Le Nouveau Gabon

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600 ménages des quartiers Chic, Coppa Cabana et de la zone du Lycée protestant à Port-Gentil dans la province de l’Ogooué-Maritime sont de nouveau alimentés en électricité après 24 heures d’interruption. Les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont procédé au rétablissement de la desserte en électricité desdits quartiers dans la journée du 7 mai 2022, indique un communiqué de l’entreprise.

Selon le même document, dans la nuit du vendredi 06 au samedi 7 mai 2022, un orage a provoqué d’importants dégâts matériels et causé de nombreuses perturbations dans le fonctionnement du réseau électrique. « Ce sont essentiellement des arrachements de câbles, de branchements », a précisé Laurent Nguema Edzo, chef de la division distribution électricité SEEG de Port-Gentil.

Cet épisode orageux intervient au lendemain de la mission des membres du gouvernement dans la capitale économique gabonaise les 3 et 4 mai derniers. Cette mission interministérielle avait pour but de s’assurer de la fin des travaux de construction de la ligne 90 Kv centrale Cap Lopez/Ntchengué, et du poste 90-20 Kv par la Société de patrimoine. Elle a également vérifié que le nouveau centre de formation professionnelle multisectoriel de Ntchengué disposera bien d’une alimentation en eau et en électricité dans les mois à venir. Aussi, la SEEG peut désormais procéder aux extensions de réseaux moyenne et basse tension, afin d’alimenter toute la zone sud de Port-Gentil, apprend-on.

Brice Gotoa

 

Du 4 au 6 mai, Andrew Gwodog, l’administrateur-directeur général de la société de réassurance SCG-Ré, a conduit une délégation des assureurs à Port-Gentil suite à l’incident survenu au terminal pétrolier du Cap Lopez, propriété de Perenco. Cette société est assurée par Sanlam Gabon et réassurée auprès de la SCG-Ré, le réassureur national.

« Engagés à plus de 47,75 % sur ce risque avec nos partenaires, nous avons fait le point technique sur cet incident, afin d’en connaître les causes, l’étendue des dégâts ainsi que les conséquences pour Perenco, les producteurs pétroliers, les populations, l’économie gabonaise et l’environnement », affirme Andrew Gwodog. Et d’ajouter : « Toutes ces informations permettront à la SCG-Ré d’ouvrir un dossier sinistre et de l’instruire dans les plus brefs délais ».

Aussi, au cours de cette visite, les assureurs ont évoqué des mesures de sauvegarde et de relance du terminal, les conditions d’entretien des bacs, les parties impliquées et les perspectives pour une reprise normale de l’activité au Cap Lopez. Enfin, ces assureurs ont rassuré Perenco de leur solidarité et l’ont encouragé à prendre toutes les mesures « idoines » en vue de limiter les conséquences matérielles, environnementales et économiques de ce sinistre.

Suite à l’incident survenu sur le terminal pétrolier au Cap Lopez, proche de Port-Gentil (province de l’Ogooué Maritime) le 28 avril dernier, le directeur général de Perenco Gabon, Adrien Broche, a apporté quelques explications le lendemain. « Hier matin, le 28 avril 2022 à 11 heures, une fuite a été détectée sur le bac R17 du terminal. Au moment de la fuite, le bac contenait 50 000 m3 de pétrole brut en attente de chargement pour l’export. Bien que le pompage ait été immédiatement initié par les équipes, la fuite s’est amplifiée et le pétrole s’est répandu dans les bacs de rétention prévus à cet effet », a expliqué Adrien Broche.

Face à l’incident, l’ensemble du personnel a été rassemblé et évacué, puis le terminal a été arrêté, et les opérations de réception, de stockage et d’expédition de brut ont été suspendues.

Sylvain Andzongo

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Dans le cadre du programme gouvernemental « Gabon Égalité », le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Guy Patrick Obiang Ndong, a rencontré le 5 mai à Libreville, l’ensemble des points focaux des Commissariats de police du Grand-Libreville.

Il s’est agi, apprend-on, pour le ministre et ces points focaux, de consolider le dispositif d’assistance juridique des femmes victimes des violences autour du numéro vert gratuit « 1404 ». Le membre du gouvernement les a invités à une meilleure synergie et à une mutualisation des actions aux bénéfices des différentes victimes des violences basées sur le genre (VBG).

