Convoqué ce 21 avril 2022 à la direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM), le président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Pierre-Alain Mounguengui, y a finalement passé la nuit, selon des sources proches de la Fegafoot.
Selon les mêmes sources, il a été entendu sur l’affaire d’abus sexuels sur mineurs dans le milieu sportif gabonais et sur des malversations financières présumées. Et il a été gardé pour la suite de l’audition ce 22 avril.
Ainsi, Pierre-Alain Mounguengui commence son troisième mandat à la présidence de la Fegafoot par une garde à vue. Il avait été réélu le 16 avril dernier à la tête de l’instance faîtière du football gabonais pour quatre ans de plus.
Lire aussi :
Fegafoot : Pierre-Alain Mounguengui convoqué à la sécurité militaire, 5 jours après sa réélection
Selon une récente note de conjoncture de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), le Gabon devrait connaître une production haussière du bois au 2e trimestre 2022, grâce notamment à l’entrée en production de la zone économique spéciale (ZES) d’Ikolo.
« La livraison prochaine de la zone spéciale d’Ikolo située à Lambaréné permettrait d'accroître les capacités de production locale à moyen terme », affirme la Banque centrale. En effet, cette nouvelle zone économique spéciale a lancé en mars dernier l’exportation de son 1er conteneur de feuilles de placage. Ce premier container a été exporté par la société indienne Greenply, la toute première structure à s’installer Ikolo.
Ainsi, pour la Beac, le deuxième trimestre devrait maintenir la tendance haussière dans le secteur bois au Gabon avec une fermeté anticipée de la demande internationale et locale ainsi que la montée en puissance des nouvelles usines dans le cadre de l’accélération de la politique visant la transition de l’activité vers les 2e et 3e transformations.
En dehors de Greenply, trois autres structures sont également enregistrées dans la zone située près de Lambaréné (province du Moyen-Ogooué), ville située à 150 km de Libreville. À travers les sociétés qui y sont installées, la ZES d’Ikolo prévoit de créer 750 à 1250 emplois pour les Gabonais d’ici fin 2023, et exporter entre 300 et 400 conteneurs de bois transformé par mois, générant ainsi de la valeur ajoutée pour le pays.
S.A.
Le chantier de construction du port sec d’Eboro sera livré en septembre 2022 selon le ministre gabonais de l’Agriculture et de l’alimentation Charles Mve Ellah. Le membre du gouvernement a effectué une visite sur le site le 18 avril dernier.
« Nous avons entrepris d’établir ici un cadre de transbordement. Au regard des explications qui m’ont été données, je peux me satisfaire de ce que ces travaux ont effectivement beaucoup avancé et qu’au regard de ce que les techniciens ont pu me dire nous osons espérer qu’au mois de septembre, nous allons procéder à l’inauguration de cet important outil transfrontalier », a déclaré Charles Mve Ellah.
Ce port est construit pour assurer la sécurité sanitaire des denrées alimentaires en provenance du Cameroun. L’infrastructure de contrôle et de désinfection de produits vivriers importés du Cameroun devrait s’arrimer aux normes internationales. L’objectif des autorités gabonaises à travers le port sec de transbordement de marchandises d’Eboro, situé dans le département du Ntem dans la province du Woleu-Ntem, est d’offrir aux populations des produits alimentaires testés et déclarés sains.
Construit sur une superficie de 10 600 m2, le port sec d’Eboro abritera des bâtiments administratifs de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), de l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD), du ministère du Commerce et de la Douane. Tous ces services en un seul vont délivrer des certificats qui permettront à la marchandise de rentrer en République gabonaise de manière sécurisée, apprend-on. Un pont-bascule permettra de vérifier le tonnage des marchandises et de payer les taxes réglementaires en vigueur.
Brice Gotoa
Dans l’optique de relâcher la pression fiscale sur certains pans de l’économie et faciliter le commerce, les autorités gabonaises ont décidé de réduire à 5 % les taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur des opérations de vente et des prestations de services au cours de l’exercice 2022.
