Le Nouveau Gabon

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Le ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques a lancé ce 20 mai 2022 un appel d’offres en vue de trouver des opérateurs pour la construction de 25 stations hydrométéorologiques sur l’ensemble du territoire national. Selon le communiqué d’appel d’offres, pour la première période 2022-2023, le projet consiste à réaliser 4 stations hydrométéorologiques dans les provinces de l’Estuaire sur le Komo, dans le Haut-Ogooué sur l’Ogooué à Lendandoungou, dans le Moyen-Ogooué à Lambaréné et enfin dans l’Ogooué-Ivindo à Booué.

Seules les entreprises non concernées par les mesures d’exclusion et d’incapacité peuvent soumissionner. « Les soumissionnaires doivent justifier aux fins d’attribution du marché, de leurs capacités juridiques, techniques et financières », précise l’appel d’offres. Les dossiers d’appel d’offres peuvent être retirés contre un paiement au trésor public d’un montant non remboursable de 400 000 FCFA. Ce paiement se fera sur présentation d’un ordre de recette délivré par la direction générale des marchés publics. Les candidats ont jusqu’au 4 juillet 2022 pour le dépôt de leurs dossiers.

Ces travaux de construction seront financés par l’État gabonais. L’hydrométéorologie est une branche de la météorologie et étudie la dynamique de l’atmosphère pour la formation des précipitations, leur distribution dans les bassins hydrologiques, leurs effets lors de ruissellement vers les cours d’eau et sur les échanges d’énergie avec l’atmosphère. Ces stations hydrométéorologiques devront permettre au Gabon de surveiller les évolutions météorologiques de l’ensemble du territoire national.

Brice Gotoa

Plusieurs propriétaires de navires viennent de se voir déchus de leur droit de propriété sur des bateaux abandonnés en état d’innavigabilité à Port-Gentil, informe le directeur général de la Marine marchande, Fidèle Angoué Mba, dans un communiqué de presse daté du 17 mai 2022. À l’en croire, ces navires constituent un obstacle à la navigation et une menace pour l’environnement dans la ville de Port-Gentil. Et c’est pour cette raison que cette décision a été prise.

Dès lors, « l’administration maritime se réserve à compter de la publication du présent communiqué le droit d’engager toutes les procédures en vue de leur enlèvement », précise-t-il. Ces bateaux peuvent donc désormais être mis en vente conformément à la loi. En effet, selon l’article 239 du Code communautaire de la marine marchande, lorsqu’une « épave est échouée ou a été ramenée sur le rivage, l’autorité maritime compétente fait procéder à la vente après la notification au propriétaire de la décision de l’autorité maritime compétente prononçant, par application de l’article 232, la déchéance de ses droits sur l’épave ». 

Pour déchoir les propriétaires de navires de leur droit, une procédure administrative a été observée. À cela s’ajoute un audit environnemental des installations portuaires de l’Office des ports rades du Gabon (Oprag) dans la ville de Port-Gentil du 2 au 7 novembre 2021 et du 13 au 25 mars 2022, ainsi que des communications dans le quotidien national l’Union, dans le but d’interpeller ces propriétaires sur les menaces que représentent leurs navires abandonnés de manière prolongée à Port-Gentil.

La Marine marchande, qui est sous la tutelle du ministère des Transports, a été mise en place par la loi n° 10/63 du 10 janvier 1963. Elle a entre autres pour mission de contribuer à assurer la protection des biens et des personnes dans l’espace maritime ainsi que la protection du milieu marin ; d’assurer la gestion rationnelle du domaine public maritime et la promotion des activités économiques du secteur maritime…

Sandrine Gaingne

L’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI) a annoncé ce 19 mai 2022, avoir créé plus de 10 000 entreprises en 18 mois sur le guichet numérique de l’investissement (GNI). L’on enregistre, également, selon l’ANPI, « plus de 10 000 fiches-circuits délivrées, plus de 10 000 paiements électroniques effectués » au cours de la période indiquée.

