Le trafic aérien au Gabon a considérablement augmenté au cours de l’année 2021 confirmant la reprise observée depuis fin septembre 2021. Selon les données du ministère de l’Économie, cette bonne performance s’est traduite par les mouvements commerciaux des avions qui sont passés de 7 281 en 2020 à 8 995 en 2021 sur la même période, soit une hausse de 23,5 %. En 2020, les mouvements commerciaux des avions avaient chuté de 52,4 % en raison de la crise sanitaire.
La bonne performance enregistrée en 2021, « est soutenue par le dynamisme de la compagnie Afrijet, l’arrivée d’une nouvelle compagnie aérienne (la Nationale Airways Gabon) et l’augmentation des rotations sur le réseau international », justifie le ministère de l’Économie. Ces bonnes performances ont été principalement portées par le réseau domestique qui enregistre une hausse du trafic de 39,8 % en 2021. Le réseau international quant à lui enregistre une hausse de 12,9 % du trafic.
Parallèlement, le nombre de passagers a suivi une tendance haussière affichant 428 410 personnes transportées, soit un bond de 43,5 % par rapport à 2020. Une année au cours de laquelle le nombre de passagers s’est effondré de 62,4 % à 298 629 personnes transportées. « Ce bon résultat s’explique par le dynamisme des compagnies et l’augmentation des rotations suite à l’assouplissement des mesures gouvernementales de lutte contre le Covid-19 », explique le ministère de l’Économie.
Toutefois, le fret n’a pas suivi la même tendance haussière. Il a reculé de 4,1 % à 11 702 tonnes, plombé par le réseau international (-5 %).
SG
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Pour freiner la flambée du coût de la vie impacté par la Covid-19, le Gabon envisage de réduire les droits de douane appliqués à 23 produits importés, apprend-on de la loi de finances 2022. « Dans le cadre de la préservation du pouvoir d’achat des ménages, il est institué à l’importation des produits dits “de première nécessité”, un taux global réduit de 5% », indique l’article 5 de la loi de finances.
Il s’agit des pâtes alimentaires, des conserves de poissons, du riz, du lait, de la viande, du poisson et de la volaille. Dans les détails, l’on retrouve des cotis de porc, des cuisses et ailes de poulet, des maquereaux, des bars, du lait et de la crème de lait, les spaghettis sans œufs, des préparations pour l’alimentation des enfants, de la tomate double concentrée…
Selon une source douanière, cette mesure permet aux importateurs de bénéficier d’un rabais dans le cadre de l’acheminement de leurs marchandises. Ce qui aura un impact sur les prix des produits concernés dans les marchés, en augmentation depuis le début de la crise sanitaire.
Sandrine Gaingne
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Le commerce des véhicules a régressé au cours de l’année 2021, selon les statistiques du ministère de l’Économie. Au cours de la période sous revue, indique la source, le nombre des véhicules vendus a fléchi de 2,3 % à 2 505 unités.
« Cette contraction, explique le ministère, est imputable à la fois au ralentissement de l’activité dans certains secteurs du fait de la persistance de la crise sanitaire, et au départ d’un concessionnaire automobile du syndicat de l’Union des représentants des automobiles industriels (URAI) ».
Dans la même veine, le négoce de véhicules industriels a reculé de 11 %, pour afficher un chiffre d’affaires de 31,24 milliards FCFA contre 35,23 une année auparavant. Cette contreperformance est liée à une demande moins importante des principaux clients de la branche que sont les forestiers, les mines et le secteur économique du bâtiment et des travaux publics.
Le ministère note que de façon générale, l’activité du secteur a été fragilisée par les mesures gouvernementales de lutte contre le Covid-19, notamment le couvre-feu qui a entraîné un réaménagement des horaires de fonctionnement des commerces alors même que la demande domestique a décliné.
S.A.
D’après les statistiques de la direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, à fin décembre 2021, le chiffre d’affaires du manganèse au Gabon est passé de 744 milliards FCFA en 2020 pour se situer à 697 milliards de FCFA. Soit un fléchissement de 6,3 % en glissement annuel.
