Le Nouveau Gabon

Le Nouveau Gabon

Selon les rapports compilés du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus au Gabon, le pays n’a plus enregistré de cas d’hospitalisation de réanimation ou de décès des suites de Covid-19 depuis près de deux mois.

En effet, de la mi-mars au début du mois de mai en cours, aucun cas n’a été enregistré dans les catégories citées plus haut. Selon ce Comité, le Gabon a enregistré six nouveaux cas positifs sur 901 tests réalisés, soit un taux de positivité́ de 0,7 %, 00 personne hospitalisée dont 00 en réanimation, 12 nouvelles guérisons et 00 nouveau décès. Au total, indique le Comité, sur les 1 594 523 tests réalisés depuis le début de la pandémie en mars 2020, le pays a enregistré́ 47 608 cas positifs, dont 07 cas actifs actuellement, 47 297 guérisons et 304 décès.

Le Comité n’explique pas cette baisse de cas de Covid-19. Mais cela se passe dans un contexte où jusqu’en début d’année 2022, le Gabon appliquait encore des mesures très strictes contre la pandémie. Notamment la distanciation sociale, le port du masque dans les lieux publics, l’exigence des tests PCR et de laissez-passer pour les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, etc.

Mais depuis mars dernier, justement, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a annoncé la fin de toutes ces mesures restrictives qui avaient déjà sérieusement impacté le tissu économique du pays et la vie des citoyens en général. Depuis lors, les compagnies aériennes à destination du Gabon peuvent désormais embarquer des passagers sans qu’il leur soit exigé de présenter un test négatif du coronavirus. Cette mesure facilite les voyages sur le territoire gabonais, car au plus fort de la crise sanitaire, les passagers devaient présenter un test PCR d’une validité de 72 heures au moins. Cette mesure d’assouplissement rejoint d’autres levées concernant : l’obligation d’isolement dans un établissement hôtelier, l’obligation pour les voyageurs de se soumettre à un test PCR à leur arrivée à l’aéroport international Léon Mba.

Sylvain Andzongo

L’opérateur de téléphonie mobile au Gabon, Moov Africa Gabon Telecom ouvre du 10 au 30 mai 2022 les inscriptions de la 2e édition du Startup challenge, informe un communiqué rendu public ce 10 mai par l’entreprise. L’initiative qui encourage l’innovation et l’émergence des talents prometteurs dans le secteur des nouvelles technologies primera les trois projets les plus intéressants pour une valeur globale de 20 millions de FCFA.

« Cette année, l’innovation majeure consistera à permettre au champion national de participer à la grande finale groupe qui se tiendra à Rabat (Maroc) avec les 10 finalistes. Les lots de la grande finale sont les suivants : 1er prix : 7,5 millions de FCFA + 2 semaines de programmes d’échange à l’étranger ; 2e prix : 5 millions de FCFA + 2 semaines de programme d’échange à l’étranger : et le 3e prix 3 millions de FCFA + 2 semaines de programme d’échange à l’étranger » renseigne le communiqué.

Le programme Startup challenge récompense les startups gabonaises qui excellent dans différents domaines en apportant une réelle valeur ajoutée à la technologie 4G/5G. Notamment, «IOT: internet des objets», «Health-Tech: solutions digitales pour la santé», «Ed-Tech : solutions digitales pour l’éducation», «Agri-Tech : solutions digitales pour l’agriculture», «Fin-Tech : solutions digitales pour le paiement mobile» et «Smart city: Solutions pour les villes intelligentes et le transport».

Selon le communiqué, les startups à très fort potentiel de développement bénéficieront de l’expertise, du financement et du réseau des partenaires de Gabon Telecom, afin de mener à bien leur projet d’innovation et de renforcer l’ancrage du Gabon. Les candidats auront droit à une phase d’accompagnement pendant laquelle un panel de 10 startups sera sélectionné. Cet accompagnement «spécifique et adapté» portera sur les plans de croissance des candidats retenus et «leur faciliter l’accès à un réseau de mentor, d’experts et d’investisseurs », indique le communiqué.

