Au cours de l’année 2021, le Gabon a exporté du poisson et autres produits de pêche pour une valeur estimée à 1 milliard de FCFA, selon des données de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI). En 2020, ces recettes d’exportation étaient de 1,4 milliard de FCFA. Soit une baisse de 27,7 % entre les deux périodes.
Les recettes obtenues par le Gabon pour l’exportation de ces produits halieutiques en 2021 sont également en baisse par rapport à ce que le pays a récolté entre 2017 et 2019. D’après les données du ministère de l’Économie, le Gabon a exporté en 2019 du poisson d’une valeur de 1,1 milliard de FCFA, contre 1,2 milliard de FCFA en 2018 et 2,6 milliards de FCFA en 2017.
À en croire une source au ministère de l’Agriculture, la diminution des exportations des poissons et produits de la pêche est consécutive à la chute des commandes des pays acheteurs tels que la Chine. À noter qu’en plus de la Chine, le Gabon exporte son poisson et produits de pêche vers Singapour, Liban…
Aujourd’hui, dans l’échèle des exportations du Gabon, la pêche ne représente rien (0,0 %) selon les données de la direction de la douane. Une situation que les autorités veulent changer dans un contexte de diversification de l’économie. En fait, au cours des prochaines années, le Gabon veut transformer plus de poisson localement, et en exporter une partie. Pour cela, le Gabon veut former 2600 jeunes dans la filière. L’objectif étant de nationaliser le secteur qui est pour l’instant contrôlé à 86 % par les expatriés.
Selon la Direction générale des pêches et de l’aquaculture (DGPA), la pêche maritime au Gabon (hors pêche sous accords privés ou de partenariats) reste une activité relativement modeste en matière de production. Celle-ci est estimée à environ 30 000 tonnes, soit 20 000 tonnes pour la pêche artisanale et 8 600 tonnes pour la pêche industrielle côtière. Le Gabon, pour satisfaire sa demande locale, est donc obligé de faire recours à l’importation. Des importations estimées à environ 26 000 tonnes par an, apprend-on. La demande gabonaise en poissons étant estimée à 70 000 tonnes/an, pour une population d’environ 2 millions d’habitants.
SG
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Le président de la Haute autorité de la communication, Germain Ngoyo Moussavou, a décidé d’annuler le paiement de la redevance pour l’année 2021 et d’accorder un moratoire pour l’année 2022 aux médias privés. C’était au cours de la séance de travail tenue le 12 avril 2022 avec les responsables de l’Organisation patronale des médias (Opam) et du Cercle des patrons de la presse en ligne (CPPL).
Les deux parties ont convenu de tenir compte des facteurs bloquants, notamment la baisse de la subvention allouée à la presse et les conséquences de la Covid-19. « On ne peut que saluer la décision du président qui a pris sur lui d’annuler la redevance de l’année 2021. Nous n’allons plus la payer. Pour ce qui est de l’année 2022, nous allons trouver un moratoire », a déclaré Thierry Mebale, président du CPPL.
Pour le président de la HAC, il était question de ramener la sérénité dans la corporation. « Nous sommes une famille, nous sommes là pour construire », a indiqué Germain Ngoyo Moussavou aux responsables de la presse en ligne.
Cette rencontre intervient après la décision prise le 6 avril dernier par la HAC. Le collège des conseillers membres avait donné un délai de 30 jours aux responsables des médias privés pour s’acquitter du paiement de la redevance annuelle au titre des années 2021 et 2022. Un ultimatum qui n’a pas plu à certains responsables desdits médias.
Brice Gotoa
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L’opérateur Moov Africa Gabon Télécom annonce, dans un communiqué rendu public ce 13 avril 2022, que ses câbles sous terrain de fibre optique dans la zone d’Ozangue ont été coupés par une société de BTP. « Nos techniciens sont à pied d’œuvre pour un rétablissement des services dans les meilleurs délais », soutient l’entreprise.
Mais, cette coupure qui est « accidentelle » selon l’entreprise perturbe le réseau Internet dans plusieurs quartiers de Libreville, apprend-on. Il s’agit notamment d’Ozangue, Mindoube, IAI, Damas… De ce fait, l’entreprise présente ses excuses à sa clientèle pour le désagrément causé.
Cet incident survient quelques jours après la désignation par la société américaine Ookla via son application Speedtes de Moov Africa Gabon Telecom comme l’opérateur qui a les réseaux fixe et mobile les plus rapides du Gabon en 2021.
SG
Au cours de l’année 2021, l’activité de la filière du caoutchouc naturel a enregistré des résultats contrastés. Selon la dernière note de conjoncture du ministère de l’Economie, le volume de caoutchouc usiné a baissé de 25% à 5 496 tonnes au cours de l’année passée. Ce, « en lien avec les problèmes rencontrés par l’entreprise SIAT durant le premier semestre », indique la note de conjoncture. En effet, l’opérateur Siat Gabon a arrêté ses activités depuis plusieurs mois en raison des grèves répétitives de son personnel et des restrictions sanitaires pour lutter contre la pandémie du Covid-19.
