Le Nouveau Gabon

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La présidentielle prochaine au Tchad a été au menu d’une audience accordée le 23 mai à Libreville par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, à une délégation tchadienne conduite par Tahir Hamid Nguilin, ministre des Finances et du Budget.

« Au cours de cet entretien, le chef de l’État et l’envoyé spécial de son homologue du Tchad ont évoqué la situation politique et sécuritaire au Tchad, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue dans dix-huit mois », renseigne la présidence de la République du Gabon. Elle ajoute, sans donner de détails, que le ministre tchadien des Finances était porteur d’un message écrit de Mahamat Idriss Deby, président du conseil militaire de transition, président de la République du Tchad.

La source indique que l’émissaire tchadien a saisi cette occasion pour féliciter le président de la République pour l’élection du Gabon en qualité de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, pour la période 2022-2023. Ce qui laisse penser que la consultation d’Ali Bongo par Ndjamena, a trait, d’une manière ou d’une autre avec sa qualité de membre non permanent au conseil de sécurité de l’ONU. Une position qui pourrait être utile au Tchad dont l’un des défis futurs est l’organisation d’une élection présidentielle sécurisée à fin 2023.

En effet, depuis le décès de l’ex-président du Tchad, Idriss Deby le 20 avril 2021, le pays attend d’organiser des élections politiques dont l’issue devrait mettre fin au conseil militaire de transition dirigé par Mahamat Idriss Deby. C’est l’un des fils du défunt chef de l’État tchadien.

S.A.

 

Suite de l’incident survenu le 28 avril sur les installations du terminal pétrolier de Cap Lopez opéré par Perenco, TotalEnergies EP Gabon a suspendu ses opérations de réception et d'exportation de pétrole brut au Gabon, a annoncé l’entreprise pétrolière dans un communiqué publié le 10 mai 2022.

L’entreprise pétrolière affirme avoir suspendu ses activités depuis le 28 avril 2022 et travaille actuellement à la reprise. « TotalEnergies EP Gabon reste mobilisée et étudie les options possibles pour permettre une reprise de la production dans les meilleurs délais », indique le communiqué de l’entreprise.

Rappelons que le 28 avril dernier, une fuite d’hydrocarbures a été détectée sur un bac de stockage du terminal du Cap Lopez. Un incident qui a conduit à la suspension des activités de réception et d'exportation de Perenco. La société pétrolière Maurel & Prom avait également réduit sa production sur le permis d’Ezanga au Gabon de près de 80 % suite à l’incident.

SG

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L’aéroport de Libreville (ADL) annonce qu’elle va mettre en place un comité carbone. Objectif : instaurer une politique durable de réduction de ses émissions de CO2. Ce comité, apprend-on, aura également pour mission de préserver et consolider les acquis de cet aéroport qui, depuis 2015, participe au programme de réduction des émissions des gaz à effet de serre dénommé Airport Carbon Accreditation (ACA) mis en place par l’ACI (Airport Council International).

Afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, ADL indique qu’il a récemment réalisé un audit énergétique de ses installations dans l’optique de déterminer les équipements et installations énergivores ainsi que les plages horaires de fortes consommations énergétiques. Cela a permis de mettre en place des actions de réduction des consommations. 

À titre d’illustration, la place aéroportuaire de Libreville a procédé à la mise en arrêt d’un groupe froid après 18 h ; l’installation d’équipements de faible consommation énergétique lors des travaux de réfection des bâtiments (luminaires Led, climatisation basse consommation…) ; au suivi mensuel des consommations en électricité et carburant…

« Tout comme les autres secteurs d’activité, les aéroports doivent contribuer aux objectifs mondiaux de réduction des émissions des gaz à effet de serre. C’est ainsi que ADL a décidé d’intégrer le programme ACA en s’engageant à réduire ses émissions de CO2 », déclare l’aéroport de Libreville. En réduisant ses émissions, la place portuaire fait aussi des économies en matière de dépenses dans le secteur de l’énergie.

S.A.

