Les travaux préparatoires de l’exploitation aurifère de Ndjolé dans la province du Moyen Ogooué, ont été lancés. À cet effet, l’Agence d'exécution des activités de la filière forêt bois (Aeaffb) informe qu’elle a signé un contrat avec la société londonienne Alpha Centauri Mining (ACM), opérateur aurifère installé à Ndjolé, pour la réalisation de layons forestiers spécifiques de plus de 400 km. Il s’agit ici d’aménagement forestier (ou création de pistes) « afin de faciliter la campagne sismique nécessaire pour l’exploitation de l’or », explique l’Agence.
L’Aeaffb indique que la concession à layonner est composée de plusieurs blocs dont chaque bloc doit être parcouru par des layons équidistants de 100 m d’une largeur de 2 m. Au total, 360 km de layons ont déjà été ouverts en deux mois. Ce travail réalisé se poursuit grâce à l’expertise dont dispose l’Aeaffb en matière de travaux forestiers avec une mobilisation de 35 techniciens forestiers issus de la pépinière de compétences de l’Agence.
Alpha Centauri Mining est titulaire, depuis février 2022, de neuf permis dans les provinces du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué Ivindo. Sept sont des permis d’exploitation des mines d’or à petite échelle valides et deux permis de recherche d’or. Au début de ses activités au Gabon, sa production était de 28,21 kg d’or en 2017. En quatre ans, celle-ci a été multipliée par sept pour atteindre un volume annuel d’environ 200 kg d’or produit en 2021, selon les données du ministère de l’Économie.
S.A.
Le Groupe minier français Eramet à travers sa filiale la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) ambitionne de produire 7,5 millions de tonnes de manganèse au Gabon en 2022. L’information a été donnée par le délégué général Afrique du Groupe, Loïse Tamalgo au cours de l’audience que lui a accordée le Premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, le 22 avril 2022. Cette production est légèrement en hausse de 600 000 tonnes par rapport à l’année dernière où elle était de 6,9 millions de tonnes.
« Il faut dire également que le groupe Eramet a mis en place au niveau du Gabon la création d’un port suspendu qui permet d’évacuer beaucoup plus de fret minier », a déclaré Loïse Tamalgo.
Pour le Premier ministre, le Gabon compte sur son manganèse pour accélérer son développement, « ce qui suppose d’accroître les investissements en termes de production et de transport, mais aussi de transformation sur place afin d’augmenter la part de la valeur ajoutée produite localement », a indiqué Rose Christiane Ossouka Raponda, ajoutant que cette production visée en 2022 devrait permettre de conforter la première place mondiale occupée par la mine de Moanda.
Le Gabon devrait voir sa production de manganèse au cours de l’exercice 2022 se situer à 10,06 millions de tonnes, en progression de 6,9 % par rapport à 2021, selon le ministère de l’Économie. Sur la période 2023-2024, le Gabon projette une production moyenne de 11 millions de tonnes de manganèse. En plus de Comilog, le Gabon compte d’autres opérateurs miniers spécialisés dans la production de manganèse. Il s’agit de Compagnie industrielle et commerciale des mines de Huazhou (CICMHZ) et Nouvelle Gabon Mining. Ces entreprises devront également aider le pays à atteindre cet objectif.
Brice Gotoa
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Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a félicité son homologue français pour sa réélection le 24 avril 2022.
« Félicitations à Emmanuel Macron. Ensemble, nous continuerons à travailler au raffermissement des relations entre le Gabon et la France. Plus qu'un passé en commun, nos deux pays ont un avenir à construire », a-t-il déclaré sur ses comptes Facebook et Twitter.
Félicitations à @EmmanuelMacron pour sa brillante réélection.
— Ali Bongo Ondimba (@PresidentABO) April 24, 2022
Ensemble, nous continuerons à travailler au raffermissement des relations entre le #Gabon et la #France.
Plus qu'un passé en commun, nos deux pays ont un #avenir à construire.
Âgé de 44 ans, Emmanuel Macron a été réélu le 24 avril à la présidence de la République française avec 58,54% des voix face à Marine Le Pen (41,46%), pour un second mandat de cinq ans.
Le Gabon et la France entretiennent une relation marquée par des échanges dans divers secteurs. Depuis plusieurs années, selon le ministère gabonais de l’Économie, le pays européen est le premier fournisseur du Gabon devant la Belgique et la Chine.