Dans le même temps, la production nationale de caoutchouc naturel humide a augmenté de 4,6% pour se situer à 18 379 tonnes, « suite à la montée en puissance des plantations d’Olam ». Cette embellie est davantage marquée au quatrième trimestre 2021 avec un bond de 30% par rapport au trimestre précédent, apprend-on.
Ces résultats contrastés de l’activité de la filière ont impacté sur la commercialisation du caoutchouc au niveau international. Ainsi, les exportations de ce produit ont chuté de 32,4% en 2021. Ce qui a entraîné une baisse du chiffre d’affaires de 2,6% en glissement annuel, à 7,2 milliards de FCFA. « La baisse du chiffre d’affaires a tout de même été atténuée par la consolidation des prix moyens de caoutchouc naturel de 19,1% sur le marché international », précise le ministère de l’Economie.
Rappelons que le Gabon est l’un des principaux producteurs africains de caoutchoucs derrière la Côte d’Ivoire, le Nigéria, le Libéria et le Cameroun.
S.G
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Les autorités gabonaises ont décidé pour l’exercice 2022 d’allouer un financement de 2 milliards de FCFA à la société Asonha Énergie, une société de projet détenue respectivement à 60 % et 40 % par Meridiam et Gabon Power Company (GPC) pour développer le barrage de Kinguelé.
Dans le journal officiel qui donne cette information, il est indiqué que ce financement rentre dans le cadre du contrat de Partenariat Public-Privé signé entre l’État, d’une part, et la société Asonha Énergie, d’autre part. Cet argent est la contribution annuelle de l’État pour l’ouvrage hydroélectrique. Ledit projet porte sur la conception, la construction et l’exploitation d’une centrale hydroélectrique d’une puissance de 35 MW.
Située à 100 km à l’est de Libreville sur la rivière Mbéi, en bordure du parc national des Monts de Cristal, elle permettra à terme d’alimenter le réseau national à hauteur de 205 GWH par an et fournira environ 13 % des besoins en électricité de Libreville. Ce qui permet de remplacer les capacités thermiques existantes et d’économiser plus de 150 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le projet global lui-même coûte 179 millions d’euros (117,4 milliards FCFA) dans le cadre d’une convention de concession conclue pour une durée de 30 ans.
S.A.
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Le ministère de l’Économie vient de publier son analyse sur l’impact de l’augmentation du prix du baril de pétrole liée à la crise russo-ukrainniene sur l’économie gabonaise.
Selon ce ministère, la guerre en Ukraine et les sanctions qui pèsent déjà sur les exportations du pétrole russe exercent une pression supplémentaire à la hausse sur les cours du baril de pétrole qui ont franchi la barre des 100 dollars le baril le 28 février 2022 après sept ans. Un record a été atteint avec un baril à 127,98 dollars le 8 mars 2022.
« Cette flambée des cours du pétrole sur les marchés mondiaux devrait se traduire par une amélioration de la valeur des exportations de pétrole brut à quantités équivalentes. De même, les recettes pétrolières seraient améliorées, impactant positivement nos finances publiques », indique le ministère de l’Économie. Il précise que la plus-value ainsi dégagée devrait faire face à ses engagements, notamment le paiement de la dette publique et le financement des investissements programmés dans le PAT afin de générer une croissance inclusive.
Néanmoins, indique le ministère, l’envolée des prix du pétrole pourrait aussi, à très court terme, entraîner l’augmentation des prix des produits manufacturés et certaines consommations intermédiaires. Tout ceci devrait se traduire par un alourdissement de la facture des importations.
Enfin, la hausse de l’inflation dans les pays développés risque d’entraîner un relèvement des taux d’intérêt (cas des États-Unis) et rendre plus chers les emprunts sur les marchés financiers. Cette perspective pourrait davantage fragiliser les économies en développement comme le Gabon, selon le ministère de l’Économie.
Sylvain Andzongo
Reçus en audience par le ministre de la Communication Pascal Houangni Ambouroue le 11 avril dernier, les ambassadeurs du Japon, de la Turquie et des États-Unis d’Amérique au Gabon ont dit être disposés à accompagner le pays dans le domaine de la communication. Notamment, les chaines de télévision publiques et le ministère de tutelle.
« Il y a tellement de champs de coopération. Nous pourrons évoquer la formation, l’échange d’expériences par voie des visites entre les deux pays. Des visites que nous avons et que nous devons accroitre davantage. Et aussi, l’échange des hommes entre les deux pays », a affirmé l’ambassadeur de la Turquie au Gabon, Nilufer Erdem Kaygisiz.
