus de 25 millions de personnes y sont en situation d’insécurité alimentaire.
En Afrique de l’Ouest et centrale, l’UA compte 58 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Il s’agit là du niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé depuis 2016, selon l’Union. Aussi, l’on dénombre deux millions de personnes déplacées internes en Afrique centrale. Ce chiffre représente une augmentation de 30 % par rapport à l’année 2020, et ne prend pas en compte les cinq millions de déplacés du Bassin du Lac Tchad. En Afrique du Nord, plus de 14 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.
« Le tableau n’est pas reluisant. Loin s’en faut. Il est davantage assombri par deux facteurs : d’une part, l’anéantissement des efforts d’autonomisation des réfugiés par l’impact de la pandémie de la Covid-19, et d’autre part, la pression exercée sur la planète au nom de la quête de la croissance économique et dont les effets se traduisent en changements climatiques se manifestant par une sécheresse prolongée et des inondations incontrôlables », a déclaré Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA.
La mise en place de la nouvelle agence, a-t-il indiqué, sera financée par la participation de chaque pays membre de l’organisation. Un pays comme le Sénégal a annoncé une participation financière de 2 millions de dollars (1,2 milliard de FCFA).
S.A.