Le Nouveau Gabon

Le Nouveau Gabon

La Fédération gabonaise de football (Fegafoot) vient de publier un communiqué qui annonce que le capitaine des Panthères ne fera plus partie de la sélection nationale pour la prochaine aventure des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 dont la phase finale est prévue en Côte d’ivoire.

L’attaquant du FC Barcelone et ancien ballon d’or africain (2016) a adressé une lettre annonçant cette nouvelle à la Fegafoot le 17 mai. « Après 13 ans de fierté à représenter mon pays, je vous annonce que je mets un terme à ma carrière internationale », a déclaré la superstar gabonaise. En retour, la Fegafoot a salué « l’immense carrière et la régularité au haut niveau de celui qui a su vendre, grâce à son professionnalisme, l’image du Gabon dans le monde ». Non sans rappeler le souhait de la Fédération de voir le capitaine poursuivre l’aventure avec les Panthèses.

Mais il faut noter que Pierre-Emerick Aubameyang quitte la sélection gabonaise après la CAN 2021 organisée en janvier dernier au Cameroun ; compétition au cours de laquelle, il a fait l’objet d’accusations d’indiscipline. Toutefois, il a démenti ces accusations. Mais il n’a pas pu terminer la compétition officiellement pour des raisons de santé. Testé positif au coronavirus en compagnie d’autres coéquipiers, il a été renvoyé à Arsenal, dans son club de l’époque. Il annonce sa retraite à 33 ans.

S.A.

Le ministre de l’Économie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou (photo), a représenté la République gabonaise à la 54e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement durable, organisée par la Communauté économique pour l’Afrique (CEA) à Dakar au Sénégal, les 16 et 17 mai 2022. Thème des travaux : « Financement de la relance de l’Afrique : trouver des solutions innovantes ».

Au cours de cette conférence, la ministre gabonaise a présenté les atouts du Gabon lui permettant de capter les financements innovants. Dans ce sens, a-t-elle indiqué, le pays a créé une agence géospatiale dont l’objectif est d’optimiser le potentiel forestier en accord avec la préservation de l’environnement. Aussi, il a été mis en place un plan national d’affectation des terres ; la création de deux zones économiques spéciales avec pour vocation d’accélérer le processus de transformation du bois et une troisième est en cours de création dans le sud-est du pays ; la création de neuf zones humides, conformément aux engagements pris par le Gabon à la suite de la signature de la convention Ramsar avec cinquante-sept autres pays.

« Par conséquent, à travers ces différentes actions, le Gabon peut attirer des financements innovants, notamment dans le financement vert/bleu », a déclaré le ministre de l’Économie. Tout en ajoutant que, depuis 10 ans, le pays a mis un accent particulier sur la conservation de l’écosystème du bassin du Congo. Et, le Gabon conduit à ce jour le groupe des pays africains dans le cadre des changements climatiques.

Le Gabon est un pays considéré comme un modèle en matière de gestion des forêts en Afrique centrale. Son territoire terrestre est recouvert par 23 millions d’hectares de forêt tropicale humide, soit l’équivalent de 85 % de sa superficie. Cette forêt s’inscrit dans le continuum du bassin forestier du Congo, qui constitue le deuxième « poumon vert » de la planète, après l’Amazonie. Pour son engagement en faveur de la protection des forêts, la Norvège a décidé de lui octroyer un financement de 17 millions de dollars soit environ 9,3 milliards de FCFA.

S.A.

Le gouvernement gabonais demande aux entreprises en charge du Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (Piaepal) de remettre en état les voiries où ont été réalisées des tranchées de ce projet. C’est le but de la séance de travail que les ministres de l’Énergie, Alain Claude Bilie-By-Nze et des Travaux publics, Léon Armel Bounda Balonzi, ont eu avec les entreprises chargées du chantier.

