Le Nouveau Gabon

Le Nouveau Gabon

Le groupe bancaire gabonais BGFIBank s’est engagé à mobiliser une enveloppe de 100 milliards de FCFA pour financer le nouveau programme d’investissement de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) pour la période 2022-2025. Dans ce cadre, deux accords ont été signés le 8 avril dernier à Libreville par les dirigeants des deux structures.

« Ces accords comprennent un crédit moyen terme de 40 milliards de FCFA (accordé) par BGFIBank Gabon et dont les tirages seront immédiatement disponibles. Et un mandat d’arrangeur accordé à BGFI Bourse, en tant que chef de file, de lever des fonds par emprunt obligataire sur le marché régional de l’Afrique centrale à hauteur de 60 milliards de FCFA, à mettre à disposition d’ici la fin d’année 2022 », a expliqué le président-directeur général du groupe bancaire, Henri Claude Oyima, lors de la signature des conventions.

Selon le directeur général de la SEEG, ces deux crédits sont accordés à la SEEG « sans obligation de garantie de l’État pour une maturation de 7 ans. C’est un gage de fiabilité », souligne Gustave Aimé Mayi. C’est d’ailleurs « l’un des plus importants emprunts obligataires jamais réalisés par le secteur privé dans notre zone », précise Henri Claude Oyima.

Ces fonds vont permettre de financer pendant cinq ans les projets infrastructurels en eau et en électricité dans le Grand Libreville, Port-Gentil, Franceville et Makokou. Il s’agit de sept projets dans le secteur de l’eau et cinq dans celui de l’électricité.

Parmi les projets hydrauliques, comme l’explique le directeur général de la SEEG, il est envisagé l’extension du réseau de distribution d’eau sur 30 km linéaires. « Ce qui veut dire qu’on va rapprocher les compteurs au plus près des logements des populations. Nous allons également construire des stations d’eau potable », indique Gustave Aimé Mayi.

Il s’agira de construire une nouvelle station d’eau capable de produire de 35 000 m3 par jour dans le Grand Libreville et de 20 forages dans cette partie du pays. Il est également prévu le renforcement et la sécurisation de la prise d’eau de Mandorove à Port-Gentil, la construction d’une nouvelle station d’eau potable dans le deuxième arrondissement de Franceville et à Ntoum, ainsi que le renforcement de l’approvisionnement en eau potable de Makokou avec une station d’environ 2400 m 3 par jour. L’objectif est de doter la SEEG d’un apport supplémentaire en eau potable de 60 000 m3 d’eau par jour, apprend-on.

Dans le secteur de l’électricité, les investissements seront orientés vers les extensions du réseau avec 50 km de ligne à réaliser, l’installation d’un deuxième banc de transformation (225/90 KV) au poste d’interconnexion de Bisségué, la réhabilitation et le renforcement du poste source de Moanda, la construction de deux microcentrales hydroélectriques à Mimongo (200 KW) et Mbigou (316 KW).

À travers ces financements, le groupe bancaire BGFIBank se positionne comme un champion du secteur énergétique au Gabon. Le groupe accompagne déjà le secteur au Cameroun où il s’est récemment engagé dans le financement de deux contrats d’installation de centrales solaires modulaires dans la partie septentrionale du pays.

Sandrine Gaingne

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L’Office national de l’emploi (ONE) recherche 131 ouvriers agricoles pour un de ses partenaires basés au Gabon, annonce ce service public de l’emploi au Gabon. Ces ouvriers agricoles travailleront dans différents sites agricoles répartis à l’intérieur du pays.

Les postulants doivent être de sexe masculin, inscrit à l’ONE et être âgés de 22 à 45 ans. Ils doivent fournir une copie de la pièce d’identité, une copie légalisée de l’acte de naissance, deux photos d’identité et une copie de la carte ONE.

