Le Nouveau Gabon

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La Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) vient de se doter d’un centre de psychologie appliquée. Le directeur général de cette structure, Christian Magni, a donné son quitus pour cet investissement, indique un communiqué de l’entreprise.

Ce centre devrait permettre à l’entreprise d’effectuer un recrutement plus efficace dans la sélection des candidats et dans l’attribution des postes, grâce à un ensemble de tests psychotechniques variés. Elle est destinée à évaluer les facultés telles que la logique ou l’exercice de la mémoire.

La Setrag compte donc exploiter ces techniques afin de mesurer les capacités cognitives des candidats à travers notamment des tests d’aptitude psychométrique qui permettent d’aborder le comportement, la personnalité ou encore l’intelligence émotionnelle de ces derniers. Selon la Setrag, l’objectif étant de combiner capital humain et capital technique pour booster de manière qualitative la productivité des agents. Ce qui devrait aider la filiale d’Eramet à avoir un personnel qualifié pour des postes spécifiques. Et par conséquent, améliorer ses résultats.

Une psychologue australienne spécialisée dans l’édition et la digitalisation des tests psychotechniques a formé durant quelques semaines les agents de la Setrag dans l’utilisation de cet outil administratif.

Brice Gotoa

Le trafic illégal du bois fait perdre au Gabon chaque année plus de 184,8 milliards de FCFA, a indiqué le ministre délégué aux Eaux et forêts, Stéphane Bonda. C’était au cours d’un atelier de formation des magistrats et des juges sur l’application des lois en matière de lutte contre le commerce illicite du bois le 26 avril 2022 à Libreville.

Ce phénomène qui n’est pas nouveau au Gabon perdure en raison de la faiblesse de l’application du cadre légal du secteur forestier. « Pour appliquer les lois, il faut des gens qui connaissent la loi. Et ensuite, ces gens doivent avoir les moyens. Et au-delà de ces moyens, ces personnes doivent pouvoir se mobiliser sur le terrain en étant capable à la fois de sensibiliser les différentes composantes de la société, qui sont concernées par la problématique, tout en étant capable de stopper les actions sur le terrain et de conduire les procédures judiciaires jusqu’au bout. Donc, il n’y a pas de problème de lois, mais, un problème d’application de la loi », a expliqué Ghislain Moussavou, directeur général des forêts.

Pour Stanislas Koumba, magistrat hors hiérarchie, le cadre légal présente tout de même quelques faiblesses. « On est supposé connaître toute la loi, mais il y a des détails. Il y a aussi certains événements qui arrivent et qui nous font comprendre que même la loi elle-même a des faiblesses. Donc, il nous faut surmonter cela », a-t-il relevé.

Cet atelier de formation des magistrats et des juges sur l’application des lois en matière de lutte contre le commerce illicite du bois a donc pour but de mettre en place des procédures qui vont renforcer la lutte contre ce fléau. À en croire l’ONG Brainforest, une bonne partie du bois coupé illégalement dans les forêts gabonaises ainsi que des espèces forestières protégées sont vendues clandestinement sur le marché asiatique. Un phénomène qu’il faut stopper afin que ce secteur contribue davantage au développement économique du pays. À noter que la forêt est la deuxième source des richesses du Gabon avec une contribution au produit intérieur brut (PIB) d’environ 6 %.

SG

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Le ministre gabonais de la Justice, chargé des droits de l’homme, Erlyne Antonela Ndembet Damas a échangé le 25 avril 2022 à Ottawa au Canada avec le commissaire du service correctionnel du Canada, Anne Kelly, informe le ministère de la Justice. L’objectif de cette rencontre était de discuter sur la façon dont ce service pourrait appuyer le projet du Gabon sur la modernisation de ses structures pénitentiaires.

Depuis quelques années, le Gabon est engagé dans la transformation de son système judiciaire. À travers cette immersion au Canada, le Gabon se met à l’école du fonctionnement général et de la gestion des établissements du service correctionnel canadien. Cette initiative engagée par le Gabon devrait permettre d’améliorer les conditions de vie des détenus dans les prisons gabonaises, selon le ministère de la Justice.

