Le fonds Okoume capital, filiale du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS) et l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) viennent de mettre en place une coalition pour promouvoir le Made in Gabon.
À cet effet, le directeur général de l’Agasa, Alia Maganga-Moussavou, et Chimène Ayito, le directeur général d’Okoume Capital, ont tenu une séance de travail, le 4 mai à Libreville pour discuter du programme annuel de soutien à 50 entreprises gabonaises, dont 16 opèrent dans le secteur agroalimentaire.
Les deux parties ont alors identifié les axes d’accompagnement des acteurs de la filière agroalimentaire sélectionnés. Il s’agit pour l’Agasa de former ces entreprises aux bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. Ce qui aboutira, au terme du processus, à la délivrance des agréments sanitaires et le suivi sanitaire. « Cette approche qualitative participera au développement des start-ups, à la promotion des produits locaux transformés et à de meilleurs débouchés pour les très petites entreprises gabonaises », explique l’agence.
Le programme d’Okoume dénommé « Fabrique des champions » lancé en 2021, vise à apporter un soutien financier et technique aux entreprises au Gabon ayant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 80 millions de FCFA, dans les secteurs de l’agriculture et agro-industrie, des mines et carrières ainsi que du bois et forêts. Les entreprises sélectionnées dans La Fabrique des champions bénéficient selon Okoume Capital des formations et de conseils destinés à renforcer leur organisation et leur performance.
S.A.
Les autorités gabonaises travaillent actuellement à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires pour encadrer la digitalisation des enseignements au Gabon. C’est l’objectif de l’atelier co-organisé par le ministère de l’Éducation nationale et l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef) du 4 au 6 mai 2022 à Libreville.
« L’expérience vécue lors de la pandémie de la Covid-19 qui a bousculé le mode d’apprentissage traditionnel (en présentiel) nous amène à réfléchir sur les canaux de transmission des savoirs en milieu scolaire et à nous arrimer aux évolutions technologiques pour migrer vers une offre diversifiée de l’enseignement à distance », a déclaré Valentin Mboumba, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale.
Il s’agit d’établir un cadre juridique visant à définir les conditions et les modalités de la digitalisation des enseignements au profit des apprenants du primaire, du secondaire et de l’université. « Les travaux qui vont se dérouler pendant trois jours représentent un fondement important puisqu’il s’agit de travailler sur le cadre légal du digital dans l’éducation. Sans le cadre légal, il est difficile d’avancer de façon résolue et sûre », a indiqué Dr Noël Marie Zagreb, représentant du bureau Unicef au Gabon.
Au terme de cet atelier, apprend-on, débutera la phase expérimentale de la digitalisation des enseignements avec un échantillon de 9 établissements pilotes répartis sur trois provinces, dont l’Estuaire, le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Lolo, avant sa généralisation sur toute l’étendue du territoire national. Ce programme d’appui à la promotion de l’enseignement à distance et à l’introduction du digital dans le primaire au Gabon s’inscrit dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT) initié par le gouvernement.
Brice Gotoa
Un groupe d’investisseurs turcs est actuellement au Gabon dans le but d’explorer les opportunités qu’offre le pays. Conduit par l’ambassadrice de Turquie au Gabon, ce groupe a été reçu le 4 mai 2022 par le ministre chargé de la Promotion des investissements, Hugues Mbadinga Madiya.
« La visite du jour avait pour objectif, d’étudier avec le membre Gouvernement et son cabinet, les différentes opportunités qui pourraient s’offrir à l’investissement turc. Les hommes d’affaires ont par exemple évoqué la construction d’hôtels 4 étoiles entre autres pistes proposées », explique le ministère de la Promotion des investissements.
Une visite de plus des hommes d’affaires turcs au Gabon qui démontre de leur intérêt de plus en plus grandissant pour le pays. Au Gabon, ils sont déjà engagés dans plusieurs projets. Notamment, des projets d’investissements dans le secteur énergétique, touristique, éducation entre autres. Parmi les projets en cours entre les deux pays, l’on peut citer celui de la construction d’une centrale solaire 20 MW à Mouila par la société turque Désiba. À noter que les deux pays ont signé en juillet 2021, deux accords dans le secteur éducation.
SG
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La Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) organise un test d’entrée à l’École nationale de la concurrence, de la consommation et de la répression de la fraude (Enccrf) de Montpellier en France session 2022-2023. Selon un communiqué rendu public ce 4 mai 2022 par cette administration, le nombre de places disponibles à l’Enccrf est limité à 4 personnes.
« Les dossiers de candidature devront être déposés au plus tard le vendredi 27 mai 2022 à 15 h 30 min, délai de rigueur, au secrétariat du directeur du personnel et des moyens, porte 22 » renseigne le communiqué. Les épreuves se dérouleront le 4 juin 2022 à Libreville.
