Le ministre en charge des Mines a récemment procédé au lancement du projet de construction de 100 forages, initié par la Société équatoriale des mines (SEM).
Ce projet est « destiné à terme à renforcer l’offre de la desserte en eau potable sur l’ensemble du pays. L’eau étant source de vie, les populations des communes d’Akanda (Premier Campement) et d’Owendo (Igoumié) ont inauguré la première phase de ce projet », explique le ministre des Mines Elvis Ossindji.
L’initiative vient se rajouter aux nombreuses autres du même type en cours dans le pays dans le but d’améliorer l’accès à l’eau aux populations. Dans son nouveau programme d’investissement pour la période 2022-2025, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) prévoit en effet la construction et la réhabilitation de plusieurs forages à travers le pays.
SG
Le ministère de la Formation professionnelle a lancé, ce 12 mai 2022, un avis à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant chargé d’élaborer et réviser les curricula de l’enseignement technique et professionnel.
Les services prévus au titre de ce contrat comprennent plusieurs objectifs. Il s’agira pour le futur consultant de « faire un diagnostic de la situation actuelle des 13 établissements d’enseignement technique et professionnel pour en comprendre les opportunités, les menaces, les forces et les faiblesses et partager une lecture commune de la situation entre le secteur public et le secteur privé », renseigne le communiqué.
Aussi, devra-t-il proposer pour chaque établissement la révision des curricula existants au niveau des diplômes du Certificat d’aptitude professionnel (CAP), du Brevet d’études professionnel (BEP), du Baccalauréat professionnel (BAC PRO), du Baccalauréat technologique et du Brevet de technicien supérieur (BTS). Le cahier de charge du consultant intègre également la production, pour chaque filière de formation retenue, du référentiel métier, du référentiel des compétences, du référentiel de formation, du référentiel d’évaluation, du guide pédagogique et du guide d’organisation des ateliers.
Les consultants intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience démontrant qu’ils sont qualifiés pour les prestations (documentation, référence de prestations similaires, expérience dans des missions comparables, disponibilité de personnel qualifié, etc.). Les consultants peuvent se mettre en association pour augmenter leurs chances de qualification. « Les critères d’éligibilité, l’établissement de la liste restreinte et la procédure de sélection seront conformes à la politique de passation de marchés de la banque en date d’octobre 2015, qui sont disponibles sur le site web de la banque », précise l’avis. Les dossiers de candidature doivent être déposés au plus tard le 26 mai 2022.
Le contrat de service de ce consultant est financé par la Banque africaine de développement (BAD). Selon l’avis, le gouvernement gabonais a reçu de la BAD un prêt en vue du financement du projet de Renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale (RCEJPS). Et il a « l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées au titre de ce prêt pour financer le contrat de service de consultants chargés de l’élaboration et la révision des curricula de l’enseignement technique et professionnel ». Le montant n’est pour l’instant pas connu.
Brice Gotoa
Léon Armel Bounda Balonzi, le ministre des Travaux publics, de l’Équipement et des Infrastructures a échangé le 12 mai à Libreville avec une délégation de l’entreprise française Bouygues conduite par son directeur de l’exploitation Maroun Hobeika. « Ce groupe international a manifesté son vif intérêt à accompagner l’État dans le projet routier phare la Transgabonaise », affirme le membre du gouvernement, sans apporter d’autres détails sur les intentions de l’entreprise française.
Présent au Gabon à travers sa filiale Colas Gabon, dans le cadre de la deuxième phase de la réhabilitation des voiries dans le grand Libreville, Bouygues lorgne désormais un marché plus gros. En effet, la Transgabonaise est une route économique devant relier Libreville et Franceville sur 780 kilomètres. Une fois achevée, elle va permettre de développer les échanges entre les provinces et créer des emplois. Coût des travaux : 600 milliards de FCFA financés par Méridiam et Arise à travers la filiale dénommée Société autoroutière gabonaise (SAG).