À la 1ere édition de la Startup challenge organisée en 2021, le 1er prix a été remporté par la startup « Ntchina d'Alvine Yeno. Elle a reçu un chèque de 10 millions de FCFA, permettant ainsi à la jeune entrepreneure de matérialiser son projet.

Brice Gotoa

Le pétrolier Maurel & Prom (M&P) a annoncé ce 10 mai 2022 le rétablissement de sa production sur le permis d’Ezanga au Gabon. La société pétrolière basée en France avait été contrainte de réduire sa production de 80 % sur ce permis en raison de l’incident survenu le jeudi 28 avril sur les installations du terminal pétrolier de Cap Lopez, opéré par Perenco.

La restauration de la production sur ce permis « est en cours depuis le 4 mai », selon la société. Par conséquent, « les capacités d’évacuation sont désormais remontées à un premier palier d’environ 10 000 barils/jour, ce qui a permis le redémarrage progressif des puits par Maurel & Prom », informe la société.

Par ailleurs, la « fin des restrictions d’export et le retour de la production vers son niveau précédent l’incident (production d’environ 19 000 b/j en 100 %, soit 15 200 b/j en part M&P de 80 %) sont attendus d’ici la fin de la semaine », souligne l’entreprise.

Rappelons que la société Maurel & Prom avait été contrainte de réduire sa production sur le permis d’Ezanga au Gabon de 19 000 barils/jour à 4 000. Ce, à la suite d’une fuite d’hydrocarbures sur un bac de stockage du terminal pétrolier de Cap Lopez, non loin de Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué Maritime. Un incident qui a également contraint la société Perenco à suspendre les exportations de pétrole depuis ce principal point de départ du pétrole gabonais vers le marché international.

SG

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Le Gabon va bientôt organiser un forum sur l’investissement. Le projet est porté par l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI) avec la collaboration de l’Institut du Forum mondial du tourisme. Un protocole d’accord en vue de l’organisation conjointe dudit forum a été signé le 6 mai entre les deux partenaires, informe l’ANPI ce 9 mai.

Ce forum, dont la date n’est pas encore connue, « mettra en valeur les opportunités d’investissement au Gabon et dans les pays de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) », précise l’ANPI.

Cet événement permettra également d’identifier les meilleures façons de promouvoir le développement du Gabon à travers des partenariats publics privés, identifier des projets pour le développement des femmes et des jeunes, et rassembler des représentants d'institutions économiques internationales et de groupes d'investissement.

Basé à Londres en Angleterre, l’Institut du Forum mondial du tourisme est un institut de recherche qui soutient le tourisme durable et universellement accessible. Il encourage le tourisme responsable.

SG

Après une année 2020 record, le groupe gabonais BGFIBank a réalisé en 2021, un résultat net de 46 milliards de FCFA pour l’exercice clos au 31 décembre 2021, publié ce 9 mai. Ce résultat est en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente rapporte l’Avis financier de la banque. En 2020, la société avait enregistré un résultat net de 44 milliards de FCFA, en hausse de 114 % par rapport à l’année 2019.

Ainsi, « le Groupe BGFIBank qui évolue dans des environnements juridiques et règlementaires de plus en plus exigeants, a, après une année 2020 marquée par des performances exceptionnelles, poursuivi sa dynamique de croissance et confirmé une fois de plus sa résilience », affirme la banque.

Une résilience qui s’est traduite également par une hausse de 11 % du total bilan de la banque, une augmentation des dépôts de la clientèle de 13 %, une augmentation des crédits à la clientèle de 10 %, une augmentation du produit net bancaire de 5 %. « Ce produit net bancaire est constitué à hauteur de 68 % par la marge nette d’intérêts, dont la hausse de 2 % sur la période est à mettre en relation avec la hausse de la production commerciale, l’assainissement du portefeuille clientèle, la hausse des placements sur titres, et ce malgré le resserrement des marges et la hausse du coût des refinancements interbancaires », indique la banque.

Par ailleurs, la poursuite de la consolidation des fonds propres en part du Groupe a eu pour effet au 31 décembre 2021, l’augmentation de 12 % de la valeur mathématique de l’action de BGFI Holding Corporation, qui s’établit à 261 665 FCFA au 31 décembre 2021, contre 233 589 FCFA à la clôture précédente, apprend-on.

