Le Nouveau Gabon

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Le Gabon et la société de bourse Emrald Securities Services (ESS Bourse) sont désormais liés par une convention de financement dédiée aux PME. Elle a été signée le 10 mai dernier par Hugues Mbadinga Madiya et Yves Fernand Manfoumbi, respectivement ministre de la Promotion des investissements et ministre du Commerce.

« Cette convention d’une valeur d’un milliard de FCFA vise à contribuer à la compétitivité de nos PME tout en soutenant la garantie pour le financement bancaire », indique le ministère de la Promotion des investissements. Les PME de divers secteurs d’activités sont concernées par cet appui.

L’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) est chargée d’examiner les dossiers des candidats intéressés par ce guichet. Pour l’instant, les autorités gabonaises ne communiquent pas sur les modalités et les conditions d’éligibilité à ces financements.

Filiale du groupe d’établissements financiers et d’investissement Emrald Securities Services, ESS bourse est agréée à la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). C’est cette société qui a arrangé l’emprunt obligataire « EOG 6 % net 2021-2026 », du Gabon en mai 2021. Une opération qui a permis au Gabon de mobiliser sur le marché financier, la somme de 188 milliards de FCFA, pour payer sa dette intérieure notamment.

SG

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Gérard Elle Nguema (photo), le président du Front patriotique gabonais (FPG), a servi, le 6 mai dernier, une note à l’ambassadeur de France au Gabon, pour annoncer que son parti politique va organiser une « marche pacifique » visant à protester contre la présence de l’armée française au Gabon.

Cette marche, indique-t-il, aura lieu le 24 mai 2022 à partir de 11 heures sur l’itinéraire carrefour Camp de Gaulle, entrée Allibadeng, à Libreville. Le leader du parti explique les fondements de la marche projetée dans les termes suivants : « depuis l’indépendance de notre pays, nous ne comprenons pas la raison de la présence d’une force coloniale dans notre pays (Le sixième Bima), si le Gabon est souverain. Nous voulons par ce geste marquer notre désapprobation de manière pacifique et demandons le départ et la fermeture du Camp de Gaulle ».

La marche annoncée du FPG a peu de chance d’être autorisée, car dans la forme, il ne revient pas à l’ambassadeur de France d’autoriser les marches des Gabonais au Gabon. Mais c’est le ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, le motif de la marche peut être considéré par les autorités comme du trouble à l’ordre du public, car elle n’a pas été déclarée à l’administration en charge du secteur.

L’initiative du FPG intervient dans un contexte où au Mali, les autorités ont récemment rompu la coopération militaire avec la France. Les autorités maliennes estiment que l’appui de la France pour lutter contre les djihadistes dans le Sahel ne produit pas de résultats satisfaisants depuis plusieurs années.

Sylvain Andzongo

 

 

 

 

 

 

 

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Dans le cadre de la lutte contre la corruption, le Gabon prévoit d’implémenter la norme ISO 37001 dans toutes les administrations publiques et privées du pays. ISO 37001 est la norme internationale qui permet aux organisations de tout type de prévenir, détecter et traiter les problèmes de corruption.

Dans ce projet, le pays s’est associé à deux partenaires à savoir le cabinet de conseil et d’audit Deloitte et l’association internationale des maires francophones. Le sujet était au cœur de l’audience accordée le 9 mai dernier par le ministre en charge de la Lutte contre la corruption, Francis Nkea Ndzigue, à la Coordonnatrice du système des Nations Unies au Gabon, Savina Ammassari.

Engagé dans la lutte contre la corruption, le Gabon multiplie des stratégies pour combattre ce fléau. Le gouvernement a lancé en 2021 une campagne de sensibilisation sur les mécanismes de lutte contre la corruption dans les secteurs privé et public du pays. Selon la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, le Gabon est profondément gangrené par la corruption tant dans les administrations publiques que dans les entreprises du secteur privé. Et sur la période 2012-2016, la somme de 600 milliards de FCFA a par exemple été frauduleusement payée aux fournisseurs par l’État, selon un audit de la direction générale du budget et des finances publiques.