Il s’agit des entreprises individuelles et des sociétés avec entre autres des sociétés anonymes (SA), des sociétés à responsabilité limitée (Sarl), des sociétés à responsabilité limitée unipersonnelle (Sarlu), des sociétés par actions simplifiées (Sas), des sociétés à actions simplifiées unipersonnelles (Sasu), des sociétés civiles immobilières (SCI), des Sociétés coopératives et participatives (Scop). Pour la plupart, les entreprises créées au cours de cette période appartiennent à des Gabonais, apprend-on.

D’après l’ANPI-Gabon, cette hausse enregistrée dans la création des entreprises au Gabon grâce au GNI démontre que la structure a relevé le défi de la dématérialisation des procédures de création d’entreprises au cours de ces deux dernières années. À noter qu’entre 2018 et début 2019, 1500 entreprises ont été créées grâce à l’ANPI.

Lancé en juin 2020, le GNI est une plateforme de services e-gouvernement qui permet aux entrepreneurs et investisseurs de créer une entreprise en ligne.

SG

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Dans sa stratégie de développement de sa filière poisson au cours des 10 prochaines années, le Gabon compte renforcer ses infrastructures de stockage et de transformation des ressources halieutiques. Dans cette optique, il est prévu de construire une nouvelle usine de transformation du thon ainsi que des chambres froides dans l’enceinte du New Owendo international Port (NOIP), a affirmé Koumba Kombila, chef de projet structuration de la filière thonière dans un entretien avec les Échos de l’éco.

Cette phase « créera 3000 emplois directs et 9000 emplois indirects, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 100 milliards de FCFA. Cette filière est pourvoyeuse d’emplois et les métiers exercés sont nombreux et variés. Ils vont des manutentionnaires aux ingénieurs agroalimentaires en passant par l’électromécanique », a-t-il affirmé.

Avant la construction de cette nouvelle usine, les autorités gabonaises mettront d’abord en service la Société frigorifique du Gabon (Sifrigab). Cette usine, qui est en arrêt d’activité depuis environ 10 ans, sera opérationnelle en 2023, selon Koumba Kombila. Avec le renforcement de ses infrastructures de stockage et de transformation, le Gabon espère devenir dans les 10 prochaines années un acteur majeur du thon sur le continent.

C’est d’ailleurs dans le but de développer davantage cette filière que la Gabon a signé le 29 juin 2021, un accord de pêche avec l’Union européenne (UE). Il autorise les navires européens à pêcher dans ses eaux 32 000 tonnes de poisson par an pendant 5 ans. La transformation de ce poisson au Gabon pourrait générer un chiffre d’affaires de plus de 576 milliards de FCFA, selon le ministère de l’Agriculture.

SG

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Selon un récent rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) sur ses états financiers, 585 686, 80 billets et pièces de monnaie ont été mis en circulation au Gabon en 2021, en hausse de 11,93 %.

Dans la zone Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), le Gabon se positionne comme deuxième pays détenteur de billets et pièces de monnaies en circulation en 2021, derrière le Cameroun (1 728 370, 35, en hausse de 14,09 %). Le Gabon arrive avant la Centrafrique (245 504,82 billets et pièces et monnaie, +11,82 %), le Tchad (614 376,85 billets et pièces et monnaie, +11,19 %) ; le Congo (694 708,97 billets et pièces et monnaie, +10,38 %) et la Guinée équatoriale (229 930,23 billets et pièces et monnaie, +4,72 %).  

L’augmentation des billets et pièces de monnaie dans la Zone Cemac en générale et au Gabon en particulier se situe dans un contexte où la sous-région fait face à la pénurie de la petite monnaie. Les pièces sont particulièrement prisées par les machines à sous, et exportées vers certains pays asiatiques qui les utilisent pour fabriquer des bijoux. Ce qui a poussé la Banque centrale a annoncer, il y a deux ans, plus de restrictions dans la gestion des valeurs fiduciaires, mais aussi une injection des pièces de monnaie pour pallier la pénurie qui mettait à mal les transactions commerciales.

S.A.

