Le Nouveau Gabon

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Les ressortissants gabonais qui se rendent à Sao Tomé-et-Principe n’auront plus besoin de visa et inversement. L’exemption de demande de visa entre les deux pays a été signée ce 3 mai 2022 à Libreville entre le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michael Moussa Adamo, et son homologue santoméenne, Edite Ten Jua.

« Nous venons de procéder à la signature de cet accord d’exemption de visa qui est en souffrance depuis 2015. C’est un accord qui a été travaillé par les deux parties depuis des années. Il y a eu plusieurs opportunités de signer, mais du fait de la Covid, du manque de liaison aérienne, cet accord n’a pas pu être signé », a déclaré Michael Moussa Adamo.

Cette signature vient renforcer la coopération entre le Gabon et Sao Tomé avec de nombreux enjeux économiques. « Ça permet de développer des échanges commerciaux entre nos deux pays. Les entreprises gabonaises peuvent entrevoir la possibilité d’aller s’installer à Sao Tomé et vice versa », a indiqué le membre du gouvernement gabonais. Selon lui, pour un séjour de moins de 90 jours, « vous n’avez pas besoin de prendre un visa. C’est une facilité que nous avons avec beaucoup d’autres pays », a-t-il souligné.

Sao Tomé-et-Principe est l’un des plus petits pays d’Afrique. Cette terre au large du Gabon fait partie d’un archipel formé de deux îles, São Tomé et Príncipe, qui s’étend sur environ 1000 km2.

Brice Gotoa

La société pétrolière Maurel & Prom a annoncé le 2 mai dernier qu’elle va réduire progressivement sa production sur le permis d’Ezanga au Gabon de 19 000 barils/jour jusqu’à 4 000, soit une baisse de près de 80%.

Cette décision a été prise à la suite de l’incident survenu le jeudi 28 avril sur les installations du terminal pétrolier de Cap Lopez opéré par Perenco. Une fuite d’hydrocarbures sur un bac de stockage du terminal a conduit à la suspension de ses activités de réception et d’export jusqu’à nouvel ordre.

« La reprise de la production sur Ezanga vers son niveau normal pourrait ainsi intervenir dans les prochains jours. Des solutions d’export alternatives sont par ailleurs déjà en cours d’examen, afin d’accélérer si besoin le retour à la normale de la production d’Ezanga », soutient Maurel & Prom. Cette dernière précise que Péreco, l’opérateur du terminal, travaille actuellement à la remise en route de ses installations. Le pétrolier franco-britannique a notamment renforcé la sécurité sur ce terminal.

Maurel & Prom a découvert son premier champ pétrolier au Gabon en 2006 dans le lac Ezanga, vers Lambaréné. Puis, en 2014, elle a signé un contrat d’exploration et de partage de production (CEPP) Ezanga au Gabon, pour une durée de 20 ans. Basée à Paris en France, la compagnie est détenue à 72,7% par la Société nationale indonésienne des Hydrocarbures, Pertamina.

Sandrine Gaingne

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Selon l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), les demandes de bourse sur la plateforme eBouse de l’année académique 2022-2023 se feront du 4 juillet au 15 aout 2022. L’annonce a été donnée à travers une note-circulaire de son directeur général, Sandra Flore Mambari Pinze Abessolo, signée le 29 avril 2022.

Selon l’ANBG, tous les candidats devront procéder à la création d’un compte et effectuer la demande de bourse en ligne sur eBourse en se connectant sur www.anbg.online. « La création du compte eBourse ne constitue pas une demande de bourse. Elle permet uniquement de s’inscrire sur la plateforme. Il faut obligatoirement suivre toutes les étapes de la procédure de demande de bourse pour finaliser le processus. L’adresse mail et le mot de passe sont indispensables pour accéder à son compte. Il est donc indispensable de les retenir. Les documents de mauvaise qualité et ceux téléversés aux mauvais endroits seront rejetés », précise l’agence.

D’après Sandra Flore Mambari Pinze Abessolo, le téléversement d’une prescription ou inscription dans un dossier doit être compris comme un simple vœu qui pourrait être validé ou invalidé. « Pour toute information complémentaire relative à l’engagement décennal, se rapprocher des gouvernorats », a-t-elle indiqué.

