Après 5 jours de grève, les chauffeurs de taxi de Port-Gentil ont décidé de suspendre leur mouvement entamé le 21 mars dernier. Cette décision a été prise à l’issue de la rencontre entre le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, Paul Ngome Ayong, les responsables de la Fédération des transporteurs et assimilés (Fegasta) et l’administration des transports, le 25 mars 2022 dans la capitale économique du Gabon.
A l’issue de cette réunion, le gouverneur Paul Ngome Ayong a demandé aux responsables de la police et de la gendarmerie d’observer les recommandations issues des pourparlers. Il s’agit notamment de la réduction du temps des contrôles, jugés intempestifs par les transporteurs. Une trêve sera observée chaque jour de 6 heures à 9 heures le matin et de 15 heures à 19 heures l’après-midi.
Selon le gouverneur de l’Ogooué-Maritime, les contrôles sont d’ordre national. De ce fait, « Il est illusoire de croire que les contrôles routiers peuvent s’arrêter dans le pays. Mais il nous revient, en effet, de corriger la manière de contrôler et l’écart de comportement de certains agents. Les contrôles sont primordiaux dans un pays ; le rôle dévolu aux forces de l’ordre étant d’assurer la sécurité des personnes et des biens », a-t-il rappelé.
Mécontente des contrôles intempestifs que subissent ses membres, la Fégasta est entrée finalement en grève le 21 mars dernier. Une grève qui a paralysé les activités économiques de la ville pétrolière. Elle protestait contre « le racket des policiers et des gendarmes » dont sont victimes ses adhérents au quotidien.
Brice Gotoa
La Caisse des dépôts et consignations (CDC) recense actuellement les structures et opérateurs économiques exerçant dans la deuxième et la troisième transformation de bois au Gabon, informe la CDC. Il s’agit des entreprises qui font dans la transformation du bois en meubles, portes, boîtes en carton…
Cette opération de recensement a été lancée dans le cadre du Projet d’appui à l’industrialisation de la filière bois (PAIFB) soutenue par la Banque africaine de développement. Un projet qui vise à promouvoir le développement des industries de 2e et 3e transformation du bois, jugé à forte valeur ajoutée, tout en assurant une gestion durable de la ressource, selon la BAD.
De manière spécifique, « le projet vise à attirer dans la zone de Nkok de nouveaux investissements dans les industries de 2e et 3e transformation à travers des prises de participations directes dans le capital de nouvelles unités industrielles de la 2e et 3e transformation dans des segments quasi inexistants au Gabon. Ces prises de participation visent à rassurer les investisseurs via un partage du risque d’investissement, et à aligner leurs intérêts et ceux de l’État, via le véhicule d’investissement public retenu », explique la BAD.
Le Projet d’appui à l’industrialisation de la filière bois a été lancé, car, il a été constaté que malgré l’interdiction des exportations de grumes et la transformation de bois reste embryonnaire. La première transformation du bois (1TB) domine très largement la production industrielle au Gabon, avec plus de 80% de la production de bois transformés. Une situation que le Gabon veut changer étant donné que les industries de deuxième et troisième transformation du bois (2TB et 3TB) disposent d’un potentiel de croissance et de création de valeur ajoutée, dans un contexte où le Gabon envisage d’ici 2023 de devenir le champion mondial du bois transformé.
SG
Mis à prix à 300 000 euros (196,5 millions de FCFA), un masque Fang provenant du Gabon a été vendu aux enchères à Montpellier, dans le sud de la France, le 26 mars dernier au prix de 4,2 millions d’euros (2,7 milliards de FCFA) hors frais, rapporte l’AFP. En ajoutant les frais, il a atteint 3,4 milliards de FCFA, selon la même source.
Il s’agit d’un masque de 55 cm de haut datant du 19e siècle. « Il appartenait à la société secrète du Ngil, des justiciers qui parcouraient les villages pour débusquer les fauteurs de troubles, parmi lesquels figuraient des individus soupçonnés de sorcellerie. Leurs sentences pouvaient aller jusqu’à la mort », a expliqué Jean-Christophe Giuseppi, commissaire-priseur associé à l’Hôtel des ventes Montpellier Languedoc, l’établissement qui a réalisé la vente de cet objet. Ce masque avait été acquis dans les années 1917 par un gouverneur colonial français dans des circonstances pour l’instant inconnues.