Le service correctionnel du Canada, apprend-on, est une agence fédérale du gouvernement du Canada responsable de l’incarcération et de la réhabilitation de criminels condamnés à deux années et plus. Il s’occupe également de la gestion des pénitenciers, et de la surveillance des délinquants et des délinquantes dans le cadre de différents types de mesures libératoires.

Trois points marquent la volonté du Gabon à transformer en profondeur son système pénitentiaire, selon le ministère de la Justice. Il s’agit de sa culture du respect de la personne humaine, de ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale avec notamment son statut de membre de la Commission de droit de l’homme et l’entrée prochaine du Gabon au Commonwealth.

Le programme de reconstruction des prisons gabonaises et d’amélioration des conditions de détention des prisonniers concerne l’ensemble des infrastructures pénitentiaires du pays. Actuellement membre du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le Gabon veut s’arrimer aux textes qu’il a signés et ratifiés en matière de respect et d’observation des droits de l’homme.

Brice Gotoa

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Une campagne de vaccination contre la rougeole est en cours au Gabon pour une durée de cinq jours, informe le ministre de la Santé. Ces opérations « gratuites » de vaccination ciblent les enfants de 9 mois à environ 5 ans. Le vaccin est couplé à l’administration de la vitamine A dans six provinces : Estuaire, Haut-Ogooué, Moyen-Ogooué, Ngounié, Ogooué-Maritime et Woleu-Ntem.

La campagne lancée ce 26 avril sur l’étendue du territoire gabonais est organisée, car « depuis quelque temps, nous enregistrons des cas de rougeole chez les enfants. Cette situation est liée au fait que certains parents n’ont pas soit vacciné leurs enfants contre la rougeole, ou n’ont pas respecté le carnet de vaccination édicté par l’OMS contre la rougeole », explique Guy Patrick Obiang Ndong.

Pourtant, selon le membre du gouvernement, la rougeole est une maladie contagieuse qui peut entraîner des contaminations chez les enfants. D’où l’importance de cette campagne qui est menée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé, l’Agence française de développement et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).

SG

Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Guy Patrick Obiang Ndong, a reçu à Libreville le 22 avril 2022, les responsables des centres d’accueil qui œuvrent pour la protection des enfants en difficulté au Gabon, en présence du directeur général des Affaires sociales.

Au cours de cette rencontre, apprend-on, le membre du gouvernement a regretté le manque de dispositions juridiques qui encadrent leurs activités. À cet effet, il a rappelé « l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités de ces structures en matière de réglementation afin que les aspects de droit des enfants soient strictement respectés comme le souhaitent les plus hautes autorités du pays non sans condamner l’anarchie observée dans la gestion de certains centres ».

Il a par ailleurs fustigé la lourdeur de la procédure d’adoption dans ces structures compte tenu de l’accumulation de plusieurs dossiers de demande d’adoption privant ainsi ces enfants d’amour et d’affection. Il a tenu à rappeler que la durée de résidence des enfants dans ces structures ne saurait dépasser trois mois conformément à la réglementation en vigueur. « Aussi, le ministre a saisi cette occasion pour mettre en garde les agents des Centres d’accueil sur la divulgation des informations relatives à l’adoption ou au placement d’un enfant dans une famille gabonaise », apprend-on.

Face à la difficulté de prise en charge médicale de ces enfants dans les maisons d’accueil, le ministre a annoncé l’élaboration des conventions avec les structures sanitaires publiques notamment le Centre hospitalier universitaire mère-enfant fondation Jeanne Ebori (Chumefje), spécialisé dans la prise en charge des enfants d’une part ainsi que de collaboration avec la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) pour l’immatriculation de ces derniers, d’autre part.

Guy Patrick Obiang Ndong a mis en place une commission ad hoc chargée de statuer sur l’éligibilité des enfants dans ces centres et sur la procédure d’adoption. À cet effet, les responsables des maisons d’accueil ont été instruits de rendre disponible, un fichier complet de l’ensemble de leurs pensionnaires.

S.A.

Le ministre de l’Industrie, Pacôme Moubele Boubeya, a visité le 25 avril dernier la Sigalli (Société industrielle gabonaise de laiterie et de liquides) et la Satoga (Société africaine de transformation des ouates de cellulose au Gabon). Deux entreprises spécialisées respectivement dans la production des yaourts et des papiers toilette.