La personne intéressée doit également s’assurer que sa candidature correspond aux critères requis énoncés. Les dossiers de candidature contenant CV, copies des diplômes, certificat de travail doivent être déposés à l’ONE ou envoyés par adresse mail, en précisant le numéro de la carte ONE, le profil et le numéro de l’offre. Les dossiers doivent être envoyés ou déposés au plus tard le 22 avril 2022.

Créé en 1993, l’ONE est le service public de l’emploi du Gabon. Pour le compte de l’État, l’ONE a entre autres pour mission d’assister les personnes à la recherche d’un emploi ou d’une formation pouvant faciliter leur insertion ou réinsertion professionnelle. Entre 2016 et 2020, l’ONE a placé 3 500 personnes en embauches directes sur un volume de 9 736 places collectées auprès des employeurs. Soit un taux de placement de 36 %, apprend-on.

Brice Gotoa

Comme prévu dans la loi des finances 2022, le gouvernement gabonais vient d’introduire dans le journal officiel, l’impôt unique dans le domaine foncier baptisé « impôt synthétique » ou « contribution foncière unique » (CFU).

Cette CFU fixe désormais les exemptions sur les immeubles bâtis et non bâtis. Au titre des immeubles bâtis, la loi exempte les immeubles appartenant à l’État, aux organismes internationaux, aux collectivités locales, aux chambres de commerce et, sous réserve de réciprocité, aux ambassades et consulats. Cela est aussi applicable aux installations qui, dans les ports maritimes et sur les voies de navigation intérieure, font l’objet de concessions d’outillage public accordées par l’administration aux chambres de commerce ou aux collectivités locales et sont exploitées dans les conditions fixées par les cahiers des charges.

L’exemption fiscale concerne aussi les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique, appartenant aux collectivités locales ainsi que les pylônes et stations radioélectriques ; les locaux servant exclusivement à la célébration des cultes religieux reconnus par l’État ; les édifices affectés à des buts scolaire, sportif, humanitaire ou social, appartenant aux missions ou à des groupements régulièrement autorisés.

Au titre des immeubles non bâtis, sont exemptés de la contribution foncière unique : les voies publiques, les places publiques, les cours d’eau ; les propriétés appartenant à l’État, aux collectivités locales, aux organismes internationaux, aux chambres de commerce et, sous réserve de réciprocité, aux ambassades et consulats ; les sols des bâtiments de toute nature et une fraction des terrains entourant les constructions.

Selon la loi, la CFU est assise sur la valeur locative réelle des biens imposables au 1er janvier de l’année d’imposition. La valeur locative réelle est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à bail dans les conditions normales. À défaut d’informations sur les valeurs locatives réelles, la CFU est déterminée en évaluant le prix que le propriétaire pourrait retirer en cas de location de ses biens. Cette valeur locative est déterminée, soit au moyen de baux authentiques ou de déclaration de location verbale, soit par comparaison avec d’autres locaux dont le loyer aura été régulièrement constaté ou sera notoirement connu, soit, à défaut de ces bases, par voie d’appréciation directe.

S.A.

 

Le Gabonais Emmanuel Edane est le nouveau directeur général de la société d’aménagement Façade maritime du champ triomphal (FMCT), filiale du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Il a été confirmé à ce poste par le conseil d’administration du FMCT en décembre 2021, a-t-on appris le 6 avril 2022 auprès du FGIS.

Comme directeur général de la FMCT, Emmanuel Edane aura pour principale mission de piloter le développement du projet de la Baie des Rois. Un projet immobilier qui prévoit la construction à Libreville d’un quartier d’affaires, de logements, d’établissements de loisirs, de commerces divers et d’espaces verts sur une superficie de 40 hectares.

« Je suis reconnaissant d’avoir eu la chance de piloter la mise en œuvre de plusieurs aménagements durables à l’international. En tant que Gabonais, la suite naturelle et évidente de mon parcours est de mettre cette expérience au service de mon pays et du bien-être de ses habitants. À travers la Baie des Rois, notre ambition est de promouvoir la mise en œuvre d’une capitale gabonaise durable, génératrice d’opportunités et au service des générations futures », a-t-il affirmé.