« Pour cela, les différents commissariats doivent mettre en place des équipes de veille prêtes à intervenir à tout moment en cas d’alerte du 1404. Pour lui, les différentes parties prenantes de ce projet doivent contribuer à mettre fin à toutes ces violences pour le bien-être des femmes », a indiqué le ministre de la Santé. Aussi, il a affirmé qu’il va saisir son collègue en charge de l’Intérieur à l’effet d’organiser des rencontres mensuelles de reporting qui permettront d’établir une traçabilité des différentes interventions à la suite des appels du 1404.

Huit mois après le lancement du numéro d’urgence « 1404 », le service gouvernemental « Gabon égalité » a déclaré que 1 747 appels relatifs aux violences basées sur le genre ont été traités à fin novembre 2021. Soit une moyenne d’à peu près 218 appels par mois. Sur les 1 747 appels au secours traités et orientés, apprend-on, 68 ont débouché sur des prises en charge de victimes dans les hôpitaux publics. « Ces appels ont aussi conduit à l’accueil de 277 personnes dans les cellules d’écoute du ministère des Affaires sociales », selon le service gouvernemental.

Les femmes représentent 90 % des victimes de violences sexuelles et 83 % des victimes de violences économiques au Gabon. Il existe peu de services offrant aux femmes victimes une prise en charge médicale, psycho-sociale et judiciaire. Ce constat fait par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, a conduit le gouvernement à adopter un projet de loi portant élimination des violences faites aux femmes, pour pallier l’absence d’une législation spécifique pour l’élimination des violences subies par les femmes et d’une prise en charge sociale, sanitaire, psychologique et judiciaire.

S.A

Dans le cadre du projet de développement des statistiques, le gouvernement gabonais prépare la deuxième phase du Recensement général de l’agriculture (RGA) qui est celle de l’Enquête de production végétale et animale (EPVA-2022). Cette opération de collecte de données agricoles se déroulera dans les 9 provinces du pays informe une note du secrétaire général de l’Agriculture, Serges Rufin Okana, adressée le 4 mai 2022 aux directeurs provinciaux et chefs de secteurs agricoles.

 « La direction générale de la statistique et la direction générale de l’agriculture lancent un appel à candidatures pour le recrutement des agents-enquêteurs sur toute l’étendue du territoire national du 8 au 15 mai 2022. Les dossiers doivent être déposés dans les directions provinciales de l’agriculture (chefs-lieux de province) ou les secteurs agricoles (département). Pour les candidats de la province de l’Estuaire, les dossiers sont à déposer à la direction provinciale d’agriculture », indique Serges Rufin Okana.

Ce recrutement concerne le personnel disponible des différentes directions du ministère en charge de l’agriculture ; le personnel disponible des autres administrations déconcentrées (gouvernorat, préfecture, conseil départemental, mairie, etc.) ; et les personnes disponibles sans emploi. Le candidat de nationalité gabonaise doit, être âgé de 24 ans au moins et de 49 ans au plus ; avoir au moins le BEPC ou son équivalent ; parler couramment français et une langue locale ; être entièrement disponible pour toute la durée de l’opération de collecte, c’est-à-dire 9 mois y compris le mois de formation ; avoir une expérience dans le domaine agricole et avoir participé à la première phase du RGA ; et être disposé à passer les nuits dans les villages.

Les dossiers de candidature sont composés d’une demande manuscrite adressée au directeur général de la statistique, directeur national du recensement ; d’une copie de la carte nationale d’identité́ ou du passeport en cours de validité́ ; de deux photos d’identité́ couleur ; d’une autorisation de sa hiérarchie pour participer aux activités de collecte de l’enquête de production végétale et animale (pour les agents administratifs) et d’une attestation de participation à la phase de dénombrement du RGA.

