Le Nouveau Gabon

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Au cours du second semestre 2021, le secteur des bâtiments et des travaux publics (BTP) a poursuivi son embellissement entamé au premier semestre. Conséquence, le chiffre d’affaires à fin 2021 du secteur a augmenté de 18,6 % en glissement annuel, à 72,6 milliards FCFA, selon la dernière note de conjoncture du ministère de l’Économie.

Des résultats soutenus par « le segment bâtiment et travaux publics, en lien avec les travaux de la Transgabonaise, la réhabilitation de la voie ferrée, la réhabilitation des voiries urbaines et d’adduction d’eau, la construction des nouvelles salles de classe », soutient la note de conjoncture.

Ce regain de l’activité des BTP a également impacté la branche des peintures qui a enregistré des résultats satisfaisants au cours de l’année écoulée. En effet, la production de la peinture s’est portée à 3 729 tonnes, en augmentation de 18,5 % en glissement annuel.

Le secteur des BTP était en difficulté depuis plusieurs années au Gabon. Cependant, il a connu un premier rebond en 2019 avant sa rechute en 2020 en raison de la crise sanitaire doublée à la crise économique. Le Gabon s’est fixé comme objectif de redynamiser ce secteur à l’horizon 2023 comme le prévoit le plan d’accélération de la transformation. Cette redynamisation va se faire à travers la promotion des investissements dans les matériaux de construction, la reprise en main de la production des matériaux de construction dans le but de faire baisser les intrants et maximiser la valeur ajoutée locale dans cette filière.

SG

 

Suite à une rumeur mettant en doute la qualité de 2244 tonnes d’huile importées de marque Cuisin’Or, produites par la société Olam, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) tente de rassurer l’opinion.

Selon les dires de l’Agasa, ces 2244 tonnes d’huile alimentaire en provenance de Malaisie, ont été certifiées conformes par l’Autorité sanitaire compétente du pays exportateur à travers des certificats sanitaires. L’Agence précise que cette importation a été initiée afin d’anticiper toute pénurie éventuelle pouvant survenir à la suite d’un arrêt de production lors de travaux de réhabilitation.

Aussi, précise l’Agasa, ajoutée à cette huile importée, l’huile d’Olam produite localement est de bonne qualité, car attestée par ses services techniques compétents. « L’Agasa tient à rassurer les consommateurs sur l’absence de trafic d’huile de la marque Cusin’Or et rappelle à toutes fins utiles qu’un dispositif de veille sanitaire est effectif pour garantir la santé du consommateur », écrit Alia Maheva Bongo, DG de l’Agence.

La polémique autour de cette huile est née du fait qu’il y a une différence au niveau des bouchons : couleur jaune sur les bouchons pour l’huile produite localement et couleur rouge pour la version importée. Il y a aussi la problématique des étiquettes sur les bidons des deux versions d’huile. Car il y a la formulation « 100% Made in Gabon » sur l’huile produite localement par Olam et son absence sur les bidons de l’huile importée. À cela s’ajoute, l’absence de la phrase « enrichi en vitamine (A) » sur le bidon de l’huile importée. Autant de détails qui ont alimenté la rumeur que l’Agasa s’efforce d’éteindre.

S.A.

 

Les entreprises de la presse privée sont appelées à s’acquitter de la redevance de la Haute autorité de la communication au titre des années 2021 et 2022. L’annonce a été faite à travers un communiqué rendu public le 6 avril 2022, signé du président de cette institution, Germain Ngoyo Moussavou.

Le montant de cette redevance est de 500 000 FCFA pour la presse papier et en ligne et un million de FCFA pour les radios, 2 millions de FCFA pour les télévisions. Selon la HAC, cette subvention sert à alimenter les caisses de l’Etat et à alimenter le budget annuel de l’institution. Tout cela est acté dans l’ordonnance qui crée la HAC.

Par ailleurs, « les entreprises privées de communication presse papier, audio, audiovisuelle, cinématographique et presse en ligne n’ayant pas encore rempli les formalités juridiques sont appelées incessamment à se mettre en règle dans un délai de 30 jours à compter de la date de diffusion du présent communiqué. Faute de quoi la Haute autorité de la communication se réserve le droit de suspendre leurs activités comme l’indique la loi », précise le président de la HAC.