Parmi les autres sujets évoqués pendant l’audience de lundi dernier, on peut citer la Journée nationale de l’évaluation que le Gabon s’apprête à organiser.  L’événement est destiné à promouvoir les pratiques de l’évaluation au sein des administrations gabonaises. « L’évaluation est vraiment au cœur des efforts qu’il faut faire pour une amélioration continue des politiques publiques. Il est clair aujourd’hui qu’avec des fonds limités et des budgets limités, nous ne pouvons pas tout faire. Nous devons être sûrs que dans la planification stratégique, nous investissons là où nous pouvons avoir un retour sur investissement », a affirmé Savina Ammassari.

SG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Afin d’atténuer le conflit homme- faune, le gouvernement gabonais par l’intermédiaire du ministre des Affaires étrangères, Moussa Adamo et par l’entremise du ministère des Eaux et Forêts viennent de signer un accord pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de ce fléau avec et l’ONG kenyane Space for Giants.

Le choix de l’ONG kényane n’est pas fortuit. Depuis 2016, inspiré par les méthodes kényanes, le Gabon a lancé le Plan national de gestion du conflit homme-faune. Celui-ci consiste à construire des barrages électriques autour des 11 parcs nationaux dont la présence est souvent mise en avant pour expliquer l’exacerbation du conflit homme-faune dans le pays.

Ainsi, la Banque Mondiale a mis à la disposition du Gabon un budget de 9,5 millions de dollars afin d’explorer des stratégies et des innovations visant à réduire les conflits humains-espèces sauvages, et l’État gabonais a lui-même inscrit pour la première fois une ligne budgétaire dans la loi des finances 2020 destinée à ce conflit. Dans la loi de finances 2021, un montant de 1,6 milliard de FCFA a été budgétisé pour la gestion des conflits hommes-éléphants.

Grâce à ces ressources, le Gabon a inauguré le 18 juillet 2021 la barrière électrique du village Ghietu-y-Batu, situé à 15 kilomètres de Gamba. Construit par l’Agence nationale des parcs nationaux (Anpn), cet ouvrage ceinture une superficie de 141,7 ha. Le projet a été réalisé dans le cadre du programme de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) du pétrolier Assala Gabon (filiale d’Assala Energy) au bénéfice des communautés locales, grâce à l’expertise technique de l’ONG internationale Space for Giants qui œuvre pour la préservation de la faune et de la flore.

Au Gabon, depuis de nombreuses années, le conflit homme-faune prend des proportions inquiétantes. Les plantations des communautés villageoises sont régulièrement ravagées par des éléphants, et certains villages enregistrent des incursions récurrentes de ces pachydermes. Le gouvernement avec la collaboration des organismes internationaux et certaines organisations de la société civile a entrepris de trouver des solutions pour gérer cette question.

S.A.

 

 

 

 

 

 

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Le Premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, a eu le 10 mai 2022 une séance de travail avec le ministre de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong et les représentants de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Cette rencontre avait pour objectif de trouver des solutions au financement des structures sanitaires du pays.

« Il y a quelques dysfonctionnements observés dans le financement de nos formations sanitaires qui impactent aujourd’hui les prestations de soins dans ces différentes structures sanitaires. Le Premier ministre a demandé, aux membres du gouvernement, aux financiers, à la CNAMGS et au ministre de la Santé de lui faire le point et des propositions immédiates visant à pallier ce dysfonctionnement », a déclaré Dr Guy Patrick Obiang Ndong au sortir de la rencontre avec le Premier ministre.

Selon le ministre de la Santé, la CNAMGS est le principal bailleur des formations sanitaires. Il détient trois fonds : le fond des agents publics de l’État, celui du secteur privé et celui des Gabonais économiquement faibles. « Nous avons fait le point au niveau des recouvrements des cotisations de ces trois fonds. Il y a des efforts qui doivent être faits pour que nous soyons à un taux de recouvrement de 100% sur ces trois fonds pour donner une bouffée d’oxygène aux formations sanitaires et veiller également à une bonne gouvernance au niveau de ces formations sanitaires pour le bien des populations », a-t-il indiqué.  

Cette rencontre intervient quelques jours après la décision de la coalition des syndicats du secteur santé de suspendre l’utilisation des feuilles de soins et bons d’examen CNAMGS au sein des structures sanitaires publiques.

Brice Gotoa

 

 

 

 

 

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Le Gabon est sur le point de lancer la classification des métiers informels dans le secteur de l’artisanat. À cet effet, apprend-on, la direction générale de l’Artisanat et du développement des services rencontre le 12 mai à Libreville, les artisans dans trois branches d’activités pour la validation de la nomenclature desdits métiers.

