Le Gabon a décidé d’instituer une obligation de facturation pour toute prestation de service supérieur ou égal à 300 000 FCFA à partir de cet exercice 2022. Ainsi, apprend-on du journal officiel, pour toute vente autre qu’une vente au détail, tout louage de chose ou de service, toute prestation de service d’un montant supérieur ou égal à 300 000 FCFA, une facture doit être établie. En plus, chacune de ces ventes doit être inscrite séparément en comptabilité.
La facture doit porter les mentions suivantes : le nom, prénoms ou raison sociale du fournisseur ; le numéro d’immatriculation fiscal du fournisseur ; le nom, prénoms ou raison sociale du client ; l’adresse du client ; le cas échéant, le numéro d’immatriculation fiscale du client, s’il s’agit d’une entreprise individuelle ou d’une société ; le code d’authentification.
Cette nouvelle obligation, apprend-on, vise à élargir l’assiette fiscale. Car, à partir du seuil de 300 000 FCFA, l’État espère collecter l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). Il s’agit d’un impôt direct assis sur les gains réalisés par toute personne physique. Par ailleurs, l’État espère également colleter l’impôt sur les sociétés (IS). Il s’agit d’un impôt direct proportionnel sur le bénéfice des entreprises. Est taxable à l’IS une entreprise dès lors qu’elle réalise des bénéfices au Gabon, à partir d’un certain seuil.
S.A.
Le président de la République Ali Bongo Ondimba va prendre part ces 20 et 21 avril 2022 à Makokou dans la province de l’Ogooué-Ivindo, aux manœuvres médico-militaires organisées dans cette ville, informe la communication présidentielle.
« Ces manœuvres médico-militaires, instaurées par le chef de l’État du temps où il était ministre de la Défense, visent à placer la santé militaire au service des civils alternativement dans chacune des provinces du pays. C’est une forme de médecine de proximité́ », explique la présidence de la République.
Durant plus d’une semaine, des soins à la fois préventifs et curatifs seront dispensés « gratuitement » à la population locale par le corps médical issu de la Défense nationale, apprend-on.
Ce déplacement à Makokou, sera l’occasion pour le président de la République d’échanger avec la classe politique de l’Ogooué-Ivindo sur les projets prioritaires de la province, et d’aller à la rencontre des populations ogivines pour prendre le pouls de leurs préoccupations.
Ce sera donc l’occasion pour le chef de l’État de renouer avec ses contacts directs avec les populations. Car, depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) en octobre 2018, il n’avait pas été en contact avec la population de l’intérieur du pays.
SG
Le service départemental du commerce du Ntem a récemment procédé à la fermeture des boulangeries artisanales à Bitam dans la province du Woleu-Ntem, rapporte le quotidien l’Union.
À en croire cette même source, ces lieux de commerce ont été fermés pour « non-respect des règles d’hygiène élémentaire ». Car, d’après les autorités, les baguettes de pain et les galettes commercialisées par ces structures sont produites grâce aux fours à charbon traditionnels. Ce qui ne garantit pas la qualité d’hygiène exigée pour ces produits. Et par conséquent, ces pains et galettes peuvent être nocifs pour la santé des consommateurs.
« Nous ne voulons plus voir les galettes fabriquées dans ces boulangeries en piteux état dans les boutiques », a affirmé sur Gabon 1ère, Laurent Mba Nguema, agent des services départementaux du commerce du Ntem.
Pourtant, ces boulangeries exercent dans cette ville de Bitam depuis environ dix ans et emploient plusieurs personnes. Mais, pour le service départemental du commerce du Ntem, ces boulangeries pourront rouvrir seulement quand elles se mettront en règle.
SG
Le président Ali Bongo Ondimba s’est vu décerner, ce 19 avril 2022, la distinction HeForShe (lui pour elle) de l’Organisation des Nations unies pour les Femmes (ONU Femmes), pour son engagement en faveur des droits des femmes, indique la communication présidentielle. C’était au cours d’une audience avec la directrice régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Oulimata Sarr.
Il s’agit d’une consécration qui vient récompenser des années d’efforts en vue de garantir les droits des femmes et promouvoir l’égalité femme-homme. « Cette récompense nous oblige à davantage œuvrer et je la dédie à toutes les femmes encore trop nombreuses à être victimes de violences. J’invite ainsi toutes les Gabonaises et tous les Gabonais à participer pleinement au mouvement de solidarité mondial HeForShe dont l’objectif est de faire contribuer pleinement les hommes à l’égalité femme-homme qui est notre affaire à tous », a commenté Ali Bongo Ondimba.