Et comme le soutient le FGIS, le nouveau DG a le profil de l’emploi. Car, en plus d’avoir réalisé l’étude d’aménagement et développement de la requalification du front de mer de Libreville, il a dirigé ledit projet. Il cumule également une expérience de 20 ans dans le domaine du « management de projets complexes ». Il a en effet piloté de nombreux projets structurants au niveau international. Notamment, le Tramway de Paris, le front de mer de Montpellier, tram-train d’Abidjan quand il était directeur d’agence, responsable de département et directeur de projet chez Ingerop. C’est un Groupe d’ingénierie français et bureau d’études techniques dans l’infrastructure, le bâtiment et les installations industrielles.

Emmanuel Edane « dispose ainsi d’une connaissance approfondie des meilleures normes internationales en matière d’aménagement urbain et d’infrastructures, prenant en compte les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Depuis 2014, il est notamment intervenu au Gabon, dans le cadre de certains projets du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) », soutient le FGIS. Emmanuel Edane est diplômé du Centre des hautes études de la construction (CHEC) à Paris en France.

La société Façade maritime du champ triomphal (FMCT) a récemment levé sur le marché financier la somme de 20 milliards de FCFA pour le développement du projet de Baie des rois. À en croire le ministre de l’Urbanisme Olivier Nang Ekomie, une partie de ce projet sera livrée en août 2022.

SG

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L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 7 avril, une résolution suspendant la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en raison du conflit armé qui l’oppose à l’Ukraine. La résolution a été adoptée par 93 votes pour, 24 votes contre et 58 abstentions.

Parmi les pays qui ont voté contre cette suspension, renseigne le site de l’ONU, le Gabon en fait partie. Le pays a voté contre dans la même veine que la Russie, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie, le Vietnam, l’Éthiopie, le Burundi, la Centrafrique, le Mali, l’Algérie, le Congo, l’Érythrée, la Bolivie, etc.

Mais les votes contre cette suspension n’ont pas suffi pour sauver la mise à la Russie. Ce pays a rejoint le Conseil en janvier 2021 en tant que l’un des 15 pays élus par l’Assemblée générale pour un mandat de trois ans. En vertu de la résolution de 2006 qui a créé le Conseil des droits de l’homme, l’Assemblée générale peut suspendre un pays s’il commet des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme.

Le vote sanctionnant la Russie est intervenu alors que le week-end dernier des images ont émergé montrant des centaines de corps de personne qui auraient été retrouvés dans les rues et dans des fosses communes après le retrait des forces russes de la ville ukrainienne de Boutcha, une banlieue de la capitale Kyïv. Accusée d’être à l’origine de ces exactions, la Russie répond qu’il s’agit d’une mise en scène dont elle n’est pas responsable.

Les 2 et 24 mars, le Gabon avait pourtant voté pour deux résolutions condamnant l’invasion de l’Ukraine et exigeant de la Russie l’arrêt de son offensive dans ce pays.

Sylvain Andzongo

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Après douze mois de formations dans les métiers de la mécanique, de l’électromécanique, de l’électricité de réseau et de plomberie de réseau, au Centre des métiers Jean Violas d’Owendo, 56 jeunes gabonais vont intégrer les effectifs de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).

« Au moment où ces 56 jeunes gabonais vont intégrer le monde du travail dans notre institution, je voudrais renouveler l’engagement de la société à œuvrer avec constance aux côtés du gouvernement afin de soutenir la politique d’employabilité des jeunes portée par le slogan un jeune un métier mis en place par le président, Ali Bongo Ondimba », a déclaré Gustave Aimé Mayi, directeur général de la SEEG.

Selon le directeur général, ces futurs employés de la SEEG vont participer aux missions régaliennes de fourniture d’eau potable et d’électricité, au profit de tous les Gabonais. « Le nouveau cadre contractuel de la délégation de service public de l’énergie électrique et de l’eau potable signé avec l’État, le 5 janvier 2022, fixe le cap et engage toute l’entreprise, notamment notre performance individuelle et collective, à travailler sans relâche pour satisfaire les attentes de la clientèle dans l’ensemble du pays », a-t-il souligné.  