L’entreprise française Matière lorgne un marché de construction de ponts métalliques au Gabon. En effet, selon des informations publiées par le ministre gabonais des Travaux publics, Léon Armel Bounda Balonzi, une délégation de ladite entreprise, conduite par son président-directeur général (PDG), Philippe Matière, s’est rendue récemment à Libreville pour échanger avec lui.

« Leader dans le monde avec 15 000 ouvrages métalliques à son actif, Matière se propose de construire deux flyovers [sortes d’échangeurs] à Libreville et 7 ponts métalliques de grande portée dans le pays », déclare le membre du gouvernement. Il n’indique cependant pas où ces ponts pourraient être construits. En outre, il n’y a pas d’information sur l’horizon du lancement de ces deux marchés de construction d’ouvrage routier. Le coût probable n’est pas encore connu. Le mode de financement lui-même n’est pas encore dévoilé.

Matière est ainsi en négociation avec les autorités gabonaises au même moment où l’entreprise autrichienne Waagner-biro négocie de son côté la construction d’une cinquantaine de ponts dans le pays. Le ministre en charge des Travaux publics a à cet effet reçu le 18 mai à Libreville, une délégation de cette entreprise qui « se propose de financer le remplacement d’une cinquantaine de ponts en bois par des ponts métalliques ».

S.A.

La campagne de distribution des actes de naissance et enrôlement à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) dans la province de l’Estuaire a débuté ce 23 mai 2022. Selon un communiqué de la direction générale de la protection sociale, ce sont au total 7 018 dossiers d'enfants apatrides qui seront remis aux bénéficiaires du 23 mai au 22 juillet 2022 dans les différentes mairies.

Pour ce premier jour jusqu’au 25 mai, 567 dossiers vont être distribués dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville. La caravane se poursuivra du 30 mai au 4 juin dans le 2e arrondissement de Libreville avec 957 dossiers. Du 13 au 17 juin 2022, 1 698 dossiers seront distribués dans le 3e arrondissement de Libreville. Dans le 4e arrondissement de Libreville, 231 dossiers seront distribués aux enfants apatrides du 26 au 27 mai 2022. 945 dossiers pour le 5e arrondissement de Libreville du 20 au 24 juin 2022. Enfin, pour ce qui est de la commune de Libreville, 510 dossiers seront distribués du 27 juin au 1er juillet 2022 dans le 6e arrondissement.

Cette caravane de distribution se poursuivra dans la commune d’Akanda, principalement à l’hôtel de ville, 443 dossiers vont être distribués du 6 au 8 juillet 2022. Ensuite dans la commune de Ntoum du 11 au 15 juillet 2022 avec 749 dossiers. Elle s’achèvera à l’hôtel de ville de Kango du 18 au 22 juillet 2022 pour 670 dossiers à distribuer.

Cette opération est l’aboutissement du programme conjoint « citoyenneté et protection sociale », lancé par le ministère chargé des Affaires sociales avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Les enfants apatrides selon les autorités gabonaises sont ceux qui ont un statut non conforme aux droits de l’enfant, parce qu’ils n’apparaissent dans aucun document officiel. Ainsi, ils sont dépourvus de nationalité et sont victimes de nombreuses discriminations telles que le refus d’accès aux soins, à l’éducation ou encore aux services de protection de l’enfant.  

Selon les autorités gabonaises, en recevant leurs actes de naissance, ces enfants sont désormais des citoyens à part entière. C’est un peu plus de 18 000 enfants à travers le pays qui en sont bénéficiaires, au grand bonheur et satisfaction des parents, apprend-on. Comme ceux de Libreville, les différents bénéficiaires seront automatiquement enrôlés à la Cnamgs.

Brice Gotoa

Au cours de la première édition du Forum agricole de « La Fabrique des Champions », organisée par Okoumé Capital, filiale du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), le 20 mai dernier, les PME du secteur agroalimentaire ont fait part de leurs difficultés à s’approvisionner en matières premières. « On a du mal à s’approvisionner, à trouver des fournisseurs et la matière première de qualité respectant nos process… » se plaint Caroline Sitault, Fondatrice de la marque d’infusions Ore Tea.