La remise de cette récompense intervient le jour du lancement du mouvement de solidarité mondial HeForShe, dont l’objectif est d’inviter et de faire participer les hommes et les garçons comme acteurs clés dans le combat pour l’égalité des sexes et les droits des femmes. Une plateforme d’actions initiées par ONU Femmes à travers le monde, y compris le continent africain. Au Gabon, ce mouvement fera l’objet d’une campagne intensive de sensibilisation et d’action durant les quatre prochaines semaines, apprend-on.
« Nous rêvons d’un monde plus juste dans lequel les femmes seront en mesure de pleinement libérer leur potentiel. Nous avons besoin du soutien des hommes pour un monde plus équitable où les femmes et les filles se sentiront protégées et où les opportunités d’autonomisation leur seront grandement ouvertes. Les actes forts posés par le Gabon et par son leadership en faveur de l’égalité hommes-femmes depuis 2015 démontrent que ce rêve sera bientôt une réalité en terre gabonaise », a indiqué Oulimata Sarr.
La campagne HeForShe Gabon s’inscrit dans la continuité des engagements du président Ali Bongo Ondimba, en faveur de l’égalité des droits. Il s’agit entre autres de l’instauration de la décennie de la femme (2015-2025), la mise en place de l’initiative intergouvernementale Gabon Égalité ayant conduit à l’adoption et la promulgation de plusieurs lois en faveur des femmes ainsi que la nomination de personnalités féminines à très haut niveau de l’État.
En effet, de plus en plus au Gabon, de hauts postes de responsabilité sont occupés par des femmes (Premier ministre, ministre de la Défense, Président du Sénat, de la Cour constitutionnelle, maire de la capitale, gouverneur de la province la plus peuplée du pays, etc.). Des actions et bien d’autres qui positionnent aujourd’hui le Gabon comme l’un des trois pays les plus exemplaires en matière de protection des droits des femmes en Afrique subsaharienne selon la communication présidentielle.
Brice Gotoa
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Le groupe français Eramet annonce qu’il va mettre en place un programme d’appui au développement des femmes entrepreneures au Gabon. L’annonce a été faite par le groupe minier à travers un communiqué rendu public le 15 avril 2022. Les détails sur ce programme n’ont pas été communiqués. Tout ce que l’on sait c’est qu’Eramet va travailler en partenariat avec l’État du Gabon et Women in Africa, une plateforme internationale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders, pour mettre en œuvre ce programme.
« Convaincus du rôle des femmes entrepreneures dans l’économie locale, nous avons choisi de travailler avec Women In Africa Initiative qui est l’une des principales plateformes internationales consacrées au développement économique et au soutien des femmes africaines entrepreneures. Nous sommes en train de construire avec eux un programme d’appui au développement de ces femmes entrepreneures. Avec Women in Africa Initiative et l’État gabonais, nous allons ainsi bientôt annoncer le lancement de ce nouveau programme », a indiqué Marie-Axelle Gautier, directrice impact sociétal et droits humains du Groupe Eramet.
Au Gabon, le groupe français a soutenu la création de « 3L des pavés », une société qui compte 39 salariés et dirigée par une femme. Une réalisation « au service de la promotion et de l’inclusion des femmes au développement économique de l’Afrique. Nous avons une approche inclusive et nous avons fait de l’émergence des femmes un enjeu majeur partout où nous sommes implantés », a souligné Marie-Axelle Gautier.
Le programme d’appui du groupe Eramet au développement des entrepreneures au Gabon s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) afin de soutenir l’entrepreneuriat féminin.
Brice Gotoa
Une école spécialisée en Sciences infirmières pourrait bientôt voir le jour au Gabon. Au conseil des ministres du 14 avril dernier, le gouvernement a adopté un projet portant création, attributions, organisation et fonctionnement de ladite école.
« La création de ce nouvel établissement vise à poursuivre le développement des filières de formation spécialisée en sciences infirmières, en vue de répondre aux besoins spécifiques des établissements sanitaires spécialisés de haut niveau, de diversification de l’offre de formation publique des infirmiers pour une meilleure prise en charge hospitalière ainsi que l’évolution des carrières des personnels infirmiers », explique le gouvernement dans un communiqué.