La vente de cet objet a été contestée par des Gabonais de la diaspora présents lors de la vente aux enchères. Pour ceux-ci, cet objet est un patrimoine gabonais qui a été « volé » et doit de ce fait être restitué au Gabon. Ils ont annoncé qu’ils porteront plainte. Mais, pour le commissaire-priseur associé à l’Hôtel des ventes Montpellier Languedoc, la vente est légale.
SG
La secrétaire générale de l’Organisation internationale de francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, va conduire une mission économique et commerciale composée d’hommes d’affaires et institutionnels des régions francophones au Gabon et Rwanda du 6 au 13 juillet 2022.
« Le Gabon et le Rwanda ont en partage la volonté d’accélérer la transformation et la diversification de leurs économies en misant sur le développement des investissements publics et la mobilisation des investissements étrangers », explique l’OIF. L’organise ajoute qu’occupant des positions géographiques stratégiques au centre de l’Afrique, le Gabon et le Rwanda représentent de nombreuses et prometteuses opportunités d’affaires et d’investissement pour les entreprises francophones à la recherche de portes d’entrée à une Afrique de plus en plus intégrée avec la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
La mission économique et commerciale de la Francophonie au Gabon et au Rwanda est ouverte à toute entreprise et à tout acteur économique originaire d’un pays membre de l’OIF et actif dans l’un de ces secteurs : agro-industries, énergies renouvelables, biens et services numériques, activités logistiques et financières liées.
L’OIF procède en avril 2022 à la sélection finale des participants avec l’appui d’un groupe d’experts indépendants. Dans la limite du budget disponible, une prise en charge totale ou partielle des frais de participation est possible en faveur des entreprises issues des pays les moins avancés ou des pays en développement.
S.A.
Reçu par le ministre du Pétrole et du Gaz, Vincent de Paul Massassa, le 24 mars à Libreville, le directeur Afrique de Total Énergies, Henri-Max Ndong Nzué, a décliné la nouvelle vision de l’entreprise pétrolière française au Gabon. « Total Énergies, qui maintenant est une compagnie multi-énergies, a vocation également au Gabon à se développer dans les énergies renouvelables notamment le solaire. Et là-dessus nous travaillons avec la République gabonaise pour identifier les opportunités et aussi nous développer dans ce domaine-là », a affirmé Henri-Max Ndong Nzué au sortir de l’audience avec le membre du gouvernement.
Par ailleurs, « pour ce qui est des puits naturels des carbones, là aussi nous pensons qu’il y a des choses intéressantes à faire avec la République gabonaise. Dans les mois qui viennent, nous serions amenés à faire des propositions au Gabon sur ce point. Je peux vous le confirmer, Total Énergies EP Gabon est là pour s’inscrire et inscrire ses activités dans la durée », a-t-il affirmé. À l’en croire, cette diversification des activités permettra à Total d’être beaucoup plus robuste sur le plan financier.
Total Énergies compte également travailler avec le Gabon pour la réduction de ses gaz à effet de serre. Sur ce point, Henri-Max Ndong Nzué affirme que l’entreprise est actuellement en train de travailler pour la valorisation de ce gaz, soit en l’amenant à Port-Gentil pour la génération électrique ou bien en le valorisant auprès d’autres acteurs industriels. Ces derniers d’après lui, pourraient l’utiliser également pour la génération électrique ou pour améliorer la récupération des pétroles sur leurs gisements.
Cependant, d’après Henri-Max Ndong Nzué, Total Énergies va développer ces nouvelles activités tout en restant actif dans ses métiers traditionnels au Gabon. À savoir, l’exploration et la production pétrolières. En 2021, Total Gabon a cédé à Perenco ses participations dans sept champs matures en mer, ses intérêts et le rôle d’opérateur dans le terminal pétrolier du Cap Lopez. La société est présente au Gabon depuis plus de 80 ans.