C’est depuis 2020 que la plateforme eBourse a été mise en place pour permettre aux demandeurs de bourses de postuler depuis un smartphone ou un ordinateur sans avoir à se déplacer. Selon les données de l’ANBG, le Gabon a dépensé 30,68 milliards de FCFA pour accorder des bourses dans l’enseignement supérieur en 2019.

Brice Gotoa

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Huit syndicats et associations d’entreprises ont récemment mis fin à leur adhésion à la Confédération patronale gabonaise (CPG), a-t-on appris dans un communiqué datant du 20 avril 2022 et signé par ces anciens membres. Il s’agit de l’Association professionnelle des établissements de crédit (APEC), du Syndicat des importateurs et exportateurs (SIMPEX), de l’Union des représentants automobiles et industriels (URAI), du Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SEBTP), du Syndicat des sociétés hôtelières et restaurants (SSHR), du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), du Groupement des transporteurs terrestres (GTT) et du Général business machines (GBM).

 « À ce titre, ces syndicats, leurs membres et les entreprises concernées ne sauraient désormais être associés aux activités et communications de la CPG ni être engagés par les actes de celles-ci. De même, ne pouvant se prévaloir de leur adhésion, la CPG ne saurait désormais s’exprimer en leur nom et pour leur compte », précise le communiqué.

Les raisons de cette démission n’ont pas été dévoilées par ces associations d’entreprises et syndicats. Mais, des sources en leur sein soutiennent que l’actuel président de la CPG Alain Ba Oumar (photo) ne défend pas leurs intérêts. Raison pour laquelle, ils pensent à créer un autre groupement qui pourrait mieux le faire, apprend-on.

Pour l’instant, la CPG n’a pas réagi à ces démissions. Avant ces départs, la CPG compte plus de 250 entreprises qui représentent et produisent à ce jour près de 80% du PIB et plus de 90% de la main-d’œuvre formelle du Gabon, selon Alain Ba Oumar.

SG

Suite à l’incident survenu le 28 avril dernier au terminal du Cap Lopez, non loin de Port-Gentil, Pérenco a entrepris de renforcer ses installations sur le terminal, informe le ministère du Pétrole qui a fait une décente sur le site le weekend dernier. Le pétrolier franco-britannique a notamment doublé les merlons autour des bacs de rétention tout en érigeant des barrages préventifs. Toute chose qui enraye le risque de voir le brut se retrouver dans la mer, précise la même source.

« La situation est bien maitrisée. Les équipes sont à pied d’œuvre pour sécuriser les installations. Un pompage d’hydrocarbures retenus par des merlons est en train d’être effectué sur d’autres tanks. L’objectif est de pomper rapidement ces hydrocarbures afin que les installations impactées par ce déversement soient nettoyées et que le terminal rentre dans son fonctionnement optimal », a indiqué Edgard Mbina Kombila, directeur général des hydrocarbures (DGH).

Sur le plan environnemental, le ministère du Pétrole rassure également que l’activité de la pêche n’a pas été impactée par cet incident. « Il n’y a pas à ce jour de dépôt de pétrole dans la mer. L’incident survenu au terminal ne nous empêche nullement de pratiquer notre activité, vu qu’il n’y a aucune trace de pétrole dans l’eau », a indiqué pour sa part Freddy Cocovi, secrétaire général de la chefferie du Cap Lopez.

Pourtant, des acteurs de la société civile avaient qualifié cet incident de « catastrophe écologique ». Ils avaient pour cela demandé au gouvernement de procéder à un audit et à une évaluation des structures d’évacuation, de transport et de stockage de Pétrole au Gabon, pour éviter ce genre d’incident à l’avenir.

En rappel, l’incident s’est produit le 28 avril dernier. L’entreprise pétrolière a détecté une fuite d’hydrocarbures sur un bac de stockage du Terminal Cap Lopez situé non loin de la ville de Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué Maritime. Au moment de la fuite, le bac qui a une hauteur de 18 mètres était rempli à 60% et contenait 50 000 m3, soit 300 000 barils de pétrole brut en attente de chargement pour l’export.