L’entreprise Waagner-biro lorgne le secteur des BTP au Gabon, notamment le secteur de la construction des ponts. Dans cette veine, Léon Armel Bounda Balonzi, le ministre gabonais en charge des Travaux publics a reçu le 18 mai à Libreville, une délégation de cette entreprise qui « se propose de financer le remplacement d’une cinquantaine de ponts en bois par des ponts métalliques ».

Le membre du gouvernement n’entre pas dans les détails des discussions avec la partie autrichienne, mais il indique que l’entreprise a fait prévaloir ses 160 ans d’existence pour 5000 ponts construits dans le monde. Ce qui constitue un CV solide pour prétendre aux constructions d'ouvrages de transport en territoire gabonais. Ceci en tenant compte de l'avancée des dernières technologies qui tranchent avec les ponts en bois dont la durée de vie est courte.

En attendant de connaître la suite réservée au lobbying de Waagner-biro, il est à souligner que c’est une entreprise qui revendique pour la seule année 2021, la construction de 35 bateaux de croisière comprenant des équipements scéniques, la production de 2 137 tonnes d’acier et plus de 35 commandes de câble CAT-V5, utilisé dans le câblage de télécommunications, des réseaux locaux en particulier à grande vitesse.

S.A.

Le transporteur gabonais Afrijet a reçu un nouvel avion, a annoncé la compagnie le 18 mai dernier. Il s’agit d’un ATR 72-600 qui remplace d’anciens ATR 72-500.

Cet appareil est le premier des trois avions que la compagnie gabonaise a acquis en 2021 auprès de l’aviateur franco-italien ATR. « La réception de ce nouvel ATR, le premier d’une nouvelle flotte neuve, s’inscrit dans notre mission de participer au développement et à la transformation du secteur aérien africain. La raison d’être de notre compagnie est de relier les économies entre elles et ainsi de participer à leur croissance et à une meilleure intégration de la zone Cemac », a affirmé Marc Gaffajoli, administrateur général d’Afrijet dans un communiqué.

Ainsi, l’entrée en service de ce nouvel appareil devrait permettre à Afrijet d’intensifier les fréquences sur son réseau national et régional. La compagnie dessert actuellement Libreville, Franceville et Port-Gentil (Gabon). Dans la sous-région, elle vole à destination de Douala et Yaoundé (Cameroun), Brazzaville et Pointe-Noire au Congo, et Malabo (Guinée équatoriale). Et en Afrique de l’Ouest, elle dessert Cotonou au Bénin.

S.G

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Le président Ali Bongo Ondimba s’est entretenu le 18 mai 2022, avec le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda qu’accompagnait le ministre du Budget, Edith Ekiri Mounombi Oyouomi, sur la problématique de l’insalubrité dans la capitale gabonaise. Selon la communication présidentielle, Ali Bongo Ondimba a demandé au gouvernement qu’un accompagnement soit apporté, « dans les meilleurs délais », à la société Clean Africa en charge de la collecte des ordures ménagères dans le Grand Libreville afin de renforcer ses équipements et sa capacité opérationnelle.

« Le ministre du Budget est venu rendre compte des avancées des restrictions qui ont été faites au sein de son ministère parce qu’il s’agit ici de pouvoir améliorer la capacité opérationnelle de l’entreprise Clean Africa. Cette société a un manque d’équipements et le chef de l’État a donné des instructions fermes. Le ministre du Budget a passé des commandes et nous espérons que d’ici le mois de juin et un peu plus tard il y aura ces éléments qui vont être mis à disposition de Clean Africa », a déclaré Rose Christiane Ossouka Raponda.

Selon la cheffe du gouvernement, il faudrait également que la question du civisme puisse être réglée. « C’est vrai que les bacs à ordures ne sont pas aussi nombreux à travers les différents points d’apports volontaires vers lesquels la population dépose leurs déchets, mais il y a aussi que certaines populations ne respectent pas les heures de dépôts des ordures », a-t-elle indiqué.