Une visite au cours de laquelle ces industriels ont présenté les difficultés qu’ils traversent au quotidien dans leurs activités. « On a eu le plaisir de recevoir le ministre pour évoquer les différentes problématiques que l’on rencontre au quotidien. Des problèmes en matière d’importation, de contrefaçon. On espère que l’on pourra trouver des solutions rapidement. Des problèmes en matière d’emplois et de formation. On espère aussi avoir de la main-d’œuvre qualifiée surtout dans la maintenance pour l’entretien de nos machines », a déclaré Catherine Karout, directeur général Satoga. Sa société fabrique et commercialise des papiers hygiéniques, serviettes périodiques, papiers aluminium, et essuie-tout, installée au Gabon depuis plus de 30 ans.

Pour sa part, Bertrand Courties, directeur général adjoint de Sigalli a énuméré des difficultés « logistiques pour livrer à l’intérieur du pays, que ce soit dans certaines localités par la route ou Port-Gentil par la voie maritime, avec une difficulté de plus en plus flagrante à trouver des containers disponibles pour envoyer la marchandise sur Port-Gentil », a-t-il déploré. Installé au Gabon depuis 27 ans, Sigalli œuvre dans la production, le conditionnement, la commercialisation et la distribution de produits alimentaires fabriqués localement.

Ces industriels espèrent que des solutions seront trouvées à leurs difficultés afin que le secteur industriel contribue davantage au développement du pays tel que c’est prévu dans le plan d’accélération de la transformation (2022-2023) de l’économie gabonaise.

SG

 

A compter du 4 mai 2022, Avorbam Investissements (AI), filiale immobilière de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), va procéder à l’annulation des réservations des villas et appartements de la Cité de Magnolia pour les personnes ayant des dossiers incomplets. À travers un communiqué, rendu public ce 26 avril 2022, Avorbam Investissements invite une ultime fois, les réservataires à se rapprocher de leurs notaires respectifs pour la finalisation de la procédure d’acquisition de leur logement.

« Avorbam investissements informe l’ensemble des réservataires des villas de l’urgence de contacter leurs notaires afin de s’acquitter des frais de dossiers, des droits d’enregistrement/frais notariés et du prix d’acquisition. La CDC/AI procèdera systématiquement à l’annulation des réservations desdites villas et aux remboursements sous 15 jours de tous les réservataires concernés à partir du 4 mai 2022 », renseigne le communiqué.  

Selon la CDC, il s’agit de 36 réservataires qui n’ont pas encore finalisé leurs dossiers d’acquisition. Les notaires Axelle Antchouo Pemengoye, Suzanne Ogoula Nkondawiri et Rachelle Bewoule assurent le suivi desdits dossiers.

Lancé le 16 juillet 2018, le chantier de construction de la cité « ultra-moderne » Magnolia devrait être livré dans les prochains jours, selon la CDC. La cité de Magnolia est un complexe immobilier s’étendant sur une zone de 10 hectares dans la commune d’Akanda, au nord de Libreville. Elle compte 200 résidences, dont 3 immeubles en R+2.

Brice Gotoa

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Une délégation de l’Association automobile axée sur l’Afrique (AAAM) est actuellement au Gabon pour explorer les possibilités d’implanter une usine d’assemblage des véhicules dans le pays. La mission de l’association évalue le potentiel du Gabon en matière de développement d’industrie automobile. Il est s’agit aussi de prendre connaissance des lois et règlements qui régissent le secteur.

Cette délégation a été reçue le 25 avril dernier par le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats publics privés chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires, Hugues Mbadinga Madiya. « Ils viennent au niveau du Gabon pour explorer les possibilités, les niches qu’il peut y avoir dans notre pays », a expliqué Hugues Mbadinga Madiya.  Et d’après le membre du gouvernement, le Gabon dispose du potentiel pour le développement d’une telle usine. « Nous avons les matières premières, par exemple l’hévéa qui peut permettre de faire des roues, qui sont des intrants dans l’industrie automobile », précise-t-il.