Selon le directeur général de la DGCC, Luther Steeven Abouna Yangui, sont autorisés à y participer, les agents civils de l’État titularisés de la catégorie A, hiérarchie A1. Le candidat doit avoir une ancienneté en qualité d’agent public d’au moins 5 ans et être âgé de 49 ans au plus à la date du test. L’agent de la DGCC doit être titulaire d’un baccalauréat et d’un diplôme universitaire BAC+4 au moins dans les filières de sciences, économie, droit, gestion et statistiques.
Les dossiers de candidature sont composés entre autres, d’une lettre de motivation ; d’un certificat médical datant de moins de 3 mois ; de 2 photos d’identité récentes ; d’un acte de naissance légalisé ; d’une copie de prise de service ; d’un bulletin de solde blanc ; d’une copie de l’arrêté portant titularisation ou confirmation et d’une copie de l’arrêté portant intégration ou engagement dans la Fonction publique.
L’Enccrf dépend du ministère français de l’Économie. Ce service à compétence nationale de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) assure la formation initiale et continue des inspecteurs (catégorie A) et des contrôleurs (catégorie B) de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Brice Gotoa
La Confédération patronale gabonaise (CPG) a réagi ce 4 mai 2022 à la démission de plusieurs de ses membres. Dans un communiqué, dont Le Nouveau Gabon a eu copie, son président Alain Ba Oumar (photo) affirme qu’il « prend acte du départ de certains de ses membres en désaccord » avec les nouvelles orientations de la confédération et « demeure disponible pour envisager leur réintégration au moment opportun ».
Alain Ba Oumar a saisi cette occasion pour dresser le bilan de ses activités depuis son élection en 2017 comme président de ce mouvement patronal. Il cite notamment à son actif la mise en œuvre de plusieurs réformes comme les nouveaux Codes pétrolier, minier et du travail. Il évoque également, les discussions en cours entre les entreprises des secteurs extractifs (pétrole, mines) et la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) sur la réglementation des changes, l’annulation par le gouvernement de certaines dispositions fiscales (taxe sur les transferts et primes de logement dans la loi des finances 2022) ainsi que la contribution à la formulation du projet de loi pour les investissements. Il met en outre à son actif l’arrivée de deux nouveaux secteurs d’activités importants à la CPG à savoir l’agro-industrie avec le Groupe Olam et la santé avec près d’une vingtaine de pharmacies et une clinique.
Le président du principal mouvement patronal du pays met également en avant les projets en cours tels que la mise en place au sein de la CPG d’un écosystème favorable au développement de champions nationaux (Fonds de garantie de 60 milliards de FCFA, formation en ligne, organisation de la sous-traitance dans le cadre du développement des chaînes de valeurs de la CPG, recherche de partenaires en joint-venture à travers les organisations patronales partenaires à travers le monde, etc.) ou le partenariat avec le Mouvement des entreprises de France (Medef) pour la numérisation des contenus de formation professionnelle pour améliorer l’employabilité des jeunes Gabonais.
Une réponse aux membres démissionnaires qui ont affirmé que l’actuel président de la CPG ne défendait pas leurs intérêts. Cette sortie de la CPG fait, en effet, suite à la démission récente de plusieurs de ses membres. L’on se souvient en effet que huit syndicats et associations d’entreprises ont récemment mis fin à leur adhésion à la CPG. Il s’agit de l’Association professionnelle des établissements de crédit (APEC), le Syndicat des importateurs et exportateurs (SIMPEX), l’Union des représentants automobiles et industriels (URAI), le Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SEBTP), le Syndicat des sociétés hôtelières et restaurants (SSHR), le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), le Groupement des transporteurs terrestres (GTT) et le Général business machines (GBM).
Sandrine Gaingne
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La sous-secrétaire d’État américaine, Wendy Sherman va séjourner à Libreville au Gabon les 5 et 6 mai prochains selon un communiqué du gouvernement américain.
Le programme de sa visite prévoit une rencontre avec le président Ali Bongo Ondimba, le ministre des Affaires étrangères, Michael Moussa-Adamo et le ministre de la Défense, Félicité Ongouori Ngoubili, pour discuter notamment de la promotion de la protection de l’environnement, la lutte contre la crise climatique et le renforcement de la coopération en matière de sécurité. La sous-secrétaire visitera également l’arboretum Raponda Walker pour s’informer sur l’œuvre de pointe du Gabon en matière de conservation des forêts pour lutter contre la crise climatique, informe le gouvernement américain.
Cette visite rentre dans le cadre d’une tournée africaine entamée le 2 mai par la sous-secrétaire d’État américaine. Pendant cette tournée, elle s’est rendue en Afrique du Sud et en Angola.
Elle est accompagnée dans cette tournée par la secrétaire d’État adjointe chargée des Affaires africaines, Molly Phee et la directrice principale du Conseil de sécurité nationale pour l’Afrique, Dana Banks.
SG
Le ministre du Budget et des comptes publics, Édith Ekiri Mounombi épouse Oyouomi, a reçu en audience, le 3 mai à Libreville, son homologue de la République démocratique de São Tomé et Príncipe, Engracio do Sacramento Soares da Graça.