« La baisse du chiffre d’affaires est consécutive à la détérioration de 1,1 % des cours moyens du minerai gabonais à 3,73 USD/dmtu (Unité Dry Metric Ton Units : NDLR) et à la baisse du taux change USD/FCFA de 3,7 % sur la même période » renseigne la note de conjoncture de février 2022.
Pour sa part, la production nationale de manganèse s’est consolidée de 12,8 % à 9,5 millions de tonnes en 2021 comparativement à la même période l’an dernier. Cette performance, selon le ministère de l’Économie, a été réalisée grâce aux résultats « exceptionnels » obtenus par Comilog (+21,2 % à 6,9 millions de tonnes) sur le plateau d’Okouma (expansion de la mine et constants progrès opérationnels), et au bon rendement de Compagnie industrielle et commerciale des mines de Huazhou (Cicmhz) (+32 % à 1,1 million de tonnes) sur la mine de Ndjolé. En glissement trimestriel, la production a ralenti de 2 % au quatrième trimestre du fait des problèmes rencontrés par Nouvelle Gabon Mining (NGM).
Sur le plan commercial, les exportations et les ventes ont respectivement augmenté de 11,7 % et 12 % sur la période sous revue, portées par la bonne orientation de la demande. Enfin, les effectifs ont augmenté de 21,6 % à 2 773 agents pour une masse salariale de 73,4 milliards FCFA.
Selon les explications du ministère de l’Économie, le Gabon devrait voir sa production de manganèse au cours de l’exercice 2022 se situer à 10,06 millions de tonnes, en progression de 6,9 % par rapport à 2021. Sur la période 2023-2024, le Gabon projette une production moyenne de 11,11 millions de tonnes de manganèse.
Brice Gotoa
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A fin 2021, le Gabon affiche une nette amélioration des variables de suivi au niveau des télécommunications, selon les données publiées par le ministère gabonais de l’Économie.
Dans sa note de conjoncture, indique le ministère, le nombre total d’abonnés téléphoniques au Gabon s’est apprécié de 3,3 % à 3,176 millions de personnes. Cette embellie, explique l’administration, est portée par le relèvement significatif du nombre d’abonnés au téléphone fixe (+34,8 %). Le nombre d’abonnés au téléphone mobile, lui, a connu une hausse de 3 %.
Suivant la même tendance, les abonnements à l’internet mobile et haut débit ont progressé respectivement de 8,9 % et 28,5 %, la poursuite du travail à distance permettant de soutenir cette embellie. Sur le plan commercial, indique le ministère de l’Économie, le chiffre d’affaires a crû de 1,5 % à 219,4 milliards FCFA sur la période d’analyse. Car les prestations liées à la téléphonie mobile ont connu un ralentissement du fait de la réduction continue des tarifs des communications et des forfaits opérés par les opérateurs.
En effet, le contexte pandémique qui prévaut au Gabon a obligé les opérateurs du secteur à baisser les prix de communication ; une façon pour eux d’apporter leur soutien aux populations qui ont vu leur pouvoir d’achat diminuer. Si ça a permis de soulager un peu les bourses des populations, la baisse des tarifs de communication a rétréci les gains des opérateurs des télécoms.
S.A.
Pour l’année 2022, le Gabon prévoit de réduire de 2806 le nombre d’agents à recruter dans la fonction publique par rapport aux prévisions de l’année 2021, a-t-on appris en parcourant la loi de Finances 2022. En fait, l’État a plafonné à 104 184 le nombre de personnes devant travailler principalement au sein des ministères et des institutions publiques au cours de cette année contre 106 990, l’année dernière.
Et comme il fallait s’y attendre, cette baisse des effectifs va entraîner la baisse de la masse salariale. Elle devrait passer de 685,1 milliards de FCFA en 2021 à 684 milliards de FCFA en 2022. Soit une baisse d’un peu plus d’un milliard de FCFA.
Cette réduction des effectifs concernera essentiellement les ministères. Car, dans les institutions et autorités autonomes (Présidence, sénat, Haute autorité de la communication…) le gouvernement prévoit de ne faire aucun recrutement et de maintenir les effectifs à 3115 comme c’était le cas dans les prévisions de 2021.