Brice Gotoa 

La Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO) vient de lancer l’appel à candidatures pour la troisième édition du prix Agathe Okumba d’Okwatsegue, informe la FSBO. Initié en 2019, par la Première dame du Gabon, ce prix vise à distinguer une organisation ou une association qui, à travers ses actions, contribue à promouvoir les droits des femmes au Gabon. Il est organisé en hommage à Agathe Okumba d’Okwatsegue, militante acharnée pour la cause des femmes qui est décédée en 2020 à 88 ans.

Pour cette troisième édition, la Fondation a décidé de primer les organisations ou associations qui œuvrent en faveur de la promotion de l’égalité des genres en milieu scolaire. Raison pour laquelle les projets doivent porter sur la lutte contre le harcèlement scolaire, la sensibilisation des élèves à l’égalité, la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire, l’éducation sexuelle, la lutte contre les grossesses précoces, la lutte contre le décrochage scolaire et l’autonomisation de la jeune fille. Les lauréats recevront une somme forfaitaire dont le montant servira au financement de leur projet. Les candidats ont jusqu’au 29 avril 2022 pour déposer leur candidature.

En 2021, le premier prix d’une valeur de 30 millions FCFA avait été remporté par l’Organisation non gouvernementale (ONG) Malachie. Une ONG engagée dans le renforcement des capacités des femmes commerçantes. Deux prix d’encouragement, d’une valeur de 10 millions FCFA chacun avaient également été octroyés à l’Association Nationale des Aveugles et Amblyopes du Gabon et à l’Association des Sœurs Salésiennes de Don Bosco.

SG

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Le Premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda a procédé ce 6 avril 2022 à l’inauguration de la Maison d’arrêt des femmes au sein de la prison centrale de Libreville.

« Entièrement financée par l’État gabonais, elle symbolise, conformément à l’engagement du Président Ali Bongo Ondimba, la volonté de notre pays d’offrir des conditions de détention dignes et sécurisées, notamment pour les femmes qui sont particulièrement vulnérables en milieu carcéral. Sécurité et droits de l’Homme ne s’opposent pas. C’est la mission de mon gouvernement de les rendre compatibles », a indiqué Rose Christiane Ossouka Raponda sur sa page Facebook.

Pour le ministre de la Justice, Erlyne Antonella Ndembet Damas, en dotant les femmes détenues d’une nouvelle maison d’arrêt plus moderne, et conforme à l’ensemble des règles minimales des Nations Unies pour le traitement des détenus, « notre objectif est de leur permettre de vivre leur incarcération dans la dignité, le respect et la garantie de leur droit, et de faire de la prison un cadre plus humain et plus sociable où elles pourront préparer avec plus de sérénité leur réinsertion dans la société », a indiqué Erlyne Antonella Ndembet Damas.

La nouvelle maison d’arrêt des femmes comprend entre autres, un bâtiment administratif, une infirmerie complète, des cellules plus spacieuses avec de lits et une capacité de 106 places. Elle est aussi dotée d’un réfectoire, une cuisine aérée, une buanderie, des cellules individuelles permettant aux femmes enceintes et avec enfants de s’occuper de leurs nouveau-nés avant leur placement en famille ou en centre d’accueil, un espace de promenade et de sport et un bureau pour les avocats, apprend-on.

Selon un rapport de l’ambassade des États-Unis au Gabon en 2019, les conditions carcérales sont très dures et potentiellement délétères en raison de la mauvaise qualité de l’alimentation, de l’insuffisance des installations sanitaires, du manque d’aération, d’une surpopulation extrême et de la médiocrité des soins médicaux. La prison centrale de Libreville comptait en 2019 environ 3 000 personnes.

Brice Gotoa

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Le Gabon a lancé l’expérimentation du logiciel « Bloom » dans la gestion des stocks de médicaments, à travers le Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul), établissement de référence dans le pays.

Le 5 avril, le Chul, représenté par le directeur général adjoint, Hervé Ismaël Koumakpayi, a donc accueilli une délégation de l’Office pharmaceutique national (OPN) conduite par Simon Essono, venu présenter « Bloom ». Déjà utilisé dans d’autres pays en Afrique, « Bloom pourra répondre aux différents problèmes auxquels sont confrontées les formations sanitaires dans la gestion du médicament. Au nombre de ces problèmes on citera, le retard des livraisons, la gestion des périmés, la rupture de stock, la faible fiabilité des données de consommation, etc. », apprend-on.