Cette initiative est le fruit d’un partenariat public-privé signé le 6 octobre dernier entre la SEEG et le ministère chargé de la Formation professionnelle. L’objectif est de satisfaire les besoins des entreprises en main-d'œuvre locale, bien formée, performante et qualifiée. « Notre volonté en tant que direction générale de la Formation professionnelle est de voir ce partenariat se renforcer pour le bienêtre de nos jeunes compatriotes dans la mesure où en plus de la formation, ils ont la chance d’être intégrés aussitôt », a indiqué Arielle Aurore Ambengat, directeur général de la Formation professionnelle.

Les lauréats de cette première cuvée, formés au Centre des métiers Jean Violas d’Owendo, ont reçu leurs parchemins le 7 avril 2022 à Libreville.

Brice Gotoa

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Face à la pénurie des antirétroviraux (ARV) au Gabon, le ministre de la Santé Guy Patrick Obiang Ndong, a reçu le 5 avril dernier l’ensemble des responsables des associations des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Comme solution alternative à cette pénurie qui dure depuis plus de 4 mois, le membre du gouvernement a recommandé à ces PVVIH de prendre du Bactrim 960 mg. « Pour faire face à cette situation et éviter la survenue de certaines maladies opportunistes chez les malades, le ministre a invité les PVVIH conformément au protocole thérapeutique à poursuivre le traitement avec le Bactrim 960 mg en l’absence des molécules manquantes afin de lutter contre la baisse de CD4 (une des cellules du système immunitaire Ndlr) tout en les rassurant que les stocks d’ARV seront approvisionnés dans les tout prochains jours », indique une note du ministère de la Santé.

Le membre du gouvernement a par ailleurs condamné la mauvaise gestion des ARV dans certains centres de traitement ambulatoire (CTA). Car, à cause de cette mauvaise gestion, les ARV arrivent à expiration et sont détruits. Ce qui crée un manque à gagner dans la prise en charge des PVVIH.

L’on se souvient en effet qu’en septembre 2021, les personnes vivant avec le VIH avaient fait une sortie pour dénoncer la distribution des ARV périmés aux malades. Une situation qui durait depuis le mois de juillet 2021 et qui était préjudiciable à leur santé.

D’après la Directrice de la Prévention du Sida Amissa Briana Bongo Ondimba, le Gabon compte à fin 2020, 46 000 personnes vivant avec le VIH avec un total de 24 208 malades sous ARV, soit 52 %.

SG

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Reportés le mois dernier, les concours internes d’entrée à l’École normale supérieure (ENS) et à l’École normale des instituteurs (ENI) auront finalement lieu les 16 et 17 avril prochain. L’annonce a été faite par le ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq à travers un communiqué rendu public ce 7 avril 2022.

Pour cette session 2022, la commission mixte administrative chargée de la sélection des candidatures a retenu 4 126 dossiers pour 600 places à pourvoir. Sur les 600 places à pourvoir, 120 sont réservées aux instituteurs adjoints de l’ENI. Pour les 480 places restantes, il y a 75 places pour les conseillers pédagogiques et 75 places pour les inspecteurs pédagogiques du 1er degré. 90 places pour les professeurs de collège et 90 places pour les professeurs de lycée. Les conseillers pédagogiques 80 places et inspecteurs pédagogiques du second degré 70 places.

Selon le communiqué, les épreuves se dérouleront dans chaque chef-lieu de province dans un cadre aménagé par les directions d’académie provinciale. Pour le centre de Libreville, c’est le Complexe Léon Mba qui va accueillir les différents candidats.

Ces concours sont annoncés après plusieurs rencontres ces derniers jours entre le ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq et les partenaires sociaux sur certains problèmes qui minent l’éducation au Gabon. L’organisation de ces concours est une réponse du gouvernement gabonais pour la régularisation des situations administratives.