La baisse des effectifs concerne les ministères de l’Économie (-1007), du Tourisme (-108), de l’Enseignement supérieur (-165), le ministère de l’Intérieur (-853).
Cependant, il est envisagé des recrutements dans certains ministères à l’instar du ministère de la Justice où l’État prévoit de recruter 143 personnes, le ministère de la Promotion de la gouvernance, 285 agents, le ministère du Budget, 25 agents… Un renforcement des effectifs dans ces ministères malgré la décision prise par le Gabon de geler les recrutements dans la Fonction publique depuis quelques années. Seuls les secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’armée sont exemptés de ces mesures.
Tout de même, il est précisé dans la loi de finances 2022 que « la hausse de la masse salariale au sein des établissements publics et assimilés est désormais conditionnée par la preuve de leurs capacités à autofinancer, pendant au moins quinze ans, l’augmentation des charges de personnel induite par de nouveaux recrutements ou la revalorisation de leur grille salariale ».
Sandrine Gaingne
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L’École des mines et de la métallurgie de Moanda (E3MG) sollicite auprès des autorités gabonaises le statut de reconnaissance d’utilité publique. Le sujet question était au cœur de la session du conseil d’administration tenu à Libreville, le 28 mars 2022.
« Nous avons introduit un dossier auprès des autorités compétentes pour que l’école bénéficie d’un statut d’utilité publique. Et il se trouve que ce dossier a bien évolué, l’horizon du statut d’utilité publique est à portée de main. À partir de ce moment-là, les facturations de la SEEG et de l’Aninf, devront enregistrer une baisse significative », a indiqué Maurice Ndziba, le président du conseil d’administration de la E3MG.
Selon le PCA, ce statut permettra à cet établissement de faire des économies en ce qui concerne les factures d’eau, d’électricité et d’Internet. Pour les administrateurs, il est nécessaire de réduire les charges de l’école afin de capitaliser le budget, car selon Maurice Ndziba, les factures d’eau, électricité et Internet « grèvent terriblement les comptes de l’école ». La reconnaissance de statut d’utilité publique permettra à l’E3MG de bénéficier des subventions de la part de l’État afin d’améliorer son fonctionnement.
Le conseil d’administration a par ailleurs adopté un budget de fonctionnement pour l’exercice 2022 à hauteur de 1,7 milliard FCFA. L’E3MG a pour vocation de former des ingénieurs de spécialité en 20 mois et des licenciés professionnels en 12 mois. Elle est une solution à la problématique de l’adéquation formation-emploi pour l’insertion professionnelle des jeunes. « L’école ne produit pas de chômeurs. Il y a une adéquation entre la formation de nos diplômés et leur employabilité. Sur ce terrain, en ce qui concerne la 3e promotion, 80 % des diplômés ont déjà obtenu un emploi et pour les autres 20 %, les documents sont plutôt en bonne évolution », a précisé Maurice Ndziba.
Brice Gotoa
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Créée en juin 2021, la Zone d’investissement spécial d’Ikolo vient d’exporter son 1er conteneur de feuilles de placage. L’information a été donnée le 28 mars 2022 par la société Gabon Special Economic Zone (GSEZ), chargée du développement de cette zone. Ce premier container a été exporté par la société indienne Greenply, la toute première structure à s’installer dans la GSEZ d’Ikolo.
Spécialisée dans la production de feuilles de placage d’Okoumé destinées à l’exportation vers l’Europe et d’autres marchés, Greenply prévoit de commercialiser 150 à 200 conteneurs EVP par mois et employer 400 Gabonais, apprend-on.
En dehors de Greenply, trois autres structures sont également enregistrées dans la zone située près de Lambaréné (province du Moyen-Ogooué), ville située à 150 km de Libreville. À travers les sociétés qui y sont installées, la ZIS d’Ikolo prévoit de créer 750 à 1250 emplois pour les Gabonais d’ici fin 2023, et exporter entre 300 et 400 conteneurs de bois transformé par mois, générant ainsi de la valeur ajoutée pour le pays. L’inauguration de la GSEZ Ikolo est prévue pour le mois de juin 2022. Les travaux de construction de la zone ont démarré fin novembre 2021.