Ces performances traduisent la solidité financière de la banque au 31 décembre 2021. Une solidité qui justifie la notation financière renouvelée de l’agence régionale Bloomfield Investment Corporation à la banque. En effet, l'agence a attribué à la BGFIbank, à long terme, la note A+ avec une perspective stable, et à court terme, un A1 - avec une perspective stable.

SG

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Le Premier ministre gabonais Rose Christiane Ossouka Raponda a pris part le 9 mai 2022 à Abidjan en Côte d’Ivoire, à l’ouverture officielle de la 15e session de la Conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Elle représentait le président Ali Bongo Ondimba auprès du président ivoirien Alassane Ouattara et des autres chefs d’État pour trouver des solutions aux défis liés à la désertification et la restauration des sols dégradés.

 Selon la communication gouvernementale, le sommet d’Abidjan a été l’occasion pour le Premier ministre de présenter aux chefs d’État et de gouvernement, la contribution du Gabon à la stratégie de restauration des terres dégradées et son impact sur l’atténuation des effets néfastes provoqués par les sécheresses en conséquence du dérèglement climatique.

Prenant la parole au nom du chef de l’État gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda a rappelé l’engagement du Gabon dans la préservation de l’écosystémique du Bassin du Congo dont la perte « provoquerait des centaines de millions de réfugiés climatiques, avec un effet dévastateur sur la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique ».

Au cours de cette rencontre, apprend-on, les chefs d’État et de gouvernement ont lancé « l’Appel d’Abidjan » qui réaffirme l’engagement des parties envers le programme de développement durable à l’horizon 2030, s’agissant notamment de la neutralité en matière de dégradation des terres.

La COP15 est un moment clé dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Selon la Banque africaine de développement, 45 % de l’Afrique est constituée de terres arides, et trois quarts des terres productives sont dégradées. La lutte contre la dégradation des terres et la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse sont indispensables à la croissance économique et au progrès social. Pour rappel, le Gabon fait partie, depuis le 6 septembre 1996, des 197 États membres de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

Brice Gotoa

L’étude d’impact environnemental et social (EIES) réalisée dans le cadre du projet de construction de la route d’accès et la bretelle de raccordement à l’aéroport international de Libreville est disponible. Elle a été récemment déposée auprès de la direction générale de l’environnement et de la protection de la nature par la société Gsez Airport, informe Stephen Stanislas Mouba, directeur général de l’Environnement.

« Ce document est consultable pour avis dans les locaux de la direction générale de l’Environnement pendant 10 jours » et passé ce délai, « aucun avis ne sera pris en compte dans le processus administratif de validation de cette étude d’impact environnemental et social », précise Stephen Stanislas Mouba.

Les enquêtes menées dans le cadre de cette étude environnementale et sociale entre décembre 2021 et janvier 2022 ont permis d’établir que 600 familles pourraient potentiellement être impactées par la destruction des infrastructures se trouvant sur l’emprise du projet de construction de cette voie. Des familles à déguerpir et à indemniser.

Prévu pour être lancé au premier semestre 2022, pour une durée de 18 mois, le chantier de construction de la voie de contournement de l’aéroport international de Libreville sera exécuté dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’État gabonais et Gsez Airport, concessionnaire de cet aéroport. C’est une voie qui sera construite sur six kilomètres en 2 fois 2 voies, et desservira la commune d’Akanda. Elle permettra d’atténuer les embouteillages dans cette partie de la ville.

SG

En partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et l’Organisation des Nations unies pour l’environnement, le Gabon travaille à la mise en place d’un observatoire pour la gestion des déchets chimiques, a-t-on appris lors l’édition 2022 de la journée mondiale de la santé récemment célébrée au Gabon.

« Il s’agit d’un observatoire qui va permettre au Gabon de disposer des données factuelles et fiables sur la problématique de tous les produits chimiques qui ont un impact sur la santé humaine. Il s’agira aussi de voir comment sont gérés ces déchets lorsque ces produits chimiques là sont utilisés ainsi que leurs conséquences sur la santé humaine », a expliqué Stephen Stanislas Mouba, directeur général de l’Environnement.