En 2020, le Gabon en collaboration avec la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a réalisé la première phase du RGA, dite « phase de dénombrement ». Cette phase a révélé que le Gabon compte 353 171 personnes vivant dans les ménages agricoles, dont 105 932 sous des exploitations agricoles. Le RGA vise à identifier la structure des exploitations agricoles de types traditionnel et moderne au niveau national. In fine, il s’agit de trouver des solutions pour atténuer la dépendance alimentaire et agricole du pays et de diversifier l’économie à travers la mise en valeur du potentiel agricole.

Brice Gotoa

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Près de deux ans après la création des zones agricoles à forte productivité au Gabon, 600 parcelles ont déjà été attribuées dans cinq localités du pays. À savoir, de Kango et Andem dans la province de l’Estuaire, Idemba et Mboukou dans la Ngounié et Bifoun-Abanga dans le Moyen Ogooué, apprend-on au ministère de l’Agriculture.

Il s’agit des parcelles sécurisées et cadastrées dont les superficies vont de 1 à 1000 hectares. Les bénéficiaires se recrutent parmi des coopératives agricoles, des exploitants locaux, des PME agricoles et agro-industrielles qui souhaitent développer leurs activités. Les cinq zones agricoles à forte productivité représentent un total de 75 000 hectares de terres disponibles.

Cette initiative vise à « encourager et accompagner les investisseurs nationaux et étrangers à devenir des modèles d’entrepreneurs agricoles », expliquent les services du Plan d’accélération de la transformation (PAT) de l’économie gabonaise.

Car, à l’horizon 2025, le Gabon projette de produire localement plus de 50 % de la consommation alimentaire du pays. Ce qui lui permettra d'accroître la part de l’agriculture dans le produit intérieur brut du pays. Ce secteur représente actuellement moins de 5 % du PIB.

SG

Depuis ce 5 mai 2022, le Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (Symefoga) et le Syndicat national des agents de santé (Synas) ont décidé de ne plus recevoir, jusqu’à nouvel ordre, les patients assurés par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). Leur position est exprimée dans une lettre adressée le 5 mai 2022 au Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda.

« Nous coalition des syndicats de la santé décidons de la suspension de l’utilisation des feuilles de soins et bons d’examens Cnamgs dans les structures publiques à compter du 5 mai 2022, et ce jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire sur la lettre.

Selon les syndicalistes, cette décision est consécutive au silence du gouvernement face aux nombreuses interpellations de la coalition sur les dysfonctionnements au sein des structures hospitalières publiques. « En date du 25 avril 2022, nous, coalition des syndicats du secteur santé vous avons saisi pour signifier les difficultés des structures de santé à fonctionner correctement et à assurer les missions régaliennes qui sont celles d’offrir des soins de qualité aux populations gabonaises » renseigne le courrier adressé au Premier ministre. Depuis plusieurs mois, les services dans les différentes structures de santé, apprend-on, fonctionnent à minima quand ils ne sont pas fermés du fait des équipements incomplets ou vétustes, de la rupture en réactifs, consommables et médicaments jusqu’aux antirétroviraux.

Ces dysfonctionnements sont dus essentiellement à « l’incapacité » de la Cnamgs à liquider sa dette vis-à-vis des hôpitaux publics. Selon la directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), Dr Marie-Thérèse Vane, les ristournes de la Cnamgs constituent la principale source de revenus du CHUL. « Lorsqu’elles ne nous sont pas régulièrement reversées, comme c’est actuellement le cas, elles biaisent le fonctionnement même à minima de l’hôpital. C’est aussi ces ristournes qui permettent le paiement des différentes primes, objet de mouvements sociaux que vous observez », avait-elle indiqué au cours d’une rencontre avec la presse. Les syndicalistes accusent également la mauvaise gouvernance des établissements publics de santé faute de managers véritables à la tête de ces structures.

Ainsi, tous les patients se rendant dans une structure hospitalière publique doivent désormais débourser la somme de 10 000 FCFA pour rencontrer un médecin spécialiste, 7 500 FCFA pour une consultation en médecine générale et payer beaucoup plus que ça pour faire des examens. Or avec la Cnamgs les patients ne payaient que 20 % de toutes les prestations dans ces hôpitaux. La consultation est totalement gratuite pour les femmes enceintes assurées à la Cnamgs, ainsi que pour les bébés de moins de 3 mois.