Aussi, ce logiciel permettra une meilleure estimation des commandes avant envoi, une expression des besoins, et une émission des rapports d’analyses afin d’avoir une fréquence des mises à disposition des médicaments et d’éviter les ruptures. Il est composé de trois modules à savoir : le module commande, le module stock et le module vente, qui permettent une vue d’ensemble des médicaments et la visibilité des catalogues en stock.

L’OPN peine depuis quelques années à approvisionner en médicaments et autres produits médicaux des structures sanitaires publiques, entraînant des pénuries préjudiciables à 80 % des personnes hospitalisées dans ces établissements, selon les autorités. Face à cette situation, le gouvernement a engagé une réforme de cette centrale publique d’achat des médicaments, dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation (PAT). L’acquisition de ce nouveau logiciel fait également partie des leviers sur lesquels s’appuie le PAT en matière d’approvisionnement des médicaments au Gabon.

S.A.

Le distributeur français Carrefour a annoncé le 5 avril 2022 qu’il va commercialiser près de 700 produits locaux transformés au Gabon dans ses magasins. L’information a été donnée par le président directeur général du groupe Prix-Import, Bernard Azzi, à l’inauguration de la première grande surface commerciale, « l’hypermarché Carrefour-Prix Import » à Libreville.

« Nos clients trouveront plus de 22 000 articles. La mission première de Carrefour est de garantir à ses clients des produits de qualité aux meilleurs prix. Nous proposons ainsi à notre clientèle près de 700 références de produits gabonais. À travers cette démarche, nous voulons mettre en avant le maximum des biens qui sont fabriqués ou transformés au Gabon », a déclaré Bernard Azzi.

Ainsi, les producteurs gabonais pourront exposer leurs produits dans un rayon aménagé pour eux dans ce nouveau magasin. « Des dizaines de fournisseurs gabonais sont référencées chez Carrefour-Prix Import. Grâce à Carrefour et Carrefour Market, nos partenaires locaux trouveront des débouchés supplémentaires qui leur permettront de développer leurs activités, c’est l’une de nos priorités », a indiqué le directeur opérationnel de Prix Import.

Le Gabon a décidé de réduire de 50 % les importations des produits alimentaires à travers la stratégie de substitution des importations initiée dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation (PAT). Le président de la République Ali Bongo Ondimba a pris en juin dernier, une loi d’orientation agricole. À travers ce projet de loi, le gouvernement veut imposer aux grandes surfaces et autres entreprises de l’agroalimentaire de s’approvisionner auprès des producteurs agricoles locaux.

L’hypermarché Carrefour-Prix Import, bâti sur une surface de 3000 m2 a nécessité 10 milliards de FCFA d’investissements en termes de travaux, d’infrastructure et d’équipement. Pour le président exécutif de Carrefour Patrick Lasfargues, ce nouvel espace commercial est la réponse à la demande grandissante des consommateurs gabonais qui souhaitent bénéficier d’un large choix de marques et de produits accessibles répondant aux standards internationaux.

Installé depuis décembre 2021 au Gabon, le groupe français Carrefour compte 8 magasins à Libreville.

Brice Gotoa

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Le Gabon va rénover et équiper le plateau du journal télévisé de la chaine Gabon Première et le studio de la Cellule de production audiovisuelle du ministère de la Communication. C’est l’objectif des deux accords-cadres signés le 5 avril 2022 entre le gouvernement gabonais et les entreprises Prix-Import et Ceca-Gadis.

Selon le ministère de la Communication, cette action « viendra répondre à deux besoins primordiaux à savoir : la modernisation des infrastructures de communication publique et l’adaptation de nos équipements de production audiovisuelle aux normes internationales, pour plus de compétitivité tout en donnant au secteur de la communication les moyens de répondre de manière efficiente aux immenses défis qui s’annoncent ».

Pour le ministre de la Communication, Pascal Houangni Ambouroue, le domaine de la communication se révèle être pour les États le témoin de leur aspiration au progrès. Ainsi, il est en constante mutation toute chose qui impose de lui qu’il soit plus moderne et plus compétitif. « Conscient de ces enjeux les plus hautes autorités font du progrès de son écosystème communicationnel un levier important pour la consolidation du Gabon émergent », a déclaré Pascal Houangni Ambouroue.