SG
La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a publié le 21 avril dernier la liste des candidats retenus pour le concours de recrutement de 45 agents d’encadrement supérieur, lancé à fin 2021. Sur la liste, le Gabon compte 433 candidats sur un total de 4 149 ressortissants de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) éligibles pour ce concours. Le Cameroun en compte 2 146 éligibles, le Tchad 545, le Congo 346 et la Guinée équatoriale 114.
Les épreuves écrites vont se dérouler le 28 mai 2022 dans les capitales des pays de la Cemac et à Paris où la BEAC dispose d’un bureau. Les épreuves se dérouleront à la même heure dans l’ensemble des centres d’examens. Et seuls les candidats déclarés admissibles à l’issue de la phase écrite seront convoqués pour les épreuves orales. À l’issue de ce concours, les 45 agents d’encadrement supérieur retenus vont travailler dans les directions nationales et les agences de la BEAC des six États de la Cemac, ou au bureau de Paris.
Notamment dans des métiers tels que la gestion des réserves de change, études et stabilité financière, programmation et politique monétaires, système d’information comptable, audit et contrôle de gestion, informatique, gestion des ressources humaines, droit, monétique, ingénierie civile, actuariat et management de projets, apprend-on.
Sandrine Gaingne
La phase pilote du projet « D-Clic, formez-vous au numérique » a été officiellement lancée le 21 avril 2022 par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Libreville. 70 jeunes Gabonais ont été retenus pour ce programme qui ambitionne de former les jeunes Africains aux métiers du numérique.
« Ce lancement officiel du projet D-Clic au Gabon intervient après un processus de sélection des apprenants ouvert et transparent ayant permis de retenir les jeunes les plus motivés et aptes à suivre les formations. C’est au total 70 jeunes qui seront formés aux cursus de Développeur web – web mobile et de Référent digital à Libreville et Port-Gentil puis accompagnés pour leur insertion professionnelle », explique l’OIF. La première formation dans ces deux villes du pays a débuté en février 2022, et va durer six mois. Le projet est mené en partenariat avec le consortium Simplon – Ogooué Labs.
Le Gabon fait partie des 10 pays dans lesquels la phase pilote du projet D-Clic de l’OIF est mise en œuvre depuis 2021. Notamment, la Côte d’Ivoire, Djibouti, Haïti, Madagascar, Mali, Niger, RDC, Togo et Tunisie. Au total, 1300 jeunes francophones seront formés et accompagnés pour leur insertion professionnelle pendant la phase-pilote dans ces pays sélectionnés.
L’objectif d’après l'organisation est de renforcer les compétences numériques individuelles et professionnelles des jeunes et des femmes de l’espace francophone pour améliorer leurs qualifications et l’accès à l’emploi.
Pour cela, selon l’OIF, 20 cursus de formation professionnelle sont proposés avec des certificats dans les métiers de la communication, du marketing, de l’interface utilisateur, de la création numérique, de la conception et du développement de solutions numériques.
Cette formation rentre dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique de l’OIF adoptée sur cinq ans. À l’horizon 2026, cette stratégie vise l’accélération de la transformation numérique de l’espace francophone au service des populations (notamment des jeunes et des femmes), de la diversité culturelle et linguistique, de la démocratie et pour la création d’une sphère d’influence pour la langue française.
SG
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A un an de l’élection présidentielle prévue pour 2023, les démissions se multiplient au sein des partis de l’opposition gabonaise. Le dernier départ en date est celui de Vincent Ella Menie, le secrétaire général de Les Démocrates, parti dirigé par l’ancien président de l’Assemblée nationale (1997-2016), Guy Nzouba Ndama. Vincent Ella Menie a présenté sa démission ce 22 avril 2022, apprend-on.
La démission du numéro 2 de ce parti de l’opposition intervient un mois environ après celle de trois autres cadres de ce parti fondé il y a cinq ans. Il s’agit de l’ancien maire de la commune de Medouneu, Maxime Ondimba, qui a démissionné le 4 mars avant d’être nommé au Haut-commissariat de la République ; l’ancien maire de Mouila, Jean Norbert Diramba et du député du 1er arrondissement de Tchibanga, Jean-Pierre Doukaga Kassa. Ces deux derniers démissionnaires ont été nommés comme ministres respectivement du Tourisme et de l’Économie numérique.