Selon le journal officiel, cette réduction s’applique à l’importation des bateaux de pêche et des aéronefs ; aux ventes de biens usagés faites par les personnes qui les ont utilisés pour les besoins de leur exploitation ; les importations effectuées par les entreprises qui réalisent des opérations relevant du Code minier, de biens amortissables qui ne peuvent être fournis sur le marché national et prévus sur une liste fixée par arrêté conjoint des ministres chargés des Finances et des Mines…
Par ailleurs, la TVA à 5 % s’applique aux financements accordés aux entreprises ayant pour objet principal la mise à disposition de logements sociaux à la condition que le financement accordé soit exclusivement réservé à la réalisation de locaux d’habitation à caractère social, reconnu par un agrément du ministère en charge de l’Habitat ; les prêts immobiliers d’un montant inférieur à 50 millions de FCFA, accordés à des personnes physiques pour l’acquisition ou la construction d’une résidence au Gabon.
Cette nouvelle disposition fiscale va aussi bénéficier aux opérations d’importation des matériels et outillages neufs destinés exclusivement à la construction par les promoteurs publics et privés, dûment agréés à cet effet, de logements à caractère socio-économique ; les travaux de construction des logements et d’aménagement des terrains à bâtir en zones urbaines, les matériaux et fournitures y intégrés ainsi que les travaux d’assainissement, de voirie et de réseaux divers destinés à des logements socio-économiques et réalisés par les promoteurs publics et privés dûment agréés à cet effet. Sans oublier les matériels et équipements servant à la production et à la promotion des énergies renouvelables.
Avant cette réduction, le taux normal de TVA au Gabon était de 18 %. Certains produits de première nécessité étaient taxés à 10 %. Sont redevables de la TVA les entreprises ayant un chiffre d’affaires de plus de 80 millions de FCFA ; ce seuil est porté à 500 millions de FCFA pour les exploitants forestiers.
Sylvain Andzongo
Le président Ali Bongo Ondimba a procédé ce 21 avril 2022 à l’inauguration de l’antenne provinciale de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) de Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo.
Selon la communication présidentielle, l’antenne provinciale de l’Ogooué́-Ivindo s’étend sur une superficie de 4 325,28 m2 avec des services déconcentrés et opérationnels qui permettent le traitement des demandes de cartes nationales d’identité́, de passeports, de cartes de séjour et visas. « Sa mise en service permet aux populations désireuses de se faire enrôler de ne plus se rendre dans la capitale Libreville. Cette cérémonie a été l’occasion pour le chef de l’État de rappeler l’impérieuse nécessité de matérialiser le projet d’établissement des nouvelles cartes nationales infalsifiables répondant aux standards internationaux », renseigne le communiqué.
Le chef de l’État est en séjour de 48 heures dans la province de l’Ogooué-Ivindo. C’est la première visite du président Ali Bongo Ondimba à l’intérieur du pays depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) en octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite.
Le président gabonais a saisi ces moments pour lancer les activités du Centre d’appui à la pêche artisanale de Makokou. « Il a exprimé une nouvelle fois sa volonté de promouvoir la transformation locale puisqu'elle contribue à la résorption du chômage », indique la présidence de la République. Le chef de l’État a instruit le gouvernement de mettre en œuvre tous les instruments d’appui et d’accompagnement nécessaires au bon déroulement de cette activité.
Brice Gotoa
Lire aussi:
Manœuvres médico militaires: Ali Bongo à Makokou ce mercredi
Entre 2017 et 2021, le Gabon a exporté de l’huile de palme pour une valeur de 76,6 milliards de FCFA, selon des statistiques de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI). Cette somme est repartie ainsi qu’il suit : 40,4 milliards de FCFA en 2021, 19,6 milliards en 2020, 12,3 milliards en 2019, 2 milliards en 2018 et 2,3 milliards de FCFA en 2017, selon les services douaniers.
L’on constate dans ces statistiques que les ventes d’huile de palme du Gabon au niveau international ont enregistré une hausse quasi constante ces cinq dernières années. Elle a atteint le niveau record de 106,1% entre 2020 et 2021. Le pays a produit l’année dernière 449 748 tonnes de cette denrée, soit une hausse de production de 54,2% par rapport à 2020.