Selon le ministre de l’Énergie, les désagréments causés par les travaux commencent également à être un problème quotidien pour les populations. « Lorsque les tranchées sont ouvertes et que ce n’est pas refermé aussitôt, à la fois l’usage par les automobilistes et l’érosion née des pluies, fait que la route se dégrade davantage. Et comme les travaux ont bien avancé, il est désormais question de commencer la réhabilitation. D’où la présence à cette réunion de mon collègue des Travaux publics, pour s’assurer que la réhabilitation se fera dans les règles de l’art, dans le respect des normes établies en la matière », a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Les deux membres du gouvernement se sont rendus sur le terrain pour constater l’ampleur des travaux à réaliser. « Au niveau du ministère des Travaux publics, nous avons pris les dispositions utiles pour montrer à notre collègue de l’Énergie, la méthode à utiliser pour refermer ces tranchées-là. Et donc, notre laboratoire national du BTP a fait une étude, qui a été mise à la disposition du ministère de l’Énergie », a indiqué Léon Armel Bounda Balonzi. Les premières restaurations concernant un linéaire total de 2 km, débuteront à la fin de ce mois de mai et pourront durer 30 jours, apprend-on.

Le Piaepal est mis en œuvre par les autorités gabonaises depuis mars 2021. Ce programme est conçu pour améliorer la desserte en eau potable du Grand Libreville et satisfaire les populations. Il vise l’installation de 327 km de canalisations et les constructions de 5 châteaux d’eau, 2 stations de pompage et de 60 bornes de fontaines publiques. Il permettra à 349 000 riverains supplémentaires de bénéficier d’un accès à l’eau potable à l’horizon 2025.

Brice Gotoa

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Les audits menés sur la chaîne de transformation de la Société frigorifique du Gabon (Sifrigab) ont permis de démontrer que cette société pourra traiter chaque année 10 000 tonnes de thon après sa relance, a affirmé Koumba Kombila, chef de projet structuration de la filière thonière dans un entretien avec les Échos de l’éco.

La relance de cette société gabonaise permettra selon les autorités de développer une véritable industrie de transformation des ressources halieutiques au Gabon. Dans ce sens, le pays espère, d’ici 2025, parvenir à transformer localement, 25 000 tonnes de thons pêchés dans ses eaux.

En arrêt d’activité depuis quelques années, cette société créée pour produire du thon et transformer le poisson-sardine en boîte pourra être opérationnelle à l’horizon 2023 selon Koumba Kombila. « Il y a certes des travaux de maintenance à faire, mais, rien qui compromette la mise en route de l’usine », a-t-il affirmé. Cette usine selon la même source devrait créer environ 4000 emplois. Soit 1000 emplois directs et 3000 emplois indirects.

L’objectif du Gabon est de tirer davantage profit de ses ressources halieutiques.

SG

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Dès le 30 juin 2022, le Groupe Castel et The Coca-Cola Company (TCCC) vont mettre fin à leur collaboration pour la production, l’embouteillage et la commercialisation des boissons des marques Coca-Cola, Fanta, Sprite et Schweppes. L’annonce a été faite à travers un communiqué rendu public ce 18 mai 2022 par la Société des brasseries du Gabon (Sobraga), filiale du Groupe Castel. « Cette décision doit notamment permettre au Groupe Castel de poursuivre en toute indépendance son modèle de développement adapté aux réalités des marchés africains qui conforte sa vision stratégique », renseigne le communiqué.

Malgré cette rupture après 25 ans de partenariat, la Sobraga soutient qu’elle va continuer à proposer aux Gabonais une gamme de produits variés. « Grâce à la mise en place depuis plusieurs années d’un système de management de qualité arrimé aux plus hauts standards internationaux, la Sobraga va continuer d’innover en développant ses gammes de produits, mais aussi en veillant à proposer des boissons moins sucrées, en promouvant les emballages en verre consigné plus respectueux de l’environnement », indique l’entreprise.

En 2021 au Gabon, la branche des boissons gazeuses et alcoolisées a enregistré une consolidation de ses performances, malgré la légère baisse observée au quatrième trimestre selon la note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale. La production totale des boissons gazeuses et alcoolisées a augmenté de 10,6 % pour se situer à 3 millions d’hectolitres, portée par les bières (+11 %), les boissons gazeuses (+6,7 %) et les boissons diverses (+81 %). On a noté tout de même un ralentissement de 7 % au quatrième trimestre 2021 comparativement au trimestre précédent.

Brice Gotoa

La Sucrerie africaine du Gabon (Sucaf-Gabon) ambitionne d’accroitre sa production afin de s’étendre dans la sous-région. C’est ce qu’a laissé entendre le directeur général de cette entreprise, Chrisos Longho, au sortir de l’audience avec le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda ce 17 mai 2022.

