La Banque des États de l’Afrique centrale vient de publier une liste de cinq groupements d’entreprises présélectionnés pour la construction du siège de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) à Libreville, la capitale gabonaise.
Les entreprises retenues sont : Cabinet 2G (Gabon) ; le groupement français Ataub/Bati Concept/Oteis ; le groupement tunisien Comète International/Comète Engineering International ; le groupement franco-tchadien Saai/Beau Archi/Ama Epm et le Burkinabè Sata Afrique/Kere Architecture/Architectural. Après cette étape, trois candidatures seront retenues pour permettre une sélection finale d’un seul adjudicataire.
Le processus de présélection de ces candidats a été lancé le 29 octobre 2021. À terme, le candidat retenu doit réaliser des études architecturales et techniques ainsi que la confection d’une maquette en vue de la construction de l’immeuble siège de la Cobac.
Libreville a officiellement été désignée pour abriter le siège de la Cobac par la conférence de chefs d’État de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) au début des années 1990. Mais les travaux d’aménagement de l’immeuble-siège n’étant pas matérialisés, son Secrétariat général est toujours établi dans les locaux de la Beac à Yaoundé, au Cameroun. La production des études architecturales désormais projetée devrait permettre à cette institution de disposer de son siège à l’avenir.
S.A.
Les négociations entreprises par le Gabon en vue de l’installation de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) dans le pays pourraient bientôt aboutir. Au cours d’une rencontre le 1er avril 2022 à Libreville entre une délégation de l’USAID et le gouvernement gabonais, les deux parties ont laissé entendre que le processus d’ouverture d’un bureau USAID au Gabon avance bien.
« Il faut reconnaitre que nous n’avons pas encore gagné la bataille, mais nous avons fait de grands pas. Nous sommes en train de travailler sur l’accord-cadre qui pourrait permettre à l’USAID de s’installer. Et ça, grâce au travail de longue haleine effectué par l’ambassade des États-Unis au Gabon et le ministère gabonais des Eaux et Forêts », a affirmé le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michaël Moussa Adamo.
Sur les raisons pour lesquelles l’agence américaine n’est pas présente au Gabon, le membre du gouvernement explique. « Pendant plusieurs années, l’USAID ne pouvait pas couvrir le Gabon à cause du PIB par habitant élevé. Le Gabon est toujours considéré comme un pays à revenu intermédiaire élevé, et de ce fait, nous étions mis en marge de beaucoup de processus ou d’agence de développement à travers le monde qui ne pouvaient pas couvrir le Gabon qui était considéré comme un pays riche ».
Selon un rapport du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF), le Produit intérieur brut (PIB) par habitant du Gabon est de 3,9 millions FCFA début 2021. Ce qui fait du Gabon le pays du continent le plus riche (hors très petits pays).
L’Agence des États-Unis pour le développement international est installée dans plusieurs pays africains où elle appuie leur développement. Elle s’investit dans des secteurs aussi variés que l’environnement et la gestion des ressources naturelles, la santé, les droits de l’Homme, la croissance économique et le commerce, l’assistance humanitaire ainsi que la paix et la gouvernance.
SG
Le marché gabonais des assurances est dominé en 2021 par trois compagnies qui contrôlent à elles seules 66% du chiffre d’affaires global du secteur, apprend-on dans la note de conjoncture du ministère de l’Économie.
Il s’agit du groupe Sanlam 23% (22% pour la branche non-vie et 1% pour la branche vie), de la compagnie Assinco 22%, et le groupe Ogar 21% (17% pour la branche non-vie et 4% pour la branche vie). « Leurs parts de marché, mesurées en termes de primes du secteur, représentent 66% du chiffre d’affaires global du secteur », soutient le ministère de l’Économie. Ces trois compagnies sont suivies, selon la même source, par Axa qui contrôle 15% des parts de marché, Nsia 13%.
Selon les données du ministère de l’Économie, à fin décembre 2021, le chiffre d’affaires de la branche Vie s’est élevé à 10 milliards de FCFA contre 9,27 milliards à la même période en 2020, en hausse de 7,9%. Tandis que le chiffre d’affaires de la branche non-vie est en baisse de 2,7% à 73,56 milliards de FCFA contre 75,57 milliards de FCFA, un an plus tôt, à la même période.
SG
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Selon le ministère de l’Économie, le volume de brut traité par le Gabon a augmenté de 14,7 % à 956 979 tonnes métriques. Cette progression, explique le ministère de l’Économie, est en lien avec « un approvisionnement régulier de l’usine en brut, malgré l’arrêt technique de trois semaines pour l’entretien du catalyseur et le manque de brut Rabi », explique le ministère de l’Économie.
Dans la même veine, indique le ministère de l’Économie, s’agissant des importations, elles ont bondi de 25,5 %, avec une accélération au quatrième trimestre pour pallier l’arrêt technique programmé et ainsi faire face au surcroît de la demande. Sur le plan commercial, à l’exception notable de la turbine fuel 1 dont les ventes sont restées quasi-stables (-0,3 %), tous les produits raffinés ont vu leurs ventes fortement progresser.