Cette vague démission n’est pas seulement observée au sein du parti Les Démocrates. Le Parti social-démocrate (PSD) de l’ancien vice-président du Gabon, Pierre-Claver Maganga Moussavou, est aussi concerné. Dans cette formation politique, les démissionnaires sont entre autres, le député du 2e siège de la Zadié (Ogooué-Ivindo), Franck Bokamba Ndombi, le maire central de la commune de Mékambo, Juste Omer Ezona, la députée du 1er siège du département de l’Ogoulou (Mimongo), Gladys Moulengui (photo), ainsi que onze élus locaux de cette formation politique.
Plusieurs de ces démissionnaires ont déjà rejoint les rangs du Parti démocrate gabonais (PDG), au pouvoir. C’est le cas de la députée Gladys Moulengui qui, dans une lettre transmise au président du PSD, le 19 avril dernier, a signifié sa décision de saisir la main qui lui a été tendu par le président de la République et annoncé son adhésion au Parti démocratique gabonais.
Sandrine Gaingne
Le Bénin souhaite que Gabon soutienne sa candidate à la prochaine élection du secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). C’est le but de l’audience accordée le 21 avril dernier par le ministre gabonais de l’Enseignement supérieur, Pr Patrick Mouguiama Daouda au Pr Éléonore Yayi (photo), son homologue du Bénin et candidate au secrétariat général du Cames.
« Le Cames est une institution inter-État et qui a été mise en place par la volonté des chefs d’État. Il s’apprête à voir à la tête de son secrétariat général un renouvellement, c’est pour cela que le Bénin est candidat. Le Bénin souhaiterait avoir le soutien des présidents du conseil des ministres », a déclaré Pr Éléonore Yayi, ministre béninois de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Selon le membre du gouvernement béninois, le choix du soutien du Gabon n’est pas fortuit vu son engagement dans la promotion de la gent féminine. « Nous avons une femme qui est candidate. C’est la première fois que cette institution, grâce à la volonté des chefs d’État, pourrait voir à sa tête une femme », a précisé Pr Éléonore Yayi après avoir indiqué que le Gabon et le Bénin ont les mêmes défis, notamment celui de revoir tout ce qui se fait actuellement au niveau des systèmes éducatifs.
Cette demande de soutien pour le poste de secrétaire général du Cames en direction du Gabon intervient deux mois après celle du Tchad, le 24 février dernier. Une délégation du gouvernement tchadien, venue également solliciter le soutien du Gabon, avait été reçue en audience par le président Ali Bongo Ondimba.
Le Cames est constitué de 19 pays africains avec pour mission d’animer la politique africaine en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Le futur secrétaire général de cette institution sera connu dans les tous prochains jours pour un mandat de cinq ans.
Brice Gotoa
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Selon une récente note de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), le secteur hôtelier gabonais est à la peine malgré l'entrée du pays dans le classement des meilleures destinations au monde.
À cet effet, indique la note, « après une forte croissance au terme de l’an 2021, le secteur hôtelier peine à maintenir la cadence au premier semestre 2022. En dépit de la fin du couvre-feu et des mesures restrictives, les activités du secteur devraient rester stables au cours du deuxième trimestre 2022 ». La note précise que cette baisse de performance du secteur hôtelier intervient dans un contexte où le pays a fait son entrée dans la « Gold List 2022 » du site Condé Nast Traveler en décembre 2021 comme une des 22 meilleures destinations en 2022. Ce qui devrait motiver les voyageurs à y séjourner. Que nenni. En tout cas, les effets tardent à être visibles.
Selon Condé Nast Traveler, le Gabon dispose d’une « biodiversité incroyable ». Le pays travaille sur des projets de conservation et d’écotourisme. « Avec plus de 70 % de son territoire couvert de forêts, le Gabon a déjà fait sa marque dans le monde de la conservation », indique le site. Au cours des deux dernières décennies, le gouvernement a sécurisé 15 % de ses terres en tant que zones protégées et a créé 13 parcs nationaux. Des parcs marins et des réserves aquatiques protègent la faune et les habitats du pays, précise Condé Nast Traveller.
Le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme du Gabon a pourtant connu de bonnes performances au cours des neuf premiers mois de l’année 2021, d’après la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale. Au cours de la période sous revue, le chiffre d’affaires de ce secteur d’activité a atteint 4,87 milliards de FCFA à fin septembre 2021, contre 2,1 milliards de FCFA un an plus tôt. Soit une hausse de 130,6 %.
S.A.