Brice Gotoa

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Pour fluidifier la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), le Comité de pilotage du Programme de réformes économiques et financières (Pref-Cemac) a demandé aux États de réduire les postes de contrôle sur les corridors entre les pays. C’était lors de sa session de décembre 2021, a-t-on appris au cours de la conférence internationale co-organisée les 28 et 29 avril 2022 à Libreville par la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi).

« Il a été demandé aux pays de rationaliser les postes de contrôle au niveau des différents corridors, et si possible de faire une communication sur les contrôles qui sont officiels. Actuellement, les concertations se poursuivent pour que les États puissent rationaliser davantage divers contrôles afin de fluidifier davantage la libre circulation des personnes et des biens », a affirmé Jean-Claude Nguemeni, directeur de la surveillance multilatérale à la Commission Cemac.

Dans ce cadre, la Commission de la Cemac « est en train de mettre en œuvre une politique sectorielle pour lever des barrières sur les corridors. Et ça s’effectuera avec l’appui et l’accompagnement des États. Il nous faut de véritables mesures politiques pour qu’on arrive comme l’Afrique de l’Ouest à une véritable intégration physique, à une véritable circulation des biens et des personnes », a affirmé Bertrand Doukpolo, directeur de l’enseignement supérieur à la Commission Cemac. Il poursuit : « Là, nous avons déjà un passeport unique Cemac, il ne reste que le Gabon qui va bientôt homologuer son passeport. Une fois que le passeport sera homologué, l’espace Cemac disposera d’un document pour la libre circulation. Mais, nous voulons pousser plus pour arriver par exemple à la carte d’identité Cemac. Et ce n’est pas une illusion, ça va se faire. C’est tout un processus ».

Pesanteurs

Pour les opérateurs économiques, une réelle intégration permettra le développement économique de la sous-région. Car, pour l’instant, il existe encore plusieurs pesanteurs. D’après Alain Ba Oumar, président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), il y a encore des produits qui sont taxés dans la Cemac malgré l’effectivité de la libre circulation. Et à en croire des transporteurs congolais et camerounais, ils sont tous les jours victimes des tracasseries policières et douanières. Ces derniers dénoncent également la corruption et la multiplication des taxes le long des corridors qui comptent plus de 100 postes de contrôle. À titre d’exemple, selon des chiffres obtenus au ministère du Commerce, entre Eboro (frontière avec le Cameroun) et Libreville, l’on dénombre environ 100 postes de contrôle pour le compte de plusieurs administrations. Et « c’est dans l’intérêt de nos entreprises que ces mesures (prises pour la libre circulation : NDLR) soient mises en œuvre intégralement et qu’on puisse facilement vendre nos produits dans la sous-région », a affirmé Alain Ba Oumar.

Pour le président de la Commission, il y a des règles à respecter dans le cadre de cette libre circulation. « Naturellement, la libre circulation n’est pas la libre installation. Nous mettons des outils et règles en place. Les États s’adaptent à ces règles. C’est vrai qu’il y a encore des progrès à faire. J’ai récemment fait le corridor Yaoundé-Libreville et c’est impossible de circuler. Les gens qui ont des marchandises rencontrent effectivement des problèmes, mais nous travaillons pour qu’il y ait moins d’obstacles à la circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. C’est un travail de longue haleine », a affirmé Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission Cemac.

Au Gabon par exemple, des mesures ont déjà été prises dans ce sens. Les autorités gabonaises prévoient notamment de supprimer certains postes de contrôle et de filtrage sur le long des corridors liant le pays aux États voisins (Cameroun, Guinée équatoriale, Congo). À en croire le ministère du Commerce, le poste de contrôle de Ntoum non loin de Libreville a déjà été officiellement supprimé. Le poste de Mebo le sera également.

Sandrine Gaingne

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Le renouvellement des organes de gouvernance de la Chambre de commerce, d’agriculture, d’industrie, des mines, et de l’artisanat du Gabon, est prévu pour le 6 juin 2022. Un communiqué signé le 4 mai 2022 par le ministre du Commerce, Yves Fernand Manfoumbi, précise que les élections concernent l’Assemblée générale et le bureau de la chambre.