Long de 81 kilomètres (Nkok entre Kango-Nsilé), la livraison du premier tronçon de la Transgabonaise est prévue au mois de juillet prochain, selon les autorités gabonaises. Les travaux ont débuté officiellement le 25 septembre 2020 et sont réalisés par l’entreprise indienne Afcons. Les études des autres sections sont en cours et les travaux pourront être lancés bientôt, selon le ministre des Travaux publics. La livraison totale de cette infrastructure est prévue en 2023.
Sylvain Andzongo
Le gouvernement gabonais envisage de reloger les exploitants agricoles du site de l’Institut gabonais d’appui au développement (IGAD) Alibandeng, impactés par le projet de construction de la voie de contournement de l’aéroport de Libreville, sur le site Ayemé dans le deuxième arrondissement de la commune de Ntoum, à une trentaine de kilomètres de Libreville.
À cet effet, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Charles Mve Ellah a reçu en audience le 10 mai dernier les directeurs généraux de la GSEZ en charge des travaux, et de l’IGAD responsable du site agricole d’Alibadeng. L’objectif de la rencontre était de « trouver une solution définitive concernant le relogement des 65 exploitants du site agricole IGAD Alibadeng pour le site d’Ayemé afin que ceux-ci ne subissent pas un fort impact sur leur activité et continuent d’approvisionner les villes de Libreville et Port-Gentil », indique le ministère de l’Agriculture.
À noter que 600 familles établies sur l’emprise du projet de construction de la voie de contournement de l’aéroport de Libreville seront déguerpies. Les travaux devraient démarrer au premier semestre 2022 pour une durée de 18 mois. L’infrastructure de type 2 fois 2 voies sera construite sur six kilomètres pour desservir la commune d’Akanda. Ce chantier est exécuté dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’État gabonais et Gsez Airport, concessionnaire de cet aéroport.
SG
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La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (Cnnii) a signé le 11 mai un accord de partenariat avec le groupe Seamed France pour renforcer sa flotte et ses équipements.
« Beaucoup de choses arrivent. Nous attendons notre bateau le Sette-Cama qui doit réintégrer l’exploitation, des bateaux, des camions vont venir. Bref, toute la logistique qui accompagne la Cnnii dans la réalisation de ses objectifs sera au rendez-vous », a promis Oumarou Baba Toukour, le président du conseil d’administration de la Cnnii.
Selon la Cnnii, ce partenariat va contribuer à dynamiser l’offre publique de transport maritime de fret et de passagers au niveau national et sous régional. L’entreprise envisage par ailleurs de réactiver l’exploitation des lignes fluviales et lagunaires à l’arrêt depuis 2015. À moyens et longs termes, la Cnnii projette de développer l’ensemble des segments d’activités porteurs de croissance de la vision stratégique de la compagnie, puis mettre en place une joint-venture pour pérenniser le nouveau modèle économique et industriel de l’armement national à capitaux publics.
Ainsi, la compagnie nationale qui n’est plus rentable depuis quelques années espère atteindre un meilleur seuil d’activités. Lancée en 2013, cette compagnie est l’armement national de droit public dont l’activité principale est le transport des biens et de personnes par voie d’eau. Cette société publique assure notamment le transport des passagers et des marchandises entre Libreville et Port-Gentil. Elle a pour responsabilité le développement des activités de transport maritime et en eaux intérieures.
Cet accord avec Seamed France, spécialisé dans le développement des services liés aux activités navales, a été scellé après de longues recherches de partenaires. Et c’est finalement par l’intermédiation de la société gabonaise Malania Finances & consulting que tout a été concrétisé.
Sandrine Gaingne
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Au terme du conseil d’administration et l’assemblée générale de la Nouvelle compagnie africaine de réassurance (NCA-Ré), tenus le 12 mai à Abidjan (Côte d’Ivoire), l’on apprend que l’entreprise affiche un résultat positif de 804 millions de FCFA à fin 2021, soit une hausse de 31,9 %.
NCA-Ré, détenue à hauteur de 7 % par la Société de réassurance gabonaise SCG-Ré, affiche ainsi une performance positive dans un environnement favorable avec un chiffre d’affaires de 19,06 milliards de FCFA, en hausse de 1,69 %, selon Andrew Gwodog, l’administrateur-directeur général de la SCG-Ré et membre du conseil d’administration. Grâce à ses résultats haussiers, NCA a procédé au paiement des dividendes aux actionnaires à hauteur de 500 millions de FCFA et le mandat d’administrateur de la SCG-Ré représentée par Andrew Gwodog a été renouvelé pour 3 ans.