« Nous avons des projets ambitieux, ceux déjà de couvrir la totalité du marché national à la faveur d’un plan de développement qui devrait nous permettre d’augmenter progressivement notre production. L’idée c’est qu’à travers la Sucaf le Gabon devienne entièrement indépendant en termes de consommation et de production de sucre, mais aussi commence à exporter », a déclaré Chrisos Longho.

Selon le directeur général, ce projet nécessite des investissements importants. « Le soutien et l’accompagnement de l’État dans un tel projet me paraissent nécessaires », a-t-il indiqué.

Selon la note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale, au cours de l’année 2021, la production du sucre a enregistré de bonnes performances. La production de sucre en granulé de 50 kg s’est établie à 26 004 tonnes, en hausse de 14,9 % par rapport à l’année précédente, en raison des conditions climatiques favorables.

En 2020, l’État gabonais a attribué à la Sucaf Gabon, filiale gabonaise de Somdiaa, 8 751 hectares de terre dans la province du Haut-Ogooué. Une surface supplémentaire qui devrait permettre à l’entreprise de multiplier sa production de la canne à sucre dans le pays afin de satisfaire la demande.

Brice Gotoa

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Depuis quelques semaines au Gabon, il faut faire preuve de patience pour se faire établir un passeport. Le processus de délivrance de ce document tourne au ralenti en raison du basculement au passeport Cemac, informe la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) dans un communiqué rendu public ce 17 mai 2022.

« L’implémentation et le paramétrage de ce nouveau système perturbent depuis quelques semaines le bon fonctionnement de nos services, toutefois nos équipes s’attellent à normaliser la situation. La collaboration avec les équipes de la CEMAC devrait permettre le retour à la normale dans les prochains jours », rassure la DGDI.

La DGDI présente par ailleurs ses excuses à l’ensemble des usages pour les désagréments causés. Rappelons que c’est depuis deux jours que le Gabon a officiellement homologué le passeport Cemac après des années d’hésitation.

Ce passeport est un document qui devrait contribuer à renforcer la libre circulation dans la zone Cemac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad. Il sera conforme aux dernières spécifications techniques de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur les documents de voyage, comme consigné dans son référentiel N° 9303.

SG

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Le campus de l’Université Omar Bongo (UOB) est régulièrement victime d’actes de vol et d’insécurité. Pour lutter contre ces phénomènes, le conseil rectoral envisage de mettre en place une police universitaire. L’information a été donnée par le recteur de cette institution du savoir, Mesmin Noël Soumaho au cours d’une rencontre avec la presse le 16 mai 2022.

« Au-delà de la réhabilitation de la barrière, la mise en place d’une police universitaire à l’instance des polices diplomatiques et des plages doit désormais faire l’objet d’une attention particulière des plus hautes autorités si nous voulons préserver le patrimoine infrastructurel et matériel de la première université qui célèbre son jubilé », a déclaré Mesmin Noël Soumaho.

Selon le recteur de l’UOB, il ne se passe pas un seul jour sans qu’on ne déplore des infractions dans les salles de classe ou dans des bureaux administratifs. Avec à la clé, la disparition du mobilier et d’autres matériels à usage pédagogique. Le dernier acte de vandalisme enregistré date du 10 mai dernier. « Le butin emporté par ces malfrats qui agissent généralement de nuit se chiffre aujourd’hui à 17 grilles d’antivols, 134 splits et climatiseurs, 50 chaises et tables-bancs, 4 portes emportées et 4 serrures endommagées, 14 réservoirs d’eau… ». À ces matériels s’ajoute le dispositif de sonorisation et de visionnage, des agressions morales et parfois physiques, en dépit de la présence de dix gendarmes affectés dans le campus depuis quelques mois, apprend-on.  

Face à la persistance de ces actes de vandalisme qui menacent le patrimoine matériel et infrastructurel de l’UOB ainsi que l’intégrité morale de son personnel, le conseil rectoral invite les enseignants, les étudiants, le personnel administratif et d’appui à plus de vigilance. Il exhorte les populations des quartiers environnants à dénoncer les auteurs de ces vols. « Il sollicite une fois de plus le concours des pouvoirs publics afin qu’ils mettent en œuvre tous les moyens pour parvenir à une éradication définitive de l’ensemble des facteurs de l’insécurité qui participe avec d’autres contingences à gangréner le fonctionnement de la plus grande institution universitaire de notre pays », a souligné le recteur de l’UOB.