Grâce à ces performances, les ventes d’huile de palme ont contribué tout comme le bois et le manganèse, à améliorer les exportations hors pétrole du Gabon. Il s’agit donc des retombées des stratégies que le pays multiplie pour diversifier son économie. Cependant, l’huile de palme ne représente en 2021 que 1,2% du poids des exportations du Gabon.
Depuis environ cinq ans, le Gabon figure parmi les pays exportateurs d’huile de palme en Afrique grâce à Olam Palm, filiale du géant singapourien de l’agroalimentaire, Olam International, qui ambitionne de faire de ce pays d’Afrique centrale le leader africain de la production de cet aliment. Le Gabon exporte son huile de palme principalement vers le Cameroun, le Nigéria et l’Espagne.
SG
Lire aussi :
Huile de palme : le Gabon table sur une production de 112 186 tonnes en 2022 (+15%)
Le président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Pierre-Alain Mounguengui, est attendu ce 21 avril 2022 à la direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM), informe le quotidien national l’Union. Il va y répondre à une convocation de cette structure, plus connue sous l’appellation B2. L’objet de cette convocation n’a pour l’instant pas été dévoilé.
Mais, plusieurs sources croient savoir que c’est en rapport avec l’affaire d’abus sexuels sur mineurs qui secoue depuis quelques mois le milieu sportif gabonais. Certains accusent, en effet, le président de la Fegafoot de complicité passive dans la commission de ces abus.
Plusieurs dirigeants sportifs ont déjà été emprisonnés dans le cadre de cette affaire. Il s’agit notamment de Patrick Assoumou Eyi alias « Capello », ancien sélectionneur national des moins de 17 ans ; les ex-entraineurs de football, Triphel Mabicka et Orphée Mikala de même que maître Martin Avéra, instructeur et propriétaire d’un club de Taekwendo. Le Togolais Jean Komi Vivon et le Gabonais Dandhy Poaty, deux ex-entraineurs de tennis, ont quant à eux été interpellés, le 24 janvier 2022, par les éléments du B2 pour la même affaire.
Pierre-Alain Mounguengui est convoqué au B2 quelques jours seulement après sa réélection comme président de la Fegafoot. En effet, le 16 avril dernier à Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, l’ancien arbitre de 65 ans avait été réélu pour un troisième mandat de 4 ans à la Fegafoot.
Pierre-Alain Mounguengui avait été nommé par le Conseil des ministres quelques jours plus tôt (le 14 avril), au poste d’inspecteur général des services du ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette nomination l’écartait d’office de la course pour la présidence de la Fegafoot pour incompatibilité. Il avait choisi de refuser ce poste pour maintenir sa candidature malgré les contestations.
SG
Comme en 2020, le Togo s’est positionné en 2021 comme le premier fournisseur du Gabon sur le continent africain. Selon les données de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDI), ce pays d’Afrique de l’Ouest a vendu au cours de l’année passée des marchandises d’une valeur de 41,6 milliards de FCFA, essentiellement du pétrole. En baisse de 35,9% par rapport à 2020. Cette année-là, le pays avait vendu au Gabon pour 65 milliards de FCFA.
Par ailleurs, au niveau mondial, le Togo se positionne en 2021 comme le 5e fournisseur du Gabon avec 3,4% des parts, derrière la France (25,4%), la Belgique (11,9%), la Chine (11%) et les États-Unis d’Amérique (3,7%). Mais, globalement, au terme de l’année 2021, la plus grande partie des commandes du Gabon a été orientée vers l’Europe (51,4% des parts). Ce continent est suivi de l’Asie (25,4% des parts), l’Afrique (15,3% des parts) et l’Amérique (7,7% des parts).
Notons que les importations du Gabon en provenance de ses dix premiers fournisseurs ont connu une baisse de 8,3% à 828,4 milliards de FCFA à fin décembre 2021. Ce repli, selon la DGDI, est tiré essentiellement par les ventes de la France, la Belgique, la Chine et les États-Unis, suite principalement à la diminution de la demande des produits « outillages, machines », « appareils mécaniques » et des « produits sidérurgiques ».