NCA-Ré est une société de réassurance privée de droit national ivoirien, créée à Abidjan le 17 novembre 2012. Dotée à la création d’un capital social de 7 milliards de FCFA entièrement libérés, il est passé à 11,13 milliards de FCFA en 2018. Ce capital est détenu en majorité par des sociétés d’assurances et de réassurances, d’un fonds d’investissement et des opérateurs économiques privés, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Ghana, de Madagascar et du Togo.
S.A.
La Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) a procédé ce 12 mai au lancement de l’appel à candidatures pour la 10e édition de la Bourse Ozavino. « Pour la bourse de cette année, la Fondation a souhaité se concentrer exclusivement sur les jeunes souhaitant se former à un métier du handicap, qu’il soit moteur, visuel ou auditif. Psychomotricien, kinésithérapeute, physiothérapeute, ergothérapeute, auxiliaire de vie, professeur en langue des signes, les possibilités sont infinies », renseigne un communiqué de la FSBO.
Au Gabon, de nombreuses personnes vivant avec un handicap sont confrontées à la difficulté de trouver des professionnels formés pouvant leur offrir une prise en charge adaptée. « Encore mal perçu, le handicap est souvent l’objet d’une forte stigmatisation et de rejet de la société, qui exclut presque entièrement tout un pan de sa population », explique-t-on.
Depuis sa création, la Fondation s’est engagée auprès des personnes vivant avec un handicap en mettant en place diverses actions visant à les rendre autonomes et promouvoir leur insertion socio-professionnelle. « Cette Bourse spéciale marque, ainsi, une nouvelle étape dans l’engagement de la Fondation à pérenniser et professionnaliser l’aide aux personnes vivant avec un handicap », précise le communiqué.
Les conditions pour postuler à cet appel à candidatures sont les suivantes : pour un élève de terminale, il faut être Gabonais d’au moins 20 ans, régulièrement inscrit dans un établissement scolaire et avoir une moyenne minimale de 16/20. Pour un étudiant, il faut être un Gabonais titulaire d’un baccalauréat avec mention « bien » ou « très bien » et être en deuxième année de classe préparatoire aux grandes écoles ou être titulaire d’un diplôme universitaire.
Cette bourse prend en charge les frais d’inscription et de formation, l’inscription à la sécurité sociale et l’affiliation à une mutuelle étudiante complémentaire, les frais de vie, l’hébergement, le trousseau scolaire, l’achat d’un ordinateur portable et le transport international. Les candidats ont jusqu’au 3 juin 2022 pour déposer leurs dossiers.
La Bourse Ozavino est mise en place en 2013 pour promouvoir l’excellence et l’égalité des chances, apprend-on. C’est une bourse d’honneur visant à offrir aux élèves et étudiants brillants la chance d’intégrer des établissements supérieurs prestigieux à l’étranger et bénéficier d’une éducation performante. Ceci sans se soucier des contraintes financières et matérielles, afin de devenir de véritables acteurs du développement au Gabon.
Brice Gotoa
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Le contre-mémoire du Gabon dans le cadre du conflit frontalier qui l’oppose à la Guinée équatoriale est entre les mains des juges de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye. Il a été déposé par la partie gabonaise.
Le document de quatre volumes, déposé le 5 mai dernier à la Cour de La Haye a également été remis au président de la République hier, 11 mai par la Commission qui défend les intérêts du Gabon dans cette procédure. La délégation était conduite par Marie-Madeleine Mborantsuo, agent de la République gabonaise.
« Nous nous sommes rendus à la Cour internationale de justice pour déposer le contre-mémoire de la République gabonaise parce que la Guinée équatoriale avait déjà soumis sa requête introductive d’instance. La Cour nous avait donné six mois pour déposer notre contre-mémoire et c’est ce que nous avons fait », a affirmé Marie-Madeleine Mborantsuo. En effet, la Guinée équatoriale devait déposer son mémoire le 5 octobre 2021 et le Gabon devait suivre avec son contre-mémoire le 5 mai 2022. Ce qui a été fait.