« C’est un projet dont nous copilotons la mise en œuvre pour pouvoir gérer, catégoriser les déchets chimiques, identifier les pistes de leur gestion et de leur élimination et nous assurer qu’ils ne viennent pas contaminer les environnements qui vont porter atteinte à la santé », a affirmé pour sa part, le Dr Inoua Aboubacar, point focal santé et environnement, Conseiller en charge du renforcement du système de santé à l’OMS Gabon.

Cet observatoire sera lancé dans un contexte où le Gabon à l’instar de plusieurs pays africains voit sa production industrielle et agricole s’intensifier, accompagnée d’un recours conséquent aux intrants chimiques. Des produits chimiques industriels dangereux, selon l’OMS, tels que les polluants organiques persistants, les pesticides, le plomb et le mercure… qui sont utilisés et sont rejetés directement dans le sol, l’air et l’eau, avec des conséquences majeures sur l’environnement et la santé des populations.

SG

Le Gabon envisage d’auditer les comptes et les marchés passés dans le cadre du projet Renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale (Rcejps) pour les exercices 2020, 2021 et 2022. Un avis à manifestation d’intérêt pour recruter des consultants chargés de mener cet audit externe a été lancé le 5 mai dernier.

L’objectif de cet audit est d’« obtenir l’assurance raisonnable que les États financiers pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives qu’elles soient dues à la fraude ou à l’erreur ; obtenir une opinion permettant d’établir si les états financiers ont été préparés, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel d’information financière applicable », explique le ministère de la Formation professionnelle.

Le consultant devra également exprimer une opinion professionnelle indépendante sur la situation financière du projet, vérifier que les fonds du projet ont été utilisés aux fins prévues et conformément aux dispositions de l’accord de financement. Il devra aussi s’assurer que les réalisations physiques du projet correspondent aux fonds décaissés et au calendrier des sorties de fonds, et faire rapport sur les états financiers du projet. Les candidats intéressés ont jusqu’au 19 mai 2022 pour postuler.

Le Projet de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale est financé par la Banque africaine de développement, sous forme de prêt. Le coût total du projet est de 94,04 millions d’euros. 90 % de cette enveloppe (84,63 millions d’euros) provient de la BAD, complétée par 10 % (9,41 millions d’euros) de fonds de contrepartie nationale. Lancé en 2018, il a pour but de contribuer à l’amélioration de l’employabilité des jeunes et au renforcement de l’inclusion sociale au Gabon.

SG

Le ministre gabonais chargé de l’Industrie, Pacôme Moubelet-Boubeya, a lancé des visites dans les unités industrielles dans la capitale Libreville et à l’intérieur du pays, depuis quelques jours.

Ces visites, apprend-on, ont pour objectifs de relever les difficultés et les attentes des industriels installés au Gabon. Car, quelques semaines après sa rencontre avec le Premier ministre, il annoncé 54 projets prioritaires en matière de développement industriel, que le gouvernement gabonais entend « pleinement » consolider dans le cadre de la Stratégie nationale d’industrialisation. Ladite stratégie prévoit, entre autres, des appuis financiers et institutionnels des pouvoirs publics à 54 projets industriels que le gouvernement va sélectionner sur la base de leur potentiel et leur impact.

Même si tous les 54 projets qui seront soutenus n’ont pas encore été dévoilés au public, l’on peut déjà avoir une petite idée sur les secteurs qui intéressent le gouvernement. Ainsi, Pacôme Moubelet-Boubeya a déjà eu à visiter le producteur d’eau minérale (Andza) Soboleco, le producteur de sucre Sucaf, et des unités industrielles dans le secteur du bois à Lastourville. Après les provinces de l’Estuaire et du Haut-Ogooué, le ministre de l’Industrie poursuivra son périple par les provinces de l’Ogooué Maritime, de la Ngounié, du Moyen Ogooué et du Woleu-Ntem.

S.A.

 

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