La première branche dénommée « artisanat d’art » regroupe : photographes, peintres en tableau, sculpteurs, monteur vidéo…) La deuxième branche « artisanat de production », est constituée des métiers de couturier, bottier, imprimeur, menuisier ferrailleur, vitriers… Et la troisième branche « artisanat de services » regroupe : esthéticiennes, coiffeurs, réparateurs d’ordinateurs et d’équipements mobiliers, garagistes, restaurateurs…

Au terme des travaux, explique la Chambre nationale des métiers et de l’artisanat (Cnmag), les artisans vont ainsi reconnaître à leur niveau le cadre formel de ces métiers jadis considérés comme informels ou du domaine de la débrouillardise. Il reviendra par la suite au gouvernement leur donner un statut officiel.

Pour valoriser l’artisanat, le Gabon a inauguré le Cnmag en février dernier. Fruit d’un partenariat entre le gouvernement gabonais, l’ambassade de France au Gabon et la Chambre des métiers de l’artisanat de France, cette structure est un cadre légal pour la promotion et l’épanouissement des métiers du secteur artisanal. Le but est de permettre à ces activités de participer à la création de richesse, d’emplois et de former une classe d’entrepreneurs individuels. Selon cette structure, les artisans représentent 80 % de la population active du Gabon et regorgent de nombreux talents. Mais, la plupart de ces artisans exercent de manière informelle.

Sylvain Andzongo

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Au Gabon, du pain cuit à partir de farine de manioc est désormais possible. Une visite du ministre du Commerce Yves Fernand Manfoumbi dans une boulangerie de Libreville le 9 mai 2022 a permis de se rendre compte de sa faisabilité, dans sa phase expérimentale.

« Avec la guerre en Ukraine qui est l’un des pays auprès duquel la majorité des pays importent du blé, nos pays se retrouvent confrontés à une certaine rareté. La première réflexion du gouvernement était d’anticiper, de voir le produit qu’il faut mettre en substitution par rapport au blé. Le ministre du commerce a pris l’initiative de travailler avec les boulangers pour faire en sorte que nous puissions fabriquer un pain à base de farine de manioc », a expliqué Jean François Yanda, directeur général du commerce.

L’objectif du Gabon est de « trouver un produit de substitution au blé qui revient de l’étranger. Avec les producteurs du Haut-Ogooué, on est en train de faire des tests. Ces tests sont à 120% impeccables », a indiqué Jaber Nguembe Yasser, président de l’association des boulangers du Gabon. Selon lui, la production de ces pains met en contribution plusieurs étapes, de la production du manioc à la boulangerie.

Cette initiative du président de l’association des boulangers du Gabon en collaboration avec le ministère gabonais du Commerce devrait permettre aux autorités gabonaises de réduire la dépendance à l’importation de la farine de blé et accroître la production locale de manioc dans le pays.

Au Gabon, le manioc est consommé par plus de 80% de la population. Et selon le Pr Jacques François Mavoungou, directeur pays du programme de recherche Wave (West and Central african virus epidemiology), le Gabon importe plus de 90.000 tonnes de manioc par an pour combler le déficit par rapport à la demande.

Brice Gotoa 

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L’initiative Women in Africa (WIA) et le minier français Eramet, viennent de lancer un appel à candidatures en vue de la sélection de 30 femmes entrepreneures à former et à accompagner au Gabon. Cet appel à candidatures est destiné aux chefs d’entreprises et dirigeantes d’entreprises ayant déjà fait une première traction sur le marché (chiffre d’affaires, nombre d’utilisateurs et/ou clients, fonds levés, etc.).

Les entrepreneures sélectionnées vont bénéficier d’un accompagnement incluant formation, mentorat et accès au financement. « Après la phase de sélection des 30 lauréates de notre première promotion, le programme débutera avec des sessions de formation qui porteront sur des sujets techniques et des sujets “soft skills” tels que la rédaction du plan d’affaires ou encore la prise de parole en public. Les entrepreneures seront également formées au pitch entrepreneurial et recevront toutes les clés nécessaires afin d’accéder à des financements », explique WIA, plateforme internationale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders.

Après cette phase, les entrepreneures sélectionnées seront présentées aux investisseurs virtuels, puis accompagnées dans la recherche des financements auprès des banques. Les lauréates seront mises en relation avec un mentor qui les accompagnera dans la réalisation de leurs projets.