La presse française a publié le 21 avril une série d’articles révélant que quatre enfants du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba ont été mis en examen, entre fin mars et début avril, par la justice française dans le dossier vieux de quinze ans dit des « biens mal acquis » en France.
« Entre le 25 mars et le 5 avril, le juge financier Dominique Blanc a successivement mis en examen Grâce (58 ans), Betty (55), Arthur (51) puis Hermine Bongo (53), pour recel de détournement de fonds publics, de corruption active et passive et d’abus de biens sociaux », affirme l’Agence française de presse (AFP).
En réaction, apprend-on, les quatre enfants mis en examen de celui qui fut président du Gabon de 1967 à sa mort en 2009 ont tous contesté devant le juge avoir conscience de cette origine frauduleuse. Avocate de Grâce Bongo, Me Élise Arfi a pour sa part dénoncé une mise en examen « scandaleuse » qui crée « l’insécurité juridique », « 25 ans » après l’acquisition des biens.
Selon l’AFP, la justice française soupçonne plusieurs membres de la famille Bongo, d’Omar le défunt père à Ali, le fils et actuel président, en passant par la fille Pascaline, d’avoir « sciemment » bénéficié d’un important patrimoine immobilier « frauduleusement » acquis par le patriarche et dont la valeur a récemment été évaluée par la justice à au moins 85 millions d’euros (55,5 milliards de FCFA).
Mais en 2016, le gouvernement gabonais, à travers le ministre de la Justice, avait déjà martelé que « les biens visés par la procédure française ne concernent en rien le Président de la République gabonaise ». À en croire Séraphin Moundounga, alors ministre de la Justice, le patrimoine matériel et immatériel légué par feu le président Omar Bongo Ondimba est le fruit de ses investissements personnels, car « il est démontré, côté gabonais, que tous les acquis au Gabon et en France de ce haut dirigeant du Gabon ont été réalisés sur ses fonds propres et ne provenaient nullement des deniers publics ».
Sylvain Andzongo
Au Gabon, le Cabinet AMB, une start-up créée en 2021 et spécialisée dans la conciergerie médicale, aide les malades dans leurs évacuations sanitaires. La conciergerie médicale est une offre de services personnalisés sur les questions de santé. L’objectif avec le Cabinet AMB est de faciliter les démarches administratives dans les évacuations sanitaires et dans tout ce qui concerne l’organisation des Check-up et l’assistance médicale.
« Le Cabinet AMB a été créé dans l’optique de venir en soutien et de faciliter la tâche aux compagnies d’assurances, aux particuliers et aux personnes désireuses et nécessiteuses d’un traitement à l’étranger. Car, lorsqu’un particulier veut se faire évacuer en France par exemple et décide d’entamer la démarche sans passer par un prestataire, la démarche est souvent très longue et difficile. Déjà pour trouver la bonne structure hospitalière, avoir un rendez-vous peut prendre des mois, avec les démarches administratives qui peuvent souvent être complexes, difficiles et chronophages pour les patients. En cela, nous remédions aux problématiques rencontrées », explique Margaret Touteng Amba, la fondatrice de cette startup.
De manière générale, « nous les aidons entre autres, à obtenir un rendez-vous, trouver un hôpital spécialisé, un devis médical, un avion médicalisé, etc. Dès que le dossier est en notre possession nous le faisons vérifier par notre médecin référent, ensuite nous le transmettons à l’hôpital spécialisé selon la pathologie. En 72h nous avons un retour du devis et une vidéo consultation est programmée entre le patient et les traitants. Nous nous occupons aussi de la partie logistique, accueil à l’aéroport pour nos clients », poursuit Margaret Touteng Amba.
Pour les évacuations sanitaires, le cabinet AMB travaille en collaboration avec plusieurs structures sanitaires en Europe. Notamment, le Groupe Mémorial Hospital de Turquie, les cliniques du groupe Vivalto, les cliniques du groupe Hexagone, l’hôpital américain de France, la polyclinique St Côme Compiègne. Les coûts varient en fonction des prestations demandées, précise Margaret Touteng Amba.
Au Gabon, le cabinet est actuellement en négociation avec les compagnies d’assurances telles que Nsia Assurance, Sanlam, Ogar, Assinco, ainsi qu’avec la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), et espère très bientôt signer des contrats de partenariat avec ces structures, dans le but de faciliter les évacuations sanitaires des malades au Gabon.
Sandrine Gaingne
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