Brice Gotoa

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Le Fablab de Moanda a démarré le 16 mai dernier la formation de la première promotion des jeunes de cette localité dans les métiers du numérique, annonce la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), principal soutien du projet.

Financé par la Comilog en partenariat avec la mairie de Moanda, ce Fablab est destiné, apprend-on, « à développer gratuitement des compétences numériques chez les jeunes Gabonais résidant dans la localité (15 à 40 ans) à travers des cursus de formation allant de 3 à 9 mois ». L’administrateur directeur général de la Comilog, Leod Paul Batolo s’est rendu sur les lieux pour encourager et échanger avec les bénéficiaires. D’après lui, le but de ce nouvel écrin technologique est de « réduire la fracture numérique chez les jeunes en suscitant des vocations dans ce secteur d’avenir, donner une chance de réinsertion professionnelle aux jeunes en situation de décrochage, inciter de nouveaux types d’activités entrepreneuriales et stimuler le développement d’un écosystème numérique local ».

Pour cette première cuvée, 26 apprenants (50 % de femmes et 50 % d’hommes) ont été retenus à l’issue d’une sélection qui a mis en compétition plus de 400 candidats, en janvier dernier. Ce laboratoire numérique doté d’équipements de pointe (imprimantes 3D, découpeuses vinyle, laser, graveurs laser, casques de réalité virtuelle, drones, etc.) propose 3 formations qualifiantes à savoir : développement web/mobile ; design/3D et électronique/robotique.  L’approche pédagogique du Fablab de Moanda se démarque des méthodes d’enseignement classiques en privilégiant la pratique et l’expérimentation.

Le secteur du numérique est un levier de croissance important pour l’économie gabonaise (5 % du PIB). De nombreuses initiatives ont vu le jour dans le domaine. À l’instar du projet gouvernemental comme « Train my generation 5000 » (partenariat Airtel-Unesco visant à former 5000 jeunes aux technologies de l’information et de la communication) ou encore la création du premier campus virtuel d’Afrique centrale (centre de ressources E-Learning Avicenne, inauguré à Libreville en 2016).

En 2018 la Société d’incubation numérique du Gabon a été lancée en partenariat avec l’État et la Banque mondiale. Cette société fournit aux entreprises des services de soutien à la transformation numérique (conseils et diagnostics, solutions informatiques, etc.). Elle fonctionne comme une couveuse d’entreprises, à travers son programme d’accélération « Cohorte Innovation 4.0 », offrant du soutien au financement et à l’exécution, accès au mentorat et aux investisseurs, formations, etc.

S.A

Le gouvernement gabonais a octroyé au groupe marocain Managem le permis d’exploration et d’exploitation du projet aurifère d’Etéké, dans la province de la Ngounié au sud du Gabon. Un accord a été signé à cet effet il y a quelques jours par le ministre des Mines, Elvis Ossindji, et le représentant de la société minière.

Sur ce site minier d’une superficie de 1408 km², l’entreprise marocaine vise une production de 2 tonnes d’or par an. Les réserves de ce gisement sont estimées à plus de 23 tonnes.

Managem travaillait déjà sur ce projet minier depuis quelques années. En 2018, elle avait finalisé l’étude de faisabilité du projet. Une opération menée par Managem Gabon, filiale à 100 % du groupe marocain, qui avait obtenu en 2017 un permis de recherche dans la région gabonaise.

En octroyant au groupe minier marocain le permis d’exploitation de l’or sur le permis d’Etéké, le gouvernement gabonais a recommandé à l’entreprise d’exploiter cette ressource de «manière responsable» avec des bénéfices pour les populations. «L’or qui a été placé par le chef de l’État comme substance stratégique va désormais matérialiser ses revenus dans l’assiette des Gabonais. Il s’agira pour nous de faire ressentir l’exploitation de cette richesse», a indiqué Wesbert Moussounda Ngoumba, directeur général de la Société équatoriale des Mines (SEM). L’exploitation de ce gisement devrait permettre la création d’au moins 150 emplois, apprend-on.

Rappelons que la société marocaine a terminé il y a quelques années l’exploitation du site aurifère de Bakoudou dans le Haut-Ogooué.

SG

 

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