Après le dépôt du contre-mémoire qui renferme les éléments de défense du Gabon dans ce conflit, « il fallait que la délégation gabonaise fasse le rapport au président de la République, en présence de pouvoirs exécutif, législatif et du pouvoir judiciaire », a indiqué Marie-Madeleine Mborantsuo.
Le conflit frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale date de plusieurs décennies. Les deux pays limitrophes s'opposent au sujet de la souveraineté des îles de Mbanié, des Cocotiers et de Congas dans la baie de Corisco, riche en ressources pétrolières.
Après plusieurs négociations infructueuses, les chefs d’État des deux pays ont convenu en 2016 de faire confiance à la Cour internationale de justice pour résoudre le conflit. Et le 30 mars 2021 a eu lieu la première rencontre entre les parties et la présidente de la CIJ. La procédure se poursuit à La Haye.
SG
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Le Groupe BGFIBank a lancé le 10 mai 2022 à Libreville, BBS Workers, un programme destiné à l’insertion professionnelle des étudiants de BGFI Business School (BBS) au sein des 40 plus grandes entreprises du Gabon. Ce nouveau programme place les jeunes diplômés de BBS au sein des entreprises pendant une période d’essai d’une année maximum non renouvelable.
« BBS Workers est un programme innovant, qui propose et garantit chaque année, l’intégration d’une quarantaine de diplômés de BBS au sein des quarante plus grandes entreprises exerçant au Gabon. La particularité du programme BBS Workers qui est une première au niveau de notre sous-région réside dans la prise en charge totale par la fondation BGFIBank des indemnités mensuelles allouées aux jeunes diplômés pendant 12 mois, ainsi que les frais et les charges liées aux formalités administratives et légales requises dans le cadre de cette démarche », a déclaré Henri Claude Oyima, président-directeur général du groupe BGFIBank.
Selon le PDG, le programme BBS Workers permet aux entreprises d’accéder à un vivier de jeunes professionnels « performants et opérationnels » sans contrepartie financière, avec une perspective d’embauche à leur appréciation. Il « donne à ces jeunes diplômés de BBS, l’opportunité de mettre à profit leur savoir-faire et leur savoir-être dans le processus de production des entreprises d’accueil », a-t-il indiqué.
Le programme BBS Workers est en phase avec la politique du gouvernement gabonais en matière d’employabilité des jeunes diplômés qui peinent souvent à trouver un premier emploi. Ce programme forme dans les cycles licence et master. Les filières de formation sont : banque, finance, droit des entreprises, comptabilité, développement des entreprises, contrôle, audit, management des entreprises, assurances et développement commercial.
Après la présentation de ce nouveau programme, apprend-on, un accord de partenariat a été signé entre le ministère de l’Emploi pour le compte de l’Office national de l’emploi (ONE) et le groupe BGFIBank, en vue de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.
Brice Gotoa
Le Gabon et la société de bourse Emrald Securities Services (ESS Bourse) sont désormais liés par une convention de financement dédiée aux PME. Elle a été signée le 10 mai dernier par Hugues Mbadinga Madiya et Yves Fernand Manfoumbi, respectivement ministre de la Promotion des investissements et ministre du Commerce.
« Cette convention d’une valeur d’un milliard de FCFA vise à contribuer à la compétitivité de nos PME tout en soutenant la garantie pour le financement bancaire », indique le ministère de la Promotion des investissements. Les PME de divers secteurs d’activités sont concernées par cet appui.
L’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) est chargée d’examiner les dossiers des candidats intéressés par ce guichet. Pour l’instant, les autorités gabonaises ne communiquent pas sur les modalités et les conditions d’éligibilité à ces financements.
Filiale du groupe d’établissements financiers et d’investissement Emrald Securities Services, ESS bourse est agréée à la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). C’est cette société qui a arrangé l’emprunt obligataire « EOG 6 % net 2021-2026 », du Gabon en mai 2021. Une opération qui a permis au Gabon de mobiliser sur le marché financier, la somme de 188 milliards de FCFA, pour payer sa dette intérieure notamment.
SG
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