Dans cette perspective, « le ministre gabonais du Commerce, des petites et moyennes entreprises porte à l’intention des opérateurs économiques légalement constitués des secteurs commerce, agriculture, élevage, pêche, forêt et environnement, industrie et mines, service, artisanat et métier, exerçant sur l’ensemble du territoire, de l’ouverture de la campagne d’inscription sur les listes électorales à partir du 5 mai 2022, afin de constituer le fichier électoral », renseigne le communiqué.

Selon le membre du gouvernement, eu égard à l’arrêté portant organisation des élections à la Chambre de commerce, d’agriculture, d’industrie, des mines, et de l’artisanat du Gabon, les opérateurs économiques sont tenus de s’inscrire au siège de la Chambre de commerce à Libreville. Les autres lieux d’inscription sont les délégations provinciales de la Chambre de commerce à Port-Gentil et à Franceville, et les gouvernorats des provinces du Moyen-Ogooué, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué-Ivindo, de l’Ogooué-Lolo et du Woleu-Ntem.

Créée en 1935, la Chambre de Commerce du Gabon est un organe représentatif des intérêts de l’ensemble des opérateurs économiques exerçants légalement sur le territoire national. Elle accompagne les opérateurs économiques et les jeunes entrepreneurs gabonais. L’accompagnement aujourd’hui se traduit par plusieurs éléments dont l’écoute et le conseil, l’information et la formation et l’appui divers, les mises en relation d’opérateurs au niveau local et international, l’appui pour découvrir un marché, etc. Le bureau actuel est dirigé par le président Jean Baptiste Bikalou.

Brice Gotoa

Le président de la République Ali Bongo Ondimba a reçu ce 5 mai 2022, le maire de Libreville Christine Mba Ndutume. Cette dernière était allée faire l’état des lieux de la ville de Libreville dont elle est la maire depuis le mois de juillet 2021. Parmi les points abordés, la question de l’insalubrité dans la capitale gabonaise.

« Elle a saisi cette occasion pour présenter au chef de l’État, les “Week-end propres” et l’informer du déploiement des opérations de nettoyage des grands carrefours visant à maintenir la ville propre », indique la présidence de la République.

Les week-ends propres consistent essentiellement au ramassage des déchets, au désherbage et au curage des caniveaux... à Libreville.

L’édile de Libreville est également revenu sur sa participation au sommet mondial des gouvernements locaux et régionaux de l’Organisation des Nations unies, durant lequel, elle a présenté le programme Gabon Égalité et la politique environnementale du Gabon.

C’est la première audience accordée à Christine Mba Ndutume par le président de la République depuis son élection au mois de juillet 2021 comme Maire de Libreville.

SG

« La médecine traditionnelle semble être la seule option face aux maladies mentales. Aujourd’hui, mettons un terme à cette croyance en contactant le 1324 ». C’est le message actuellement diffusé par les autorités sanitaires gabonaises.

Ainsi, il a été mis en place un numéro vert que les usagers peuvent appeler pour la prise en charge des maladies mentales. Disponible 24 h/24, ce numéro recueille des demandes d’assistance des familles dont les membres et connaissances souffriraient de démence. Au Gabon, les populations ont pris l’habitude de tourner le dos aux établissements hospitaliers dédiés pour confier les patients aux tradipraticiens ou des marabouts sans que le processus de guérison chez ces derniers ne soit prouvé au plan scientifique.

La mise en place de cette cellule d’écoute fait suite à une campagne du Centre national des maladies mentales de Melen à Libreville, qui mène une lutte contre l’errance des malades mentaux pour une meilleure prise en charge. En 2021, ce centre a initié le ramassage des personnes souffrant de troubles mentaux et abandonnés dans les artères de Libreville pour qu’ils bénéficient désormais des soins gratuits.

C’est depuis 2020 que l’opération de transfert des malades mentaux errants à travers les rues de la capitale gabonaise a démarré. Elle consiste à récupérer, transférer, traiter et renvoyer dans leurs familles ces personnes malades. Cette opération se fait au prorata des places disponibles dans ce centre psychiatrique confronté aux problèmes de capacité d’accueil.

S.A.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] lenouveaugabon . c o m

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