Le Nouveau Gabon

Le Nouveau Gabon

Selon les données officielles évoquées lors d’une conférence tenue à Libreville le 27 avril dernier, il ressort que les Pygmées, premiers habitants du Gabon avant l’arrivée des Bantu, seraient aujourd’hui au nombre de 16 162 âmes présents sur toute l’étendue du territoire national.

A en croire, Léonard Fabrice Odambo-Adone, journaliste et président-fondateur du Minapyga (Minorités Autochtones, Indigènes et Pygmées du Gabon), une association qui défend la cause Pygmée, par ailleurs, par ailleurs principal adorateur du jour, on dénombrerait plusieurs communautés linguistiques Pygmées, reparties dans plusieurs provinces du pays.

Dans le Woleu-Ntem par exemple, a-t-il indiqué, on retrouve les Baka, repartis notamment dans sept villages de Minvoul et seraient entre 373 et 683 âmes. D’autres Baka auraient été recensés à Makokou, et en amont de l’Ivindo. Ils avoisinaient 866 âmes.

Toujours dans l’Ivindo, on retrouve également des Koyaphones, installés dans les cantons Djouah (nord) et Loué (est) dans le département de la Zadié (Mékambo). Soit un total de 1.618 âmes, pour l’Ogooué-Ivindo.

La plus forte concentration de Pygmées se trouverait chez les Babongo de la Lopé (Ogooué-Lolo), estimés à 708 individus, mais aussi les Bakouyi (Mulundu) et les Babongo de Koulamoutou, Pana et lboundji, dénombrés à 2325 âmes.

A ces statistiques, il faut également inclure les Babongo ou Akoula du Haut-Ogooué (4075 personnes) et ceux de la Ngounié et de la Nyanga, estimés à 4442 âmes, a souligné Odambo-Adone.

Pour clore ce tour géographique des communautés ethnolinguistiques pygmées du Gabon, il y a les Bavarama et les Barimba de la Nyanga (2.263 personnes) et les Akowa (Port-Gentil, Omboue et Gamba), estimés à 327 âmes.

Stéphane Billé

L’homme d’affaires italien Guido Santullo (photo), patron du groupe Santullo Sericom BTP, va devoir expliquer à la justice gabonaise, avec toutes les personnes qu’il accuse, les contours du litige financier qui l’oppose à l’Etat.

Depuis plus d’un mois, la presse locale se fait l’écho des plaintes du patron du groupe italien qui réclame le paiement de factures de l’ordre de 300 milliards de Fcfa. Les fonds représentent les montants investis dans le préfinancement des travaux de construction des routes Ndendé-Mouila, Mayumba-Tchibanga, Akiéni-Onga, du pont de Kango et sur la Banio ou encore l’hippodrome de Franceville.

Devant les journalistes, il y a quelques semaines, à Libreville, l’opérateur économique a mis en cause des membres du gouvernement en fonction ainsi que d’autres personnalités ayant occupé de hautes fonctions, mais aujourd’hui incarcérées. Il aurait même remis des sommes d’argent en liquide à un membre du gouvernement en fonction aux fins d'obtenir un marché public.

Face à ce faisceau d’accusations, le parquet de Libreville, apprend-on dans le quotidien l’union, va ouvrir une enquête qui va déterminer les responsabilités dans cette affaire où l’image du pays se trouve écornée.

Guido Santullo a décidé de mettre la main sur un bien immobilier appartenant à l’Etat, en France, si ses factures n’étaient pas soldées.

SeM

 


 
Les crédits octroyés au secteur privé se sont amenuisés de 9,2% pour se situer à 1085,6 milliards de FCFA en 2016. Bien qu’ils représentent plus de 60% de l’enveloppe globale des crédits qui ont plafonné à 1792,6 milliards, ils sont néanmoins en baisse par rapport à l’exercice 2015 où ils ont culminé à 1195,7 milliards de FCFA.

Par contre, les crédits accordés aux administrations publiques ont connu une forte augmentation de 57% et s’établissent à 577,5 milliards de FCFA en 2016. Par ce fait, ils constituent 32,2% du volume total des crédits bruts distribués.

Les crédits accordés aux entreprises publiques se chiffrent sur cette période à 42 milliards de FCFA, soit une diminution de 7,1%.

De manière globale, le total agrégé des bilans des banques exerçant sur le sol gabonais a diminué de 0,8% à 2409,7 milliards de FCFA contre 2 428,5 milliards de FCFA en 2015. Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 2 073,8 milliards de FCFA tandis que les créances en souffrance se chiffrent à 174 milliards de FCFA.

Quant à l’excédent, il passe de 673,2 milliards de FCFA en 2015 à 513,4 milliards de FCFA. Soit une baisse de 23,7% par rapport à l’exercice précédent.


SeM

Le chef de l’Etat gabonais