SG
Lire aussi :
L’ancien membre du gouvernement Justine Judith Lekogo vient d’être élu comme président du conseil d’administration (PCA) de l’African United For Democracy (AUFD), a-t-on appris auprès du mouvement Copil citoyen dont elle est la coordinatrice. L’AUFD est une ONG américaine et panafricaine ayant pour objectif de soutenir la démocratie et de protéger les libertés fondamentales et l’État de droit.
Économiste de formation, Justine Judith Lekogo remplace à ce poste le Burundais Pacifique Manirakiza et devra poursuivre le travail de promotion de la démocratie, la bonne gouvernance et la protection des libertés fondamentales et de l’État de droit en Afrique, entamé par celui-ci. Dans sa mission, elle sera secondée pendant son mandat par l’Américain Myron Golden, ancien directeur de mission à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Avant cette élection, Justine Judith Lekogo a pendant plusieurs années été le conseiller résident pour l’Afrique centrale de l’AUFD. Son élection n’est donc pas une surprise.
Justine Judith Lekogo est née en 1981 à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué et a développé, depuis 2010, une riche expérience professionnelle tant dans le secteur privé que public au Gabon et au niveau international. Elle est actuellement la directrice générale de la Société d’exploration et d’exploitation des mines et carrières, une société qu’elle a créée à fin 2020. Mais, avant, elle a été en 2019, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances en charge du suivi des réformes économiques, des relations avec les institutions financières et de l’optimisation des régimes privilégiés spéciaux. Elle a également été consultante à la Banque mondiale en 2017.
Diplômée de l’université de Johanesbourg en Afrique du Sud, elle est aussi la présidente de l’ONG Initiative des femmes. Une ONG qui a pour missions de promouvoir le développement communautaire à travers : la lutte contre la pauvreté, l’éducation, la création d’activités génératrices des revenus, l’insertion des jeunes dans la vie active et l’autonomisation de la femme sur le plan économique, politique et social.
SG
Le ministère de la Formation professionnelle a lancé le 18 avril 2022, un appel à candidatures, pour le recrutement d’un directeur pour le Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnels (CMFEP) de Ntchengué (Ogooué-Maritime).
Le candidat, de nationalité gabonaise, doit être agent public permanent de la première catégorie ou cadre du secteur privé qui a occupé un poste de directeur ou de responsabilité managériale ou stratégique. « Le candidat qui se verra confier la gestion de ce pôle d’excellence devra posséder une expertise avérée dans le domaine de la formation professionnelle ou de la gestion d’établissement publics, privés ou assimilés, et des aptitudes/qualités requises pour ce poste », renseigne l’appel à candidatures tout en précisant que les candidatures féminines sont vivement souhaitées.
Le futur directeur du CMFEP devra jouir d’une expérience professionnelle d’au moins 10 ans, une élocution parfaite et une maîtrise courante du français. Il doit être capable d’implémenter la vision novatrice de gestion des centres et être capable de diriger et fédérer une équipe.
Selon le ministère de la Formation professionnelle, les candidats doivent concevoir un projet de gouvernance dans lequel seront développés, entre autres, les enjeux de la formation professionnelle, l’adéquation formation-emploi, le plan de développement du centre et l’identification des parties prenantes clés dans l’environnement du centre (partenariat public-privé). « Ce projet doit être relié et rédigé en 10 pages au maximum », précise le communiqué. Les candidats ont jusqu’au 6 mai 2022 pour le dépôt de leurs dossiers.
Le recrutement du directeur est une étape importante dans le lancement des activité de cet établissement chargé d’assurer la formation initiale et continue, notamment en génie mécanique, génie industriel et électronique ainsi qu’ingénierie du soudage. Au terme de la formation, des diplômes de niveau Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), Brevet professionnel, Baccalauréat professionnel, Brevet de technicien supérieur (BTS), Diplôme universitaire technologique (DUT), Licence professionnelle, Master professionnel et diplôme d’ingénieur seront délivrés aux apprenants. Le but est de répondre à la demande du marché de l’emploi.
Brice Gotoa
Lire aussi :
Création de deux nouvelles écoles de formation professionnelle à Port Gentil et à Franceville