Les entrepreneures gabonaises intéressées ont jusqu’au 25 mai 2022 pour postuler.

Ce programme de formation est lancé dans le cadre du Hub « Femmes d’Avenir » mis en place par le groupe Eramet et Women in Africa. « À travers ce programme nous souhaitons contribuer au développement d’une communauté d’innovatrices locales, qui apportent des solutions aux nombreux défis auxquels l’Afrique est confrontée, notamment en ce qui concerne l’innovation et les nouvelles technologies, la Fintech, la transformation agricole ; et de rendre viables et durables les business models qui ressortent de ces solutions », soutient WIA.

SG

Le président de la République a sillonné les rues de Libreville ce 10 mai 2022 dans le but de constater l’état d’avancement de certains chantiers routiers engagés dans la capitale gabonaise. Au cours de cette visite, Ali Bongo Ondimba a observé quelques anomalies dans certains projets. Il a instruit au gouvernement d’accélérer le rythme des travaux et de procéder aux réhabilitations nécessaires sur certains tronçons.

« Je me suis à nouveau rendu sur le terrain ce mardi 10 mai pour constater in situ et de visu l’avancée des travaux de certains tronçons de route dans Libreville. Certaines portions ont été améliorées. D’autres laissent encore à désirer. J’ai demandé au Gouvernement d’accélérer la cadence », a déclaré Ali Bongo Ondimba sur sa page Facebook.

Ce n’est pas la première fois que le président gabonais sillonne les rues de la capitale pour constater l’état des routes. Déjà en novembre 2020, il s’était rendu dans plusieurs quartiers de Libreville et d’Owendo pour toucher du doigt les réalités du terrain. À la suite de cette visite, le gouvernement avait accéléré les travaux de construction de certaines voies à Libreville.

À noter que plusieurs axes routiers sont en cours de réhabilitation dans la capitale gabonaise dans le cadre projet de réhabilitation des voiries dans le Grand Libreville. C’est le cas des travaux de réhabilitation du Boulevard triomphal lancés en mars 2021.

SG

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des droits de l’Homme et de l’égalité des genres, Erlyne Antonela Ndembet Damas, a reçu en audience le 9 mai à Libreville, Savina Ammassari, la coordinatrice résidente, chef de l’équipe pays des Nations Unies, accompagnée de Soulef Guessom, conseillère ONU Femmes.

Au cours de cette audience, les parties ont évoqué l’ouverture de deux ateliers de renforcement des capacités relatives à la promotion de la participation des femmes à la vie publique et en politique. Ainsi, le premier atelier qui se tient ce 10 mai concernera les acteurs de la société civile, choisis parmi les partenaires habituels du ministère. Il consistera à orienter ces derniers dans leurs actions quotidiennes en matière de promotion des droits de la femme.

Le second atelier prévu pour le 13 mai s’appuiera sur le Guide des options juridiques « des quotas à la parité », outil de promotion de la participation des femmes en politique en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cet atelier mettra un accent particulier sur l’aspect juridique, notamment à travers le renforcement des capacités des hommes de loi.

Ce renforcement des capacités de la société civile et de la justice gabonaise entre dans la continuité des engagements du président Ali Bongo Ondimba, en faveur de l’égalité des droits. Il s’agit entre autres de l’instauration de la décennie de la femme (2015-2025), la mise en place de l’initiative intergouvernementale Gabon Égalité ayant conduit à l’adoption et à la promulgation de plusieurs lois en faveur des femmes ainsi que la nomination de personnalités féminines à très haut niveau de l’État.

Dans le rapport de la Banque mondiale intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2022 », le Gabon est le pays d’Afrique subsaharienne qui a fait le plus de réformes en matière de droits de la femme en 2021. À titre d’illustration, le pays s’est doté d’un Code civil et d’une loi visant à éliminer la violence à l’égard des femmes. Ce qui a fait passer son score de 57,5 en 2020 à 82,5 en 2021.

Grâce à ce score, d’après Alice Ouedraogo, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale pour le Gabon, « le Gabon est classé parmi les meilleurs pays en Afrique concernant l’égalité entre hommes et femmes ». Le Gabon occupe la 9e place des pays en Afrique subsaharienne et la première place dans la zone Cemac.

S.A.

 

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