Le diplomate japonais pour sa part a parlé d’appuyer les médias en matériels. « On voudrait considérer la possibilité de fournir des équipements aux chaines de télévision du Gabon, », a affirmé Shuji Noguchi. Cet accompagnement pourrait se faire d’après le diplomate, à travers l’Agence japonaise de la coopération internationale (Jica).
Pour le Chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Gabon Samuel R. Watson, le Gabon pourrait collaborer dans le domaine avec sa représentation diplomatique sur place dans le pays ou encore avec des sociétés de communication américaines.
À noter que le Gabon a signé le 5 avril 2022 deux accords-cadres avec les entreprises Prix-Import et Ceca-Gadis. Des accords qui engagent les deux sociétés à équiper les chaines de télévision publiques gabonaises.
SG
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Le Gabon prépare son retour à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). La révélation a été faite le 12 avril 2022 par le président de la commission de cette institution, Gilberto Da Piedade Verissimo en marge d’une audience avec le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michael Moussa Adamo.
« Le Gabon sera d’ici un an encore une fois président en exercice de la communauté. Le Gabon était président pendant 5 ans, pendant la réforme de 2015 à 2020. En 2020 avec l’entrée en fonction de la commission, on peut dire que le contrat a été remis à zéro. Donc on a eu la République du Congo en exercice pour un an, l’année 2023 ce sera la République gabonaise », a déclaré Gilberto Da Piedade Verissimo. C’est le Gabon qui abrite le siège de la Commission.
La CEEAC a été créée en 1983 et regroupe dix pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, République démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, Tchad). Elle est l’une des cinq zones de développement sur lesquelles l’Union africaine entend bâtir la coopération et l’intégration continentales.
Brice Gotoa
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Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Patrick Ossi Okori, a procédé le 8 avril 2022 à la réouverture du Centre de dispensation du médicament (CDM) d’Oyem dans la province du Woleu-Ntem. À en croire le ministère de la Santé, le rôle de cette structure est de mettre un terme aux récurrentes ruptures de stock en produits pharmaceutiques dans la localité.
« Le problème d’accessibilité et de disponibilité des médicaments se pose avec acuité à l’intérieur du pays. C’est donc une réponse pratique que la CNSS vient d’offrir à la population Woleu-Ntemoise. Je voudrais une fois de plus féliciter le directeur général et son équipe pour cette initiative qui n’est pas la première du genre », a déclaré Guy Patrick Obiang Ndong, ministre de la Santé au terme de la visite guidée.
Pour sa part, le directeur général de la CNSS a expliqué que la société de prestation sociale est dans une stratégie de redynamisation de ses structures médicales, dans le sens voulu par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour permettre aux populations d’avoir une accessibilité aux soins de santé primaires. « L’objectif pour nous, c’est de nous installer dans les sites où les besoins des populations ne sont pas pris en compte, notamment sur le plan sanitaire et sur les disponibilités des médicaments. Nous sommes dans cette volonté de continuer à développer ces structures sur l’ensemble du pays », a-t-il déclaré.
La réouverture du CDM d’Oyem intervient après celles de Libreville, Ndjolé et Franceville. Elle s’inscrit dans le cadre de la stratégie de rapprochement des services et prestations de la CNSS aux usagers de l’intérieur du pays. Le CDM d’Oyem a été inauguré le 22 juillet 2016 et a connu un arrêt de ses activités en 2019 à cause de certains dysfonctionnements.
Brice Gotoa
Dans le journal officiel qui vient de paraître, l’État gabonais s’engage à couvrir certains engagements financiers de la Société autoroutière du Gabon (SAG), en charge de la Transgabonaise.
Ainsi, au titre de l’année budgétaire 2022, l’État consent à approvisionner le compte de garantie au bénéfice des créanciers financiers de la Société autoroutière du Gabon pour couvrir les financements externes nécessaires à la réalisation des travaux de réaménagement permanents anticipés de la Transgabonaise. Le compte de garantie en question retrace les opérations du compte séquestre créé depuis 2021. Ce compte séquestre, selon le gouvernement, a été ouvert à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans le but de garantir le remboursement par l’État du coût des études, des travaux préliminaires, des travaux permanents anticipés et coûts associés de la Transgabonaise, d’un coût estimé à plus 600 milliards de FCFA.
Longue de 780 km, la Transgabonaise est une route réalisée par la SAG, filiale de Meridiam et d’Arise (la holding fondée par Olam international). Cette route est présentée comme l’un des plus grands chantiers du président Ali Bongo Ondimba après la route Port-Gentil/Omboué. Elle va permettre de développer les échanges entre les provinces et créer des emplois. Ce qui aura un impact direct considérable sur l’économie du pays qui peine à se relancer dans un contexte marqué par la crise actuelle.
S.A.