SG
Le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) est confronté depuis plusieurs mois aux retards de paiement des primes dues aux agents et à l’absence de consommables pour la prise en charge des malades. Selon la directrice générale du CHUL, Marie Thérèse Vane, cette situation est due aux retards de versement des ristournes de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).
Selon Dr Marie-Thérèse Vane, le CHUL est l’hôpital de référence pour près de 80 % des Gabonais économiquement faibles (GEF), consultés et soignés gratuitement au quotidien. « Les ristournes de la CNAMGS constituent donc la principale source de revenus du CHUL. Lorsqu’elles ne nous sont pas régulièrement reversées, comme c’est actuellement le cas, elles biaisent le fonctionnement même à minima de l’hôpital. C’est aussi ces ristournes qui permettent le paiement des différentes primes, objet de mouvements sociaux que vous observez », rapporte le journal l’Union citant la directrice.
D’après elle, les crédits et dotations de l’État sont versés en priorité à la programmation des investissements lourds que les ressources propres ne peuvent assumer. « Le fonctionnement régulier du CHUL dépend entièrement de la mise à disposition à un rythme soutenu, des dotations de l’État et des ristournes de la CNAMGS. C’est la simple réalité », a précisé la patronne du CHUL.
Ces retards observés dans les paiements des primes sont à l’origine des grèves à répétition du personnel au sein de cette structure sanitaire depuis quelques mois. Aussi, les patients dans cette structure hospitalière se plaignent du manque de certains consommables pour la prise en charge des malades. Cette situation met en mal le fonctionnement du principal établissement sanitaire du pays.
Pour ce qui est des primes, la Dr Marie Thérèse Vane s’est dite « très préoccupée » par la situation de ses collaborateurs en leur garantissant que ces revendications de travail seraient élaguées au fur et à mesure de probables éclaircies financières. Rappelons que les arriérés des primes dites de quote-part vont jusqu’à quinze mois cumulés sur les exercices 2020 et 2021.
Brice Gotoa
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L’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) annonce qu’elle va retirer de son site internet certains établissements de l’enseignement supérieur dont les contrats de bourse coutent cher à l’État gabonais.
« Soucieuse d’assurer une gestion rationnelle des ressources allouées dans le cadre de la prise en charge des boursiers et dans l’optique de leur proposer les meilleures formations aux coûts les plus avantageux, l’ANBG procède actuellement à la révision de l’ensemble des conventions de partenariat signées avec des établissements d’enseignement supérieur, aussi bien à l’étranger qu’au Gabon » informe Sandra Flore Mambari Pinze, directrice générale de l’Agence dans un communiqué signé le 24 mars 2022.
L’ANBG n’a pas pour l’instant pas communiqué la liste des établissements concernés par cette décision. À noter que l’Agence est en partenariat avec 22 établissements du supérieur au Gabon, selon la liste consultée sur son site internet. L’ANBG a également noué des partenariats avec plusieurs universités au Maroc, en Tunisie… Des bourses d’études prises en charge par l’État gabonais pour la plupart.
L’ANBG a été créée en 2011, dans le but de gérer et contrôler l’ensemble des dépenses liées aux bourses d’études accordées aux élèves, étudiants et sportifs de haut niveau à l’intérieur du Gabon ou à l’étranger.
SG
Au cours de l’année 2021, les échanges commerciaux entre le Gabon et le Vietnam ont été en faveur du premier. Selon des données communiquées par le ministère vietnamien du Commerce et de l’Industrie, ces échanges ont atteint 63,5 millions de dollars (37,8 milliards de FCFA), soit une hausse de 22 % en glissement annuel.
Dans la période sous revue, les exportations du Gabon vers le Vietnam représentent 45,9 millions de dollars (27,3 milliards de FCFA) tandis que les importations du Gabon de ce pays asiatique plafonnent à 17,6 millions de dollars (10,4 milliards de FCFA).
Les produits commercialisés au Vietnam par le Gabon sont essentiellement constitués de minerais, du bois et des produits en bois. Et le Gabon pour sa part achète du Vietnam du riz, des matières plastiques, des produits aquatiques et des fruits et les légumes.