Depuis plusieurs années, de nombreuses villes du Gabon sont confrontées aux difficultés de collecte et de gestion des ordures ménagères. Dans le Grand Libreville, notamment à Akanda, Libreville, Owendo et Ntoum, la situation parait préoccupante. Les différentes initiatives et solutions préconisées à ce jour par les autorités paraissent peu concluantes. Des tas d’immondices jonchent la voie publique et obstruent la circulation dans certaines rues de la capitale.

Brice Gotoa

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Le gouvernement gabonais a en projet de construire un port sec à Ndendé dans la province de la Ngounié. À cet effet, le gouvernement recherche un consultant chargé de réaliser « des études d’avant-projet sommaire (APS) et d’avant-détaillé (APD) avec élaboration des dossiers d’appel d’offres des travaux et de surveillance des travaux de la construction » dudit port, apprend-on dans un avis à manifestation d’intérêt récemment lancé par le ministère des Travaux publics. Les consultants intéressés ont jusqu’au 3 juin 2022 pour postuler.

Réalisées dans le cadre du Programme d’appui au secteur des infrastructures au Gabon (Pasig), ces études de faisabilité du port sec de Ndendé, sont financées grâce à un prêt du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et un autre de l’Africa growing together fund (AGTF).

Le port sec de Ndendé aura certainement pour objectif de contrôler les marchandises en provenance du Congo. Car c’est la dernière ville gabonaise sur la route nationale 1 avant d’arriver à la frontière avec la République du Congo.

Le Pasig a pour objectif principal de contribuer au désenclavement de la province de la Ngounié ainsi qu’à la réduction de la durée et des coûts de transport sur le corridor Libreville-Brazzaville [276 km] par les localités de Ndendé-Doussala.

Rappelons qu’un port sec est actuellement en construction à Eboro situé dans le département du Ntem dans la province du Woleu-Ntem. Ce port dont les travaux devraient être livrés en septembre prochain a pour but d’assurer la sécurité sanitaire des denrées alimentaires en provenance du Cameroun. Un autre un port sec est également envisagé dans la Zone économique spéciale de Nkok.

Sandrine Gaingne

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La hausse des prix du ciment effective depuis quelques jours au Gabon est due à la l’augmentation du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi qu’à la hausse des intrants nécessaires à la production de ciment, justifie Alain Ayoune Origuinowet, directeur général de Ciments de l’Afrique (Cimaf Gabon) dans le quotidien national l’Union du 18 mai 2022.

« Au niveau international, les coûts de fret ont augmenté. Il en est de même de celui des matières premières comme le clinker. Le clinker est la matière de base pour faire le ciment. Il compte pour 85 % dans la fabrication de ce produit », a expliqué Alain Ayoune Origuinowet. A l’en croire, les coûts du clinker ont augmenté de 76 % en décembre 2021 avant d’exploser à 104 % au premier trimestre 2022.

La hausse des prix du ciment au Gabon est également imputable selon le DGA de l’entreprise, à la hausse des coûts de la TVA sur le ciment. Il faut dire que dans la loi de finances 2021, la TVA appliquée sur le ciment est passée de 5 % à 10 %. « En 2012, cette TVA avait été réduite à 5 %. Mais la Loi des finances rectificative 2021 a décidé de la ramener à 10 %. Tout ceci devenait intenable pour les industriels qui, avec le remboursement toujours en cours des dettes contractées pour les investissements réalisés, continuent à craindre pour leurs activités », ajoute Alain Ayoune Origuinowet. Une augmentation imputée au prix du produit à la sortie de l’usine ainsi que dans les lieux de vente.

Pour le DGA de la filiale gabonaise du groupe marocain Ciments de l’Atlantique (Cimat), cette hausse était inévitable. Raison pour laquelle, depuis quelques jours, la tonne de ciment dans certains points de vente est passée de 90 000 FCFA à 99 000 FCFA. A la sortie d’usine, la même tonne contenant 20 sacs de ciment est passée de 80 000 FCFA à 86 000 FCFA. Soit une augmentation de 5 %.

SG

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