Chez les boulangers par exemple, les problèmes d’approvisionnement concernent surtout la farine de blé, élément de base dans la production du pain. «La plupart des farines que nous utilisons sont importées. Localement, nous nous approvisionnons au niveau de la Société meunière et avicole du Gabon (Smag). Mais, on fait souvent face à l’indisponibilité de ce produit, notamment parce que nous sommes sur Port-Gentil. Il y a encore environ deux mois, il y avait pénurie de farine», explique Charles Mockoma, de la boulangerie Cakes et gourmandises basée à Port-Gentil.

Solutions

Face à ces difficultés, les unités agroalimentaires essaient de trouver des alternatives pour continuer à développer leurs activités. «Aujourd’hui, on essaie d’expérimenter la farine de manioc. Mais, il faut toujours y rajouter un peu de farine de blé. On espère que le programme avec Okoume Capital va nous permettre d’asseoir notre activité non seulement pour nous procurer en matières premières, mais également étendre notre activité au-delà de Port-Gentil», a affirmé Charles Mockoma.

Par ailleurs, selon les autorités gabonaises, la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader), née d’une collaboration entre l’État et Olam International dans le but de résoudre le problème de l’autosuffisance alimentaire, pourrait être utile pour ces PME. La société peut notamment faciliter l’approvisionnement en matières premières à ces entreprises du secteur agroalimentaire.

«La Sotrader fait dans la valorisation et la promotion des produits locaux. La mise en relation des entrepreneurs avec la Sotrader se fait de deux manières. Vous pouvez être un fournisseur de la Sotrader qui est vendeur et producteur. Donc, à elle seule, elle a déjà une chaîne de valeur à laquelle elle associe des indépendants», explique Carelle Nkene, responsable des marchés Graines Sotrader. Et donc, si les PME sont dans le besoin, «elles identifient leurs besoins en matières premières, en quantité et en date de livraison. Ce qui nous permet de gérer les commandes en temps et en heure afin de faciliter l’accessibilité de ces produits aux entrepreneurs», poursuit-elle.

Réduire les importations

Le Forum agricole annuel de «La Fabrique des Champions», avait pour but selon Chimène Ayito, directeur général d’Okoume Capital, de trouver des pistes de solutions aux différentes problématiques auxquelles sont confrontées les PME du secteur agricole. Car, « l’agriculture représente une opportunité socio-économique majeure pour le Gabon, qui importe à ce jour la grande majorité de ses produits agricoles et alimentaires. C’est, entre autres, à travers la croissance de nos capacités agricoles que nous pourrons assurer l’indépendance du Gabon et la sécurité alimentaire de ses populations », soutient Chimène Ayito.

En effet, les importations alimentaires coûtent actuellement près de 550 milliards FCFA par an à l’État. Et les autorités veulent réduire ce taux de 50 % d’ici la fin 2022.

Rappelons que pour la première édition du programme d’incubation annuelle de «La Fabrique des champions», le secteur agricole est représenté par 16 entreprises, sur un total de 50 sélectionnées.

Sandrine Gaingne

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Le Gabon attend de bénéficier, du Fonds monétaire international (FMI), d’un financement de 124 milliards de FCFA au titre des première et deuxième revues du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), approuvé en juillet 2021 pour un montant global de 553,2 millions de dollars américains (307 milliards de FCFA). Mais, le FMI conditionne le décaissement de cette enveloppe par la publication, par le gouvernement gabonais, de deux documents. Il s’agit du rapport d’audit des dépenses liées à la pandémie de la Covid-19 et des noms et nationalités des bénéficiaires effectifs des marchés publics, a indiqué, ce 20 mai 2022, le chef de mission pour le Gabon. Boileau Loko a donné une conférence de presse, à Libreville, pour le faire le point de la mission effectuée par l’institution financière du 12 au 20 mai au Gabon ainsi que sur le niveau des discussions engagées avec le gouvernement dans le cadre de la conclusion de la première et deuxième revue de ce MEDC.