Ainsi, le chiffre d’affaires a plus que doublé pour atteindre 441 milliards FCFA, en lien avec la reprise en main des importations de produits pétroliers raffinés et des activités commerciales suite à la fermeture de la Gabon Oil Marketing (GOM), filiale de la Société nationale des hydrocarbures (GOC).
S.A.
Tenu du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 aux Émirats arabes unis sous le thème « Connecter les esprits, Construire le futur », l’Expo Dubaï 2020 a permis de récompenser plusieurs pays participants. Le Gabon y a remporté le prix d’argent dans la catégorie de l’interprétation du thème, dans le sous-thème de Durabilité avec « Créons un avenir durable ».
Les participants ont été primés dans 3 catégories de pavillons (loués ; construits par les participants ; et districts thématiques), puis 3 catégories de prix (architecture et paysage ; design de l’exposition ; et interprétation du thème). Le Gabon s’est inscrit dans la liste des pavillons loués et dans la catégorie interprétation du thème. Il était en compétition avec le Vietnam, l’Afghanistan, la Grèce, l’Afrique du Sud, la Croatie, la Turquie, l’Argentine et la Syrie. Le Gabon a obtenu le deuxième prix (argent), derrière la Syrie (or) et devant le Vietnam (bronze). Ce prix du pavillon Gabon a été remis à son commissaire général, Gabriel Ntougou.
Pour désigner les vainqueurs, les membres du jury ont fait le tour des pavillons pendant 9 semaines. Ils ont entre autres, pris en compte la manière dont la mise en œuvre et interprétation du thème par les participants contribuent à des solutions efficaces en matière de durabilité. Le Gabon est récompensé sur les aspects environnementaux reflétant protection de la nature et développement durable. Car le pays est considéré comme un modèle en matière de gestion de ses forêts dans le bassin du Congo.
Expo Dubaï 2020 qui s’achève a été une occasion pour le Gabon d’exposer la richesse de ses forêts, ainsi que les efforts consentis pour leur protection. Ainsi les 25 millions de visiteurs de cet événement ont pu découvrir les richesses culturelles du Gabon ainsi que sa biodiversité dans le Pavillon Gabon. Ce prix vient renforcer la reconnaissance du Gabon sur la scène internationale en tant qu’acteur primordial en matière de développement durable.
Brice Gotoa
Le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, s’est entretenu le 31 mars avec la délégation des hauts commissaires, en tête desquels Michel Essongue, le Haut-commissaire général de la présidence de la République.
« Cette rencontre a été l’opportunité pour le chef du gouvernement d’encourager, exhorter les nouveaux promus à faire preuve de pragmatisme afin de mener à bien les missions qui leur sont assignées et apporter plus de lumière sur les dossiers prioritaires de l’heure », renseigne la Primature. Le Premier ministre leur a rappelé que leur rôle principal est d’interagir avec les institutions politiques et les acteurs de la vie publique sur la stabilité et les modalités de maintien des valeurs démocratiques.
La rencontre avec le Premier ministre intervient quelques semaines après la prestation de serment devant le chef de l’Etat Ali Bongo. À cette occasion, il leur a été dit qu’ils ont entre autres missions de proposer les modalités de réalisation de l’action politique du président de la République, de dresser des rapports et bilans de l’activité politique du chef de l’État. Ils doivent également assurer une veille sur l’état de la situation politique au niveau national avec l’ensemble des acteurs de la vie politique et promouvoir l’animation du débat politique auprès des populations dans le cadre des prérogatives qui leur sont conférées.
C’est à la faveur du Conseil des ministres du lundi 13 septembre 2021 qu’a été créé le Haut-commissariat de la République. Cette institution composée d’un Haut-commissaire général, des Hauts-Commissaires et les Commissaires qui sont chargés de l’évaluation, du suivi et de la mise en œuvre de l’action politique du président de la République
S.A.
La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) organise du 9 au 13 mai 2022, le concours d’entrée au Centre des métiers de l’électricité (CME) de Bingerville en Côte d’Ivoire, annonce un communiqué de l’entreprise rendu public ce 31 mars 2022.
« Les candidats admis bénéficieront d’une bourse d’études SEEG et suivront une formation de deux ans, sanctionnée par un Brevet de technicien supérieur (BTS), dans les domaines de la production, du transport, de la distribution, du contrôle commandes et de la gestion des mouvements d’énergie électrique », indique le communiqué.
Ce concours qui se déroulera au Centre des métiers Jean Violas d’Owendo est ouvert aux Gabonais âgés de 16 à 20 ans échus à la date des épreuves, détenteurs d’un baccalauréat dans les filières scientifiques (C, D, E) et/ou technologiques (F1, F2, F3, STI).
Les personnes intéressées doivent envoyer leurs dossiers de candidature complets par mail uniquement au plus tard le 15 avril 2022. Les dossiers de candidature sont composés d’une demande manuscrite adressée à la direction générale de la SEEG comportant le contact téléphonique ; d’une copie de la carte nationale d’identité́ ou du passeport en cours de validité́ ; d’une copie de l’acte de naissance ; d’une copie du baccalauréat et d’une photo d’identité́ couleur.