Cette rénovation portera entre autres sur un décor moderne adapté aux normes internationales, la table du journal et accessoires, les sièges des présentateurs et intervenants, les micros, les écrans de contrôle, les ordinateurs, les caméras et les écrans LCD (écran à cristaux liquides) qui servent de fond au décor et sur lesquels sont diffusées les images.

La signature de ces deux accords-cadres intervient dans un contexte où le Gabon se prépare à organiser l’année prochaine, les élections générales. Ce grand rendez-vous de la vie sociopolitique du Gabon est une occasion de forte activité pour le secteur communication qui aura un rôle majeur à jouer, notamment pour informer, assurer et rassurer la population.

Brice Gotoa

Après la France, le Gabon a décidé le 5 avril de retirer du marché des produits alimentaires Kinder en raison d’une suspicion de contamination à salmonella typhimurium. C’est une bactérie responsable de toxi-infection se traduisant par des troubles gastro-intestinaux, accompagnés de fièvre.

Dans un communiqué signé du directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), Alia Maheva Bongo, affirme que, faisant suite au retrait-appel de certains produits de la marque Kinder par l’entreprise Ferrero, l’Agasa ordonne, « en l’absence de numéros de lots clairement identifiés et par principe de précaution, le retrait desdits produits des surfaces de vente ».

Il s’agit précisément : Kinder Surprise 20 g (par un, par trois, par quatre et par six) et 100 g avec les dates de péremption comprises entre juin 2022 et fin octobre 2022 ; Kinder Shoko-Bons avec des dates de péremption comprises entre fin avril 2022 et fin août 2022 ; Kinder Mini Eggs avec deux dates de péremption comprises entre fin avril 2022 et fin août 2022 ; Kinder Happy Moments, Kinder Mix 193g, panier 150g, Peluche 133 g, Seau 198, avec des dates de péremption à fin août 2022.

En France, les investigations menées par Santé publique France ont établi un lien entre la consommation de certains produits de marque Kinder faisant l’objet de ce retrait-rappel et l’apparition des symptômes chez 15 malades qui ont pu être interrogés à cette heure. Ces produits sont tous fabriqués dans une même usine à Arlon, en Belgique. Ces cas de salmonellose ont la même souche génétique que la souche responsable d’une épidémie au Royaume-Uni et en Irlande, associée à la consommation de certains produits Kinder faisant l’objet de ce retrait-rappel.

S.A.

Au cours de l’année 2021, la production du sucre a enregistré de bonnes performances selon la note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale. La production de sucre en granulé de 50 kg s’est établie à 26 004 tonnes, en hausse de 14,9 % par rapport à l’année précédente, en raison des conditions climatiques favorables. Une performance qui a fait « chuter les importations de 49,2 % à 5 174 tonnes » en 2021, indique la note de conjoncture. Le Gabon avait importé en 2020, 10 179 tonnes de ce produit dans le but de satisfaire la demande locale du fait de la baisse des productions consécutives aux conditions climatiques défavorables et aux effets des mesures barrières de lutte contre la Covid-19.

Cependant, la transformation de sucre n’a pas suivi la tendance haussière de la production en 2021. Elle a baissé de 11,8 %. Les ventes ont également reculé de 2,7 %, impactées par l’atonie de la demande (brasseries, boulangeries, ménages) en pleine crise Covid-19 et par les difficultés d’évacuation des produits aussi bien par la route que la voie ferroviaire. En conséquence, le chiffre d’affaires du secteur a diminué de 2,5 % pour se situer à 21 milliards de FCFA.

C’est donc une performance mitigée pour l’activité sucrière en 2021, dans un contexte où le Gabon tente de mettre en place des stratégies dans le but d’améliorer les résultats du secteur au cours des prochaines années. Dans ce cadre, l’État gabonais a attribué en 2020 à la Sucaf (Sucrerie africaine du Gabon), filiale gabonaise de Somdiaa, 8751 hectares de terre dans la province du Haut-Ogooué. Une surface supplémentaire devant permettre de multiplier la production de la canne à sucre dans le pays afin de satisfaire la demande locale.

SG

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