« Il s’agit d’apporter à nos compatriotes des formations spécialisées pour permettre un meilleur encadrement de leur carrière et une meilleure évolution de celle-ci. Il s’agit également de professionnaliser les uns et les autres pour ce qui concerne les soins infirmiers », a expliqué Alain-Claude Billie-By-Nze, porte-parole du gouvernement au cours d’une conférence de presse organisée au lendemain de ce conseil des ministres.
Il est aussi question pour le gouvernement d’améliorer l’accessibilité aux structures sanitaires publiques et privées dans le pays. Car, le président de la République a récemment instruit au Premier ministre d’accélérer l’amélioration des soins de santé dans les hôpitaux publics.
SG
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20 établissements de microfinances (EMF) exercent de manière légale au Gabon, a-t-on appris dans la liste des EMF agréés dans le pays, publiée le 16 avril dernier par le ministère de l’Économie.
Parmi ces établissements de microfinances, l’on compte sept coopératives d’épargne et de crédit (qui évoluent au sein d’un réseau) et treize sociétés anonymes. Entre autres, la Financière africaine de microprojet (FINAM), Loxia, La Régionale, Cofina, Salam Financial et exchanges (SFE), Atlantique microfinance for Africa (Amifa)…
Le ministère de l’Économie, apprend-on, publie cette liste, après avoir constaté que plusieurs opérateurs sans agréments opèrent dans le secteur au Gabon. Raison pour laquelle, les responsables de ce département ministériel appellent les usagers « à la plus grande vigilance face aux opérateurs véreux et de les dénoncer systématiquement auprès des services compétents ». Par ailleurs, le ministère de l’Économie rappelle « aux opérateurs économiques que l’exercice de l’activité de collecte d’épargne requiert l’obtention d’un agrément délivré par l’Autorité monétaire. Tout contrevenant s’expose nécessairement aux sanctions prévues par les textes ».
Ces EMF qui exercent de manière légale dans le pays ont contribué à augmenter les ressources du secteur microfinance en 2021 au Gabon. Selon les données du ministère de l’Économie, l’analyse des indicateurs d’intermédiation fait apparaître une embellie de l’activité, traduisant l’accès de la population aux services financiers. En effet, les dépôts collectés se sont élevés à 76,6 milliards de FCFA contre 67,1 milliards de FCFA en 2020, en hausse de 14,15 %. Cette évolution résulte principalement des performances commerciales des EMF Finam, Cofina et Épargne et développement du Gabon (EDG). De plus, les crédits à la clientèle se sont consolidés de près de 13 % à 74,9 milliards de FCFA, en raison du relèvement du taux de bancarisation et des efforts d’accompagnement des besoins d’exploitation des petites et moyennes entreprises.
En revanche, les fonds propres de ces EMF ont diminué de 4,3 % à 11,1 milliards de FCFA, contre 11,6 milliards de FCFA en 2020, suite à la dégradation de la situation financière de deux EMF de deuxième catégorie, selon la même source.
SG
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À l’occasion de la nomination de la Camerounaise Fadimatou Noutchemo-Simo à la tête de la filiale d’Afrijet au Cameroun, la compagnie aérienne a annoncé qu’elle va augmenter sa fréquence de vols à destination de Yaoundé et Douala.
« En lien avec la volonté de la compagnie de poursuivre son développement au Cameroun et la période estivale approchant, Afrijet prévoit de desservir le Cameroun à hauteur de 15 rotations par semaine, à compter de mi-juin 2022 (8 Libreville-Douala, 2 Malabo-Douala, 2 Bata-Douala, 3 Libreville-Yaoundé) » renseigne la compagnie aérienne.
Jusqu’ici, la compagnie aérienne desservait le Cameroun dans un premier temps avec 10 vols hebdomadaires. En effet, en décembre dernier, le transporteur gabonais a augmenté ses fréquences vers le Cameroun. Ceci à raison de 5 fréquences entre Douala et Libreville (mardi, mercredi, jeudi, vendredi, dimanche), 2 fréquences entre Yaoundé et Libreville (lundi et vendredi), une fréquence entre Sao Tomé et Douala, 2 fréquences entre Malabo et Douala.