« Les échanges ont essentiellement porté sur le modèle gabonais de gestion des finances, notamment en matière de programmation et d’exécution des dépenses dont la République démocratique de São Tomé et Príncipe souhaite s’inspirer ».
Dans le détail, le gouvernement de São Tomé souhaite dupliquer le modèle budgétaire gabonais qui est une programmation par objectif. Ce modèle consiste à affecter des ressources budgétaires par programme (pouvant s’étaler sur trois exercices) à l’inverse de ce qui se faisait dans les lois de finances précédentes où les ressources étaient affectées par dépenses unitaires. Par ailleurs, la digitalisation de l’exécution des dépenses et sa programmation en mode dématérialisée intéressent São Tomé.
Cet attrait vers le modèle gabonais intervient dans un contexte où les ressortissants gabonais qui se rendent à São Tomé et Príncipe n’auront plus besoin de visa et inversement. L’exemption de demande de visa entre les deux pays a été signée le 3 mai 2022 à Libreville entre le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michael Moussa Adamo, et son homologue santoméenne, Edite Ten Jua. Un acte qui vise à renforcer la coopération entre le Gabon et São Tomé avec de nombreux enjeux économiques.
S.A.
La direction générale de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) envisage de créer un centre de formation nationale de football à Moanda dans la province du Haut-Ogooué. Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé a fait l’objet d’une rencontre à Libreville le 3 mai 2022, entre le ministre des Sports, Franck Nguema et l’administrateur directeur général de Comilog, Léod Paul Batolo.
« L’objectif est de pouvoir allier formation et participation au championnat national de football. Depuis plusieurs années le constat qui a été fait, c’est qu’il y avait un championnat de football qui ne donnait pas pleinement satisfaction à la direction générale de la Comilog et qui a pensé qu’aujourd’hui, avec l’évolution du monde de football, mettre un accent sur la formation demeurait une priorité. D’où ce projet d’académie de football que nous espérons voir le jour dans les meilleurs délais », a déclaré André Massard, directeur de la communication de Comilog.
Selon la direction générale de la Comilog, le centre permettra aux jeunes joueurs d’être bien formés pour espérer devenir des footballeurs professionnels. « Nous sommes persuadés que la formation c’est ce qui permettra d’avoir de nouvelles pépites à l’instar de Pierre Emerick Aubame Eyang, de Bouanga et d’autres joueurs qui font la force des Panthères aujourd’hui », a indiqué le directeur de la communication.
La Comilog, filiale du groupe français Eramet, sera également partenaire de la course de 10 km de Franceville « Run in Masuku » qui aura lieu au mois d’août prochain.
Brice Gotoa
Le gouvernement gabonais projette de construire un port sec dans la Zone économique spéciale de Nkok où il accorde des facilités (administratives et fiscales) aux entreprises qui souhaitent s’y installer.
Dans ce sens, apprend-on, le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats publics privés, chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires, Hugues Mbadinga Madiya, s’est rendu à Nkok, le 30 avril dernier. « Cette visite avait pour but de permettre au membre du gouvernement de visiter le site qui abritera le nouveau port sec. Ledit port accueillera des barges d’une capacité de 1000 à 2000 tonnes, cela, en fonction des marées » renseigne le département ministériel.
Pour l’heure, l’administration n’a pas encore dévoilé à quelle échéance cette infrastructure portuaire sera opérationnelle. Le port sec est une étendue de terre aménagée et connectée à un port maritime par voie routière, ferroviaire ou fluviale pour le groupage et la distribution des marchandises dans l’hinterland.
Nkok comprend 3 zones principales : la zone commerciale, la zone résidentielle et la zone industrielle. Cet espace économique spécial est géré par 23 administrations, engageant 144 personnes chargées d’opérer une plateforme de près de 6000 personnes, réparties au sein de 85 entreprises en production.
Sylvain Andzongo
La Confédération africaine de football (CAF) a saisi le 29 avril dernier le ministre gabonais des Sports Franck Nguema. Dans ce courrier, elle demande des explications au sujet de l’interpellation du président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), Pierre-Alain Mounguengui, rapporte le quotidien l’Union.
D’après le quotidien national, la CAF sollicite dans « les meilleurs délais » toutes les informations relatives à l’incarcération du président de la Fegafoot ainsi qu’à sa récente réélection à la tête de l’instance faitière du football gabonais.
Réélu à la présidence de la Fegafoot le 16 avril dernier, Pierre-Alain Mounguengui, avait été placé en détention provisoire le 27 avril 2022 à la prison centrale de Libreville. Selon des sources judiciaires, l’ancien arbitre international serait accusé de n’avoir pas dénoncé les faits de pédophilie dans le milieu sportif gabonais. Mais, d’après les avocats de Pierre-Alain Mounguengui, ces accusations ne seraient pas documentées.
SG
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