Une opportunité pour le Gabon dans le contexte actuel de la mise en place du marché commun de la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine). C’est d’ailleurs dans le cadre de la mise en place de cette zone que « cette association avec les différents pays africains ambitionnent de construire un marché africain de l’automobile. Aujourd’hui, la production automobile au niveau africain se trouve à peu près autour d’un million. L’objectif de ce projet est de faire passer cette production à 5 millions de véhicules par an », explique Hugues Mbadinga Madiya.

L’Association automobile axée sur l’Afrique (AAAM) a été créée en novembre 2015. Les membres fondateurs comprennent des entreprises automobiles mondiales et des fabricants d’équipement d’origines.

SG

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba effectuera une visite de travail de 72 heures au Vatican, « dans le cadre de la redynamisation des liens d’amitié́ et de coopération entre la République gabonaise et l’État de la cité du Vatican ».

Au cours de cette visite dont les dates ne sont pas encore indiquées, apprend-on, Ali Bongo devrait s’entretenir en tête-à-tête avec le pape François, conformément au protocole du Vatican. Cet entretien devrait également leur permettre d’une part d’examiner les sujets d’intérêt commun, notamment la volonté́ du chef de l’État d’accueillir dans le pays une Nonciature de plein exercice dans un futur proche.

« À cet égard, le Gabon se réjouit d’ores et déjà̀ de la désignation du nouveau Nonce apostolique, dont l’agrément sera donné tout prochainement par les autorités gabonaises, et d’autre part de réactiver la Commission mixte de suivi de l’accord-cadre entre le Gabon et le Vatican, signé à Libreville, le 12 décembre 1997 » renseigne la présidence.

L’institution rappelle que cette visite constitue la 4e du président Ali Bongo Ondimba au Vatican, après celle du 10 décembre 2009, où il s’était entretenu avec le pape Benoît XVI. Par la suite, il a participé aux côtés d’autres chefs d’État et de gouvernement, à la messe inaugurale du pape François, ainsi qu’à la messe de canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, célébrées respectivement le 19 mars 2013 et le 27 avril 2014, à la place Saint-Pierre de Rome.

S.A.

Mentionné dans la liste des pays interdits d’exporter certains fruits vers l’Union européenne (UE), le Gabon, à travers l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), apporte des éclairages.

Dans un document publié le 24 avril, l’Agasa déclare : « la présence du Gabon sur cette liste restrictive se justifie par le fait que certains organismes nuisibles de quarantaine identifiés par la Commission de l’Union européenne sont également sur notre territoire ». Mais l’Agence précise que même si ces organismes nuisibles sont sur son territoire, elle n’exporte pas encore de fruits sur le marché européen. Car, le Gabon est un pays qui est encore sur la voie de l’autosuffisance alimentaire en matière vivrière.

L’Agence ajoute qu’en sa qualité d’organisme national de protection des végétaux, et membre de la Convention internationale pour la protection des végétaux, elle a pris toutes les dispositions pour sécuriser les frontières du Gabon et celles d’autres pays en termes de biosécurité et de veille phytosanitaire pour lutter contre les organismes nuisibles et/ou de quarantaine.

Dans ce sens, le Gabon exporte plutôt des produits végétaux et d’origine végétale, autres que les fruits vers les marchés européens, tels que l’huile de palme et le bois. « Leur entrée dans l’espace européen est conditionnée par la présentation du certificat phytosanitaire délivré par l’Agasa en application des procédures relatives à l’exportation des produits végétaux. Ledit certificat reconnu et accepté par les pays destinataires de ces produits n’a jamais été mis en cause », affirme l’Agence.

Au mois de mars, l’UE a publié une liste de pays interdits d’exporter certains produits agricoles sur son territoire. Il s’agit notamment des mangues, papayes, goyaves, poivrons, aubergines, tomates. Selon la Commission européenne, il est reproché à ces fruits (Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République centrafricaine, Tchad, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Guinée équatoriale, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie…) d’avoir été exposés à « certaines espèces et certains genres de mouches » désignés comme organismes de quarantaine de l’UE.

L’UE indique que le seul moyen, pour l’heure, de remédier à la situation est d’appliquer une approche systémique ou un traitement post-récolte pour garantir que le produit exporté est exempt des organismes nuisibles.

Sylvain Andzongo

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