Mais en mars 2022, ces vols ont été réduits à 9. Car, Afrijet a fermé la ligne de Sao Tomé à cause de la dégradation des conditions de sûreté et de sécurité sur la plateforme, ainsi qu’un climat aéroportuaire hostile vis-à-vis de son personnel. Cette ligne pourrait donc être rouverte si l’on s’en tient au plan d’Afrijet.
Avec cette augmentation de fréquences de vol sur la ligne du Cameroun, Afrijet va essayer de gagner des parts de marché face à Camair-Co, Asky Airlines, Rwandair, Ethiopian Airlines…
Sylvain Andzongo
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Le 16 avril, le ministre Mines, Elvis Ossindji, indique que sur « instructions » du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, il s’est rendu sur le site du gisement polymétallique de Maboumié (Moyen-Ogooué) pour s’enquérir de la situation et « mesurer l’état d’avancement des opérations en faveur de la reprise de ce projet prioritaire du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba ». « L’accélération de la reprise des activités sur le site du gisement polymétallique de Maboumié est un impératif du ministère des Mines », déclare-t-il. Sans plus détails.
Le projet est en dormition depuis 2014. Il est convoité par Maboumine, filiale de la Comilog (76%). Le site, encore inexploité, recèle plusieurs métaux, dont du niobium (2e gisement mondial), des terres rares, du tantale, du scandium, des phosphates et de faibles quantités d’uranium. Le scénario de sa mise en œuvre se caractérise entre autres par une mine à ciel ouvert conventionnelle, conçue pour une durée de vie initiale supérieure à 20 ans extensibles à plus de 40 ans avec l’exploitation ultérieure des zones nord et sud du gisement.
Le projet prévoit la production de 2 millions de tonnes de minerai brut par an qui seront traitées dans une section minéralurgique. Ce qui devrait générer environ un million de tonnes de minerai concentré.
S.A.
Elvis Ossindji, le ministre des Mines, informe qu’il a rencontré à Libreville les responsables de la société minière sud-africaine Havilah Consolidated Ressources qui a relancé les négociations sur la mine de fer de Milingui, le 2e grand gisement de fer du Gabon.
« Pour ce qui concerne Havilah Consolidated Ressources, une entreprise de droit gabonais dont la maison mère est basée en Afrique du Sud. Elle a manifesté son intérêt pour la reprise des activités de la mine de fer de Milingui dans la province de la Nyanga dont l’accord-cadre avait été signé en 2018 avec l’État gabonais », déclare le membre du gouvernement.
Il ne dévoile pas les détails des échanges avec la partie sud-africaine, mais indique qu’il s'agit d'une relance des discussions qui n’ont pas beaucoup évolué depuis 2018 entre les parties malgré l’accord-cadre signé. La reprise des discussions peut donc être un signe avant-coureur de ce que l’exploitation de la mine de fer Milingui est en passe de connaître une évolution positive.
Avant que les discussions ne soient interrompues pour des raisons non dévoilées depuis 2018, Havilah avait déjà pris l’engagement de développer la mine en trois phases. La première phase (2018-2022), selon le plan initial, devait permettre de réévaluer les réserves, de construire une voie d’évacuation du minerai d’une centaine de kilomètres jusqu’à l’océan Atlantique, et d’engager une production expérimentale. La seconde phase, sur la période 2022-2025, a été prévue pour la production expérimentale, soit un passage de 4000 tonnes à 8000 tonnes par an. La dernière phase (2025-2028) devait être celle de l’exploitation à plein régime du gisement.
Le coût du projet a été évalué à environ 1 milliard de dollars (530 milliards de FCFA). Les financements devaient être mobilisés par le fonds d’investissement luxembourgeois African Minerals Exploration & Development Funds, disposant en portefeuille de plusieurs projets miniers en Afrique : Afrique du Sud, Namibie et Libéria.
La mine de Milingui est considérée par les spécialistes du secteur comme le deuxième gisement de fer gabonais après celui de Belinga, dans la province de l’Ogooue Ivindo (dans le Nord-est du Gabon). En dehors de 135 millions de tonnes de minerai de fer, dont 18 millions tonnes à forte teneur (50 %) de teneur, cette mine recèle du cuivre, de l’or, du diamant et d’autres minerais.
Sylvain Andzongo