Une situation qui a provoqué une suspension jusqu’à nouvel ordre des exportations de pétrole depuis ce principal point de départ du pétrole gabonais vers le marché international. La situation est aujourd’hui maitrisée selon les autorités gabonaises.

Sandrine Gaingne

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La capitale gabonaise, Libreville abrite depuis le 28 avril 2022 une conférence internationale sous le thème : « Les instruments et les enjeux de l’intégration régionale en Afrique Centrale ». Cette rencontre devrait permettre aux participants de revoir la politique de la libre circulation dans la sous-région.

Selon le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), Pr Daniel Ona Ondo (photo), la libre circulation est un fait réel aujourd’hui. « Tous les pays ont le passeport Cemac. Or, lorsque vous avez un passeport Cemac, vous êtes libres de circuler dans la zone. J’étais à la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) pour aller voir le spécimen de ce passeport. C’est pour dire que tout est en place, les outils sont en voie de conception », a-t-il déclaré.

Mais, précise le président de la Commission de la Cemac, la « libre circulation » ne signifie pas « libre installation » où l’on fait ce qu’on veut. « La libre circulation répond à des règles qu’il faut respecter. Et l’avantage qu’on a au niveau de la Communauté, c’est que lorsqu’une règle supranationale est prise, celle-ci s’impose à tous les États. C’est vrai qu’il y a encore des progrès à faire, mais nous faisons des efforts », a ajouté le président de la Commission de la Cemac. Les défis à relever portent sur la circulation des marchandises. « Les gens qui ont des marchandises rencontrent effectivement des problèmes, mais nous travaillons pour qu’il y ait moins d’obstacles à la circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. C’est un travail de longue haleine ».

Co-organisée par la commission de la Cemac et la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi), cette conférence internationale a pour objectif de poursuivre la réflexion sur l’intégration régionale en Afrique centrale et de soutenir la recherche académique africaine sur ce sujet. Car « l’intégration régionale en Afrique centrale représente un important vecteur de promotion de la croissance et du développement pour les États de la région », a ajouté Pr Daniel Ona Ondo,

durant 48 heures, les intervenants se proposent de traiter ces grandes questions en organisant la réflexion autour de trois thématiques. Notamment l’intégration commerciale, la macroéconomie de l’intégration régionale, et l’intégration régionale comme instrument de résilience. La conférence est destinée à un public large d’universitaires, de scientifiques, de décideurs publics et privés, et est ancrée dans une recherche académique de haut niveau.

Brice Gotoa

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) en charge de la Cemac va séjourner à Libreville du 3 au 8 mai prochain, a-t-on appris auprès de la représentation locale de l’institution financière. Au centre de cette mission, des discussions sur le système bancaire avec la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).

À en croire le bureau de la représentation du Fonds au Gabon, c’est une mission périodique d’évaluation de la zone économique et monétaire Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). L’objectif étant d’évaluer la solidité du système financier actuel de la zone et ses défis afin de proposer des solutions.

Cette rencontre se tient dans un contexte où la République centrafricaine (RCA), l’un des six pays de la Cemac, a décidé d’adopter le Bitcoin comme monnaie officielle.

Mais, apprend-on auprès du FMI, ce point ne sera pas à l’ordre du jour de cette rencontre.

SG

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Suite à l’incident survenu sur le terminal pétrolier au Cap Lopez, proche de Port-Gentil (province de l’Ogooué Maritime) le 28 avril dernier, le directeur général de Pérenco Gabon, Adrien Broche (photo), apporte quelques explications ce 29 avril 2022.

« Hier matin, le 28 avril 2022 à 11 heures, une fuite a été détectée sur le bac R17 du terminal. Au moment de la fuite, le bac contenait 50 000 m3 de pétrole brut en attente de chargement pour l’export. Bien que le pompage ait été immédiatement initié par les équipes, la fuite s’est amplifiée et le pétrole s’est répandu dans les bacs de rétention prévus à cet effet », explique Adrien Broche.