Les deux pays souhaitent renforcer ces échanges en multipliant des rencontres entre leurs opérateurs économiques issus des deux États. En marge de la première mission économique et commerciale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui se tient du 21 au 26 mars au Vietnam, le ministre gabonais du Commerce Yves Fernand Manfoumbi a invité son homologue vietnamien à effectuer une visite de travail au Gabon en juillet prochain. Cette mission permettra aux deux parties de discuter des opportunités de partenariat dans la transformation des produits alimentaires notamment, apprend-on.
SG
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Vaalco avance dans la reconfiguration du champ d’Etame qui permettra d’augmenter la capacité de stockage sur place de plus de 50 % et entraînera une réduction les coûts de près de 50 % par rapport au système de fonctionnement actuel.
Le producteur de pétrole VAALCO Energy a annoncé avoir passé un contrat avec DOF Subsea, un fournisseur norvégien de services pétroliers, pour la réalisation de services de construction et d’installation sous-marine, dans le cadre de la reconfiguration du champ pétrolier d’Etame au Gabon.
La modification du fonctionnement du champ vise à remplacer l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) par un navire flottant de stockage et de déchargement (FSO), afin de faire des économies. La mise en exécution du contrat devrait démarrer en juillet et être achevée avant que le FSO ne soit opérationnel en septembre 2022.
Le cahier des charges de DOF Subsea consistera à reconfigurer l’infrastructure sous-marine du champ afin d’acheminer la production vers la nouvelle plateforme. La société basée à Bergen en Norvège va déployer sur le site plus de 5 000 mètres de nouvelles canalisations flexibles depuis le Royaume-Uni.
La société va également relocaliser les flowlines et les lignes ombilicales existantes sur le champ, en utilisant un de ses navires de construction.
Agence Ecofin
Nouvellement promu au poste de ministre de la Promotion des investissements, des partenariats publics-privé, chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires, Hugues Mbadinga Madiya (photo), s’est rendu le 22 mars dans la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok, fleuron de l’économie gabonaise.
« J’ai à cette occasion tenu deux séances de travail avec l’autorité administrative et l’organe de gestion. Après une dizaine d’années d’exploitation, cette zone doit passer à une nouvelle phase de croissance », a déclaré le membre du gouvernement. Pour ce faire, il a indiqué que le passage à la nouvelle phase de croissance nécessite deux mots clés : compétitivité et célérité dans les procédures.
Aussi, a-t-il précisé, la zone franche de Nkok qui comprend 3 zones principales : la zone commerciale, la zone résidentielle et la zone industrielle, comporte encore quelques failles, pour ce qui concerne la mise en place d’un cadre juridique fiable. Le correctif de ce cadre juridique, selon lui, pourrait permettre de garantir la bonne réputation que l’entité s’est jusqu’ici bâtie.
Il reviendra donc désormais à l’Autorité de zone d’apporter des réponses aux failles évoquées par le ministre de la Promotion des investissements. Pour l’heure, la zone est gérée par 23 administrations, engageant 144 personnes chargées de gérer une plateforme de près de 6000 personnes, réparties au sein de 85 entreprises en production.
Au cours d’une rencontre en septembre 2020, Anne Nkene Biyo'o, administrateur général de la Zone de Nkok, et Gabriel Ntougou, Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI), avaient déjà indiqué que les deux entités ont engagé des réflexions pour un assouplissement et une célérité dans les procédures de création d’entreprise au sein de la ZES de Nkok.
Le FDI Magazine, considéré comme la première publication mondiale en matière de classement des zones franches, vient de décerner à la Zone économique à régime privilégié de Nkok, le prix de « Global Free Zone of the Year » dans la catégorie « Produits du bois » pour l’année 2020.
Plus loin en 2016, la Zone avait obtenu 4 prix, dont celui de « meilleure zone franche pour les PME d’Afrique subsaharienne 2016 ». Le jury avait salué, entre autres, les conditions avantageuses que la ZES proposait aux PME et Startups.
Sylvain Andzongo