Le 19 janvier 2022 à Abidjan, la SEEG et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) ont procédé à la signature pour une durée de 3 ans, d’une convention de partenariat dans le domaine de la formation. La CIE est un opérateur privé, concessionnaire du service public national de la production, du transport et de la distribution de l’électricité en Côte d’Ivoire ainsi que d’importation et d’exportation d’énergie. Au travers de sa structure de formation, le CME de Bingerville, elle contribue à la professionnalisation des acteurs du secteur de l’électricité de l’Afrique. Son offre de formations, apprend-on, complète les niveaux de qualifications non couverts par le Centre des métiers Jean Violas d’Owendo.
Brice Gotoa
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La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac), institution financière internationale ayant son siège à Brazzaville (Congo), vient de lancer le recrutement de plusieurs profils pour le renforcement de l’effectif de sa direction générale et ses représentations nationales, informe l’institution.
Sont ouverts, quatre postes d’analystes financiers, deux postes de spécialiste en transactions de financement du commerce, deux agents comptables et financiers, un spécialiste à la trésorerie, des analystes de risques, des analystes de projets, des experts en finance climatique et en changements climatiques, un auditeur interne…
Pour être candidat, il faut « être ressortissant d’un pays actionnaire de la Bdeac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Burundi, France, Libye, Koweït et Maroc », précise le communiqué. Il faut également être âgé de 45 ans maximum au 31 décembre 2022.
Les candidats ont jusqu’au 21 avril 2022 pour postuler.
SG
L'association professionnelle des établissements de microfinance du Gabon (APEMFG) annonce qu’elle va identifier et dénoncer toutes les structures exerçant dans l’informel au Gabon, a-t-on appris dans un communiqué de cette association signé le 29 mars 2022.
« Afin de protéger l’épargne des agents économiques en République gabonaise, la cellule de veille de l’APEMFG va identifier toutes les structures informelles qui se font passer pour des établissements de microfinance et les dénoncer auprès des autorités compétentes », renseigne le communiqué.
En fait, l’APEMFG dit avoir constaté avec regret que plusieurs opérateurs informels se font passer « abusivement » auprès du grand public pour des établissements de microfinance. « Le bureau de l’APEMFG, tient à rappeler que le secteur de la microfinance est encadré et que seuls les établissements de microfinance (EMF) agréés par le Comité national économique et financier (CNEF), après avis conforme de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), sont habilités à exercer l’activité de microfinance en République gabonaise », précise le communiqué.
Par conséquent, l’APEMFG se réserve le droit de saisir les autorités compétentes pour toute utilisation abusive du statut d’établissement de microfinance sans agrément de l’autorité monétaire. Elle invite le public à ne pas entretenir une confusion entre un secteur règlementé et des structures qui s’installent dans l’informel.
Les Gabonais se souviennent encore de BR Sarl, une microfinance qui a exercé au Gabon de 2011 à 2015. Cette structure a cessé ses activités avec l’épargne d’environ 18 000 personnes. N’ayant pas été remboursées depuis lors, les victimes réunies au sein d’un collectif multiplient des actions pour récupérer leur argent.
Brice Gotoa
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Le Gabon ambitionne de mettre en place un observatoire de lutte contre la corruption afin de réduire les impacts de ce phénomène dans le pays. C’est l’objectif de la rencontre du 30 mars 2022, entre le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Francis Nkea et les acteurs de la société civile membres de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).
« C’était pour des échanges et avoir un objectif clair sur la mise en place d’un observatoire anticorruption au Gabon. Nous saluons déjà les efforts qui se font au niveau du ministère de la Lutte contre la corruption. Nous voulons ensemble agir de façon dynamique et active pour que les efforts du Gabon soient amplifiés et que nous puissions ensemble atteindre des objectifs de réductions significatives de l’impact de la corruption au Gabon », a déclaré Georges Mpaga, point focal du collège de la société civile au Groupement ITIE Gabon.
D’après le membre du gouvernement, les acteurs de la société civile ont également insisté sur la mise en pratique de la norme Iso 37 001 qui présente de façon pratique comment le dispositif doit être mis. « Le principe c’est que la norme a créé un mécanisme de responsabilité pénale à l’égard de tous dirigeants administratifs, d’entreprises et de la société civile qui ne mettent pas en place un dispositif structurel de lutte contre la corruption. La norme crée ce qu’on appelle les délits des défauts de prévention de la corruption », a indiqué Francis Nkea.
Le ministère de la Lutte contre la corruption envisage également de mettre en place une plateforme de dénonciation des faits de corruption afin de lutter davantage contre ce phénomène. Aussi, le département ministériel de Francis Nkea souhaite créer une académie dite d’excellence de lutte contre la corruption qui sera chargée de former les acteurs aussi bien institutionnels que ceux du secteur privé et de la société civile.
Le Gabon a réintégré l’ITIE le 21 octobre 2021 après 8 ans d’absence. Cet instrument international est au centre de la bonne gouvernance et est crédible pour évaluer la manière dont les États gèrent les ressources minières, pétrolières et gazières.
Brice Gotoa