Face à l’incident, l’ensemble du personnel a été rassemblé et évacué, puis le terminal a été arrêté, et les opérations de réception, de stockage et d’expédition de brut ont été suspendues, apprend-on. Par la suite, « les parties prenantes ont été informées et une situation de force majeure a été déclarée afin de mettre les installations en sécurité et prévenir tout dommage environnemental. À ce jour, les équipes sont à pied d’œuvre pour installer des barrages flottants à titre préventif, pomper les hydrocarbures retenus dans les bacs de rétention et remettre en service le terminal », soutient-il.

Le directeur général de Perenco Gabon annonce par ailleurs qu’une enquête sur la cause de la défaillance du réservoir de stockage sera menée dans « les meilleurs délais ».

SG

 

A travers un communiqué rendu public ce 29 avril 2022, le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba informe les populations d’Okolassi, dans le 2e arrondissement de la commune de Ntoum, que plusieurs missions y séjourneront à compter du 2 mai 2022. C’est dans le cadre du projet « Mouvingui » porté par la Caisse de dépôt et consignation (CDC), dont l’objectif est de mettre à la disposition de la caisse 5 000 parcelles viabilisées à moindre coût dans la zone d’Okolassi.

Ces missions sont effectuées sous le contrôle de la CDC, afin d’établir une cartographie détaillée des ménages et autres propriétés, ou les biens situés sur l’emprise du projet, renseigne le communiqué.

« Il s’agit de marquages topographiques de délimitation de la zone du projet ; codification des propriétés potentiellement impactées ; enquête socio-économique et inventaires ; études d’impact environnemental et social », a indiqué Marie Françoise Dikoumba.

Le gouverneur invite les autorités préfectorales, communales, les auxiliaires de commandement, et les populations d’Okolassi de prendre toutes les dispositions nécessaires, pour favoriser le bon déroulement de ces opérations, qui marquent une phase majeure dans la réalisation de ce « projet d’envergure nationale ».

Cette décision intervient six mois après la signature en octobre dernier d’un accord de partenariat dans le cadre du projet entre la CDC et l’Agence d’exécution des activités de la filière Forêt-bois (Aeaffb). Les termes de cet accord, apprend-on, portent essentiellement sur la déforestation d’une assiette forestière attribuée à la CDC d’une superficie de 385 hectares située à Okolassi. Spécifiquement, il s’agit pour l’Aeaffb de réaliser des travaux d’inventaires dans la zone de morcellement du projet Mouvingui, en tenant compte des essences et des espèces identifiées, géolocalisées à intérêt social en vue de leur préservation.

Brice Gotoa

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Dans sa récente note conjoncture, le ministère de l’Économie informe que le secteur gabonais des assurances a enregistré une contreperformance. En effet, le chiffre d’affaires réalisé par le secteur des assurances régresse de 1,7 %, à 83,7 milliards de FCFA. Cette baisse est due à la mauvaise tenue de la branche Non Vie.

Selon le ministère de l’Économie, la branche assurance non-Vie couvre 88 % du volume des activités du secteur. Sur la période d’analyse, le chiffre d’affaires de cette branche subit une baisse de 2,7 % à 73,56 milliards de FCFA contre 75,57 milliards de FCFA, un an plus tôt. Cette évolution est consécutive à la faiblesse des produits « Automobile », « Total Transports » et « Risques divers » qui ont chuté respectivement de 13,2 %, 11,4 % et 77,2 %, malgré le relèvement des produits « Maladie » (27 %) et « Responsabilité civile générale » (11,2 %).

À l’inverse de la branche non-Vie, la branche Vie constituée essentiellement des produits d’assurance épargne/retraite, mixte et décès s’est bien comportée. Elle couvre 12 % du total des émissions du secteur. À fin décembre 2021, le chiffre d’affaires de la branche Vie s’est élevé à 10 milliards de FCFA contre 9,27 milliards à la même période en 2020. Soit une hausse de 7,9 %. Cette performance est en lien avec l’affermissement des produits épargne/retraite (+30,5 % à 6,54 milliards) et décès (+18 % à 2,67 milliards).

Les compagnies Assinco, le groupe Sanlam et le groupe Ogar contrôlent le marché national des assurances. Leurs parts de marché, mesurées en termes de primes du secteur, représentent 67 % du chiffre d’affaires global du secteur.

S.A.

 

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