Axée sur les métiers de transformation du bois tel que le sciage, le placage et contreplaqué, la fabrication de meubles (bois massif et panneaux), la production de pâte à papier, les unités de particules… la GSEZ Ikolo s’inscrit dans la continuité du succès de GSEZ Nkok, sacrée meilleure zone industrielle du monde par le classement FDI du Financial Times. Elle fait aujourd’hui du Gabon, le premier exportateur africain et second au monde, de feuilles de placage et a propulsé le pays sur la scène internationale, grâce à la création d’une industrie de transformation locale du bois.
L’opérationnalisation de cette zone est présentée comme la matérialisation de la vision du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, de faire du Gabon une terre d’industrialisation et de transformation locale. Ce pôle industriel constitue l’un des grands défis du Plan d’accélération de Transformation (PAT) 2021-2023 mis en place pour renouer avec la croissance économique après la Covid-19.
SG
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Selon les données du ministère de l’Économie, l’Asie a gardé sa place de principal client du Gabon, au terme de l’année 2021. En effet, dans sa récente note de conjoncture économique, le ministère de l’Économie souligne que l’Asie (67,9% des parts) demeure le principal client du Gabon, devant l’Europe (22,6% des parts), l’Afrique (3,9% des parts) et l’Océanie (3,3% des parts).
« La place de l’Asie est consolidée par les commandes de la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et Singapour, consécutivement aux livraisons du pétrole, du bois scié, du manganèse et de l’huile de palme », explique la note de conjoncture. Elle précise qu’en 2021, les exportations du Gabon à destination de ses dix premiers clients ont enregistré une hausse de 7,8%, pour se situer à 2 736,3 milliards de FCFA. Cette situation est portée par les achats de la Chine (1 066,0 milliards de FCFA), l’Inde (477,7 milliards de FCFA), la Corée du Sud (226,7 de milliards de FCFA) et l’Italie (211,9 milliards de FCFA), en liaison avec les ventes du pétrole, du bois scié et ouvrages, du manganèse et de l’huile de palme.
À fin décembre 2021, souligne la note de Conjoncture, les échanges entre le Gabon et le reste du monde ont progressé de 3,6% à 4 494,2 milliards de FCFA, en lien avec les commandes de la Chine, l’Inde, la France et l’Italie. Malgré une baisse des flux d’échanges évalués à 1201,5 contre 1473 milliards de FCFA en 2020, la Chine reste le premier partenaire du Gabon avec un poids de 26,7%.
S.A.
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La facture des importations du Gabon ont baissé au cours de l’exercice 2021, selon les données que vient de publier le ministère de l’Économie dans sa note conjoncture économique. Selon ce département ministériel, les importations du pays ont enregistré un recul de 6,7% pour se situer à 1234,7 milliards de FCFA en 2021.
Ce repli se justifie par la réduction des commandes des biens d’équipements et des biens d’énergie. Les importations des biens d’équipements ont régressé de 26,2% pour se chiffrer à 356,2 milliards de FCFA, suite au repli des investissements, essentiellement dans les secteurs minier et forestier. Aussi, les achats des biens d’énergie ont reculé de 21,3%, pour atteindre 61,9 milliards de FCFA, consécutif au fléchissement de la demande de la Société gabonaise de raffinage (Sogara) en produits pétroliers, principalement le gaz butane (-14,6% en 2021).
Cependant, les commandes des biens de consommation finale ont cru de 4,9% pour s’établir à 478,6 milliards de FCFA, en liaison avec la hausse des commandes des produits alimentaires et celle des boissons. Dans le même temps, les importations des biens intermédiaires ont augmenté de 10,8%, en lien avec la reprise de l’activité économique.
À l’analyse, si les importations du Gabon ont reculé pour ce qui concerne les commandes des biens d’équipements et des biens d’énergie, le pays demeure encore dépendant au plan alimentaire. Mais le souhait des autorités est de réduire cette dépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur. À travers la mise en œuvre du plan d’accélération de la transformation de son économie, le pays multiplie des stratégies pour réduire sa dépendance de l’extérieur à l’horizon 2023.
S.A.