Brice Gotoa 

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Les 10 bénéficiaires de la 1ère cohorte du projet « un taxi, un emploi, un avenir » ont reçu ce 7 avril 2022, des mains du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, les clés et les documents de leurs véhicules. Cette opération marque la matérialisation de ce projet lancé par le gouvernement gabonais qui vise la mise à disposition de 90 véhicules neufs à usage de taxi sur l’ensemble du territoire pour l’autonomisation des jeunes gabonais.

« Libreville dispose d’une flotte de 5 000 taxis ayant une moyenne d’âge de 34 ans. Sur les 5 000 chauffeurs, seulement 25 % sont propriétaires et 75 % sont locataires de leur outil de travail. Aujourd’hui, le secteur du transport urbain offre de réelles opportunités d’insertion professionnelles pour nos compatriotes », a déclaré le directeur général de l’Office national de l’emploi (ONE), Hans Landry Ivala.

Selon le directeur général, ce projet se démarque des autres en ce sens que les véhicules qui sont mis à la disposition des bénéficiaires sont la propriété de l’ONE jusqu’au terme des 4 ans d’exploitation. « Le lancement de ce projet par le gouvernement constitue pour nous une véritable bouffée d’oxygène en ce sens qu’il nous permet de sortir de la précarité en nous donnant l’opportunité de nous accomplir », a indiqué Michelle Mboui Siby, représentante des lauréats. Il confie que « l’objectif à terme serait d’avoir plusieurs taxis et être une gestionnaire de flotte de taxis ».

Pour le ministre de l’Emploi, Madeleine Berre, l’auto-emploi reste un enjeu d’employabilité face au salariat classique, c’est dans cette perspective que s’inscrit ce projet qui est une opportunité supplémentaire offerte aux jeunes gabonais pour leur autonomisation. « Le secteur du transport est un axe d’opportunités, vous allez exercer dans un secteur productif où vous pourrez grâce à votre responsabilité, votre implication et votre détermination à avoir des revenus et gagner dignement vos moyens de subsistance », a déclaré Madeleine Berre aux bénéficiaires.

Les véhicules mis à la disposition de bénéficiaires sont la propriété de l’ONE et sont équipés d’un système de géolocalisation avec arrêt à distance et d’un suivi en temps réel des trajets. Au terme de 4 ans d’exploitation, le véhicule reviendra au bénéficiaire. Tout au long des 4 ans d’exploitation, le bénéficiaire versera journalièrement la somme de 22 000 FCFA. Les pannes, les vidanges, les visites techniques, la pneumatique et les assurances sont à la charge de l’ONE.

Brice Gotoa

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Paul Patrick Biffot (photo), l’ambassadeur du Gabon au Cameroun, vient de publier un communiqué annonçant le recensement des Gabonais établis dans sa zone de compétence. Selon le diplomate gabonais, ce recensement va s’effectuer du 4 au 30 avril 2022.

Ce recensement tient compte des différentes catégories socioprofessionnelles notamment : les investisseurs jouant le rôle d’acteur économique local ; les Gabonais exerçant dans le domaine de l’informatique et des ressources humaines ; les cadres, les étudiants, élèves, etc. Ils sont invités à se faire recenser dans le registre ouvert à cet effet dans les locaux de la Chancellerie à Yaoundé, la capitale du Cameroun, sur présentation d’une pièce d’identité auprès du conseiller consulaire chargé de cette opération.

Ce recensement, apprend-on, vise un double objectif. Le premier est de dénombrer avec précision les Gabonais établis au Cameroun. Le second est d’identifier formellement les compatriotes dont les compétences peuvent être requises par l’administration. Aussi, c’est un moyen pour la représentation diplomatique gabonaise d’apporter un accompagnement aux Gabonais en territoire étranger qui pourraient avoir besoin d’une assistance.

S.A.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] lenouveaugabon . c o m

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