« Nous n’irons pas au conseil d’administration si ces deux actions que nous attendons ne sont pas exécutées. Donc, il n’y aura pas de décaissement », a insisté Boileau Loko. Ces conditions ont été posées depuis plusieurs mois aux autorités gabonaises. Mais, le pays tarde à satisfaire à cette exigence du FMI.

Autres points

L’institution de Bretton Woods attend aussi que le gouvernement gabonais redouble d’efforts pour éviter l’accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs, accélère les réformes pour renforcer le secteur bancaire et améliore l’environnement des affaires afin de favoriser le développement du secteur privé. La mission et les autorités ont ainsi convenu de la nécessité d’accélérer les réformes structurelles des finances publiques et de gouvernance afin de renforcer les recettes intérieures et la gestion des finances publiques. Ceci permettra de soutenir la reprise d’une croissance forte et inclusive et d’améliorer la viabilité de la dette. De même, les autorités et la mission ont convenu de l’urgence de réduire les exonérations et les dépenses fiscales.

Néanmoins, la mission du FMI, conduite par Boileau Loko, a noté avec satisfaction la détermination des autorités à poursuivre la mobilisation des recettes non pétrolières et l’amélioration de la gestion des finances publiques.

Selon le FMI, « la croissance économique devrait s’accélérer en 2022 pour atteindre 2,8 % contre 1,5 % en 2021 et -1,9 % en 2020. Toutefois, l’intensification de la guerre en Ukraine et ses effets sur la croissance mondiale, la résurgence de la pandémie et le retournement des cours du pétrole font courir des risques à la reprise économique ». Pour l’institution financière, il est important que toutes les mesures soient prises dans l’optique de protéger les populations les plus vulnérables contre les effets de la hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires engendrée notamment par la guerre en Ukraine.

Sandrine Gaingne

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Des apprenants du Centre international multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel (Cimef) de Nkok pourront désormais faire valoir leurs connaissances en maintenance des équipements au sein des différentes structures sanitaires du Gabon. L’accord-cadre y relatif a été signé le 19 mai 2022 entre le ministre de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong et son collègue de la Formation professionnelle, Raphael Ngazouze.

« Nous avons aujourd’hui un instrument de formation professionnelle à Nkok qui peut permettre aux jeunes qui s’y forment de faire des stages dans nos hôpitaux et permettre que ces jeunes soient recrutés dans nos formations sanitaires pour assurer la maintenance préventive et curative de ses lots techniques, mais aussi de renforcer de manière continuelle les compétences des agents qui travaillent dans nos hôpitaux pour aller se perfectionner dans la maintenance de ses lots techniques », a déclaré Guy Patrick Obiang Ndong.

Selon les termes de l’accord, le ministère de la Formation professionnelle s’engage à offrir un programme de formation et de perfectionnement adapté aux personnels de santé, notamment dans les métiers supports. Il supervise le parcours de formation des apprenants, encadre les conventions et contrats de prestations de services et assure le suivi-évaluation des programmes de formation et de perfectionnement déroulés dans le cadre du présent accord.

Pour sa part, le ministère de la Santé devra formuler une expression de besoins sur la base d’un plan annuel de renforcement de capacités des agents dans les métiers supports. Il devra également planifier l’utilisation rationnelle des ressources humaines formées et/ou perfectionnées dans le cadre du présent accord et superviser la passation des contrats de prestations de service en matière de maintenance des plateaux techniques, des équipements techniques et biomédicaux.

Cet accord intervient quelques mois après la visite du Cimef de Nkok par l’ensemble des responsables des formations sanitaires du pays. Selon le ministre de la Santé, cet accord-cadre intègre tous les centres de formation professionnelle, notamment ceux de Libreville, de Franceville ainsi que le futur centre de Port-Gentil.

Brice Gotoa

L’université Omar Bongo (UOB) porte à la connaissance du public de l’organisation de l’examen spécial d’entrée dans cette institution, le 18 et 19 juin 2022 à Libreville, indique un avis de communiqué rendu public ce 19 juin 2022. « Cet examen s’adresse aux personnes ne justifiant pas du baccalauréat ou d’un titre admis en équivalence ou en dispense » renseigne le communiqué.

Les conditions pour passer cet examen sont les suivantes : il faut être âgé de 25 ans minimum à la date de l’examen ; justifier du niveau terminal ; ne pas être inscrit dans un établissement secondaire durant l’année de l’examen ; adresser une demande manuscrite au recteur de l’UOB ; fournir un extrait d’acte de naissance légalisé ou de jugement supplétif ; joindre deux photos d’identité couleur récentes ; disposer d’un certificat médical délivré par le centre médical de l’UOB ; produire un CV précisant les études accomplies, les établissements scolaires fréquentés, les attestations obtenues et les activités professionnelles exercées ; s’acquitter des frais d’inscription à l’examen auprès de l’agence comptable de l’UOB, qui s’élève selon les responsables administratifs à la somme de 50 000 FCFA. La fiche de candidature est à retirer au centre de la formation continue de l’UOB.

Les candidats admis à cet examen spécial, apprend-on, pourront s’inscrire dans les différents départements de leur choix dans l’UOB et suivre leurs formations comme les étudiants bacheliers.

L’UOB est la plus grande université du Gabon, créée en 1970. Elle compte à ce jour 35 000 étudiants avec deux facultés, dont la Faculté de droit et de sciences économiques (FDSE) et la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH). Depuis l’année dernière, les autorités gabonaises ont lancé un programme de réhabilitation et de modernisation de cette institution du savoir afin qu’elle puisse s’arrimer au standard des grandes universités d’Afrique et du monde.

Brice Gotoa

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Le président en exercice de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar (photo) a présenté ce 20 mai 2022, sa démission au conseil d’administration « pour des raisons personnelles », informe par communiqué la CPG. Réuni ce 20 mai, ce conseil d’administration convoqué par Alain Bâ Oumar avait un seul point à l’ordre du jour : sa décision d’écourter son mandat.

Le conseil d’administration a pris acte de sa démission qui prendra effet dans deux mois après l’élection d’un nouveau président. Dans cette perspective, le conseil d’administration a mis en place les organes chargés de l’organisation des élections.

« La Commission électorale indépendante aura la charge d’organiser une élection transparente conformément aux statuts de la CPG. Elle sera présidée par madame Jacqueline Bignoumba, présidente de l’Upega (Union Pétrolière Gabonaise) », précise le conseil d’administration. Et en attendant la désignation du nouveau président, l’actuel bureau exécutif va continuer à assurer ses fonctions.

Entre fin avril et début mai, huit syndicats et associations d’entreprises de la CPG ont claqué la porte du CPG. Notamment, l’Association professionnelle des établissements de crédit (APEC), le Syndicat des importateurs et exportateurs (Simpex), l’Union des représentants automobiles et industriels (URAI), Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (Sebtp), Syndicat des sociétés hôtelières et restaurants (SSHR), Groupement professionnel des pétroliers (GPP), le Groupement des transporteurs terrestres (GTT) et le Général business machines (GBM). Officiellement, les démissionnaires n’ont pas motivé les raisons de cette rupture. Mais des sources internes à ces syndicats ont accusé le président Alain Bâ Oumar de ne pas défendre leurs intérêts.

Le conseil d’administration souhaite rétablir le dialogue avec ces syndicats et entreprises démissionnaires. Une tâche assignée à la Commission dialogue que préside Léod Paul Batolo, administrateur directeur général de Comilog. Elle « permettra de rétablir le dialogue avec les organisations démissionnaires. Celles d’entre elles qui souhaitent réintégrer la CPG et participer au processus de renouvellement du Bureau exécutif pourront rejoindre l’institution selon les dispositions statutaires », indique le communiqué rendu public ce 20 mai.

Rappelons que c’est depuis 2017 qu’Alain Bâ Oumar, 59 ans, préside la CPG. Il a été réélu à la tête de cette organisation patronale en 2020 pour un second mandat qui devait s’achever en 2023. Il est le président-directeur général de IG Telecom SA (anciennement appelée Internet Gabon). Société qu’il a créée en 1996, après avoir exercé pendant sept ans aux États-Unis d’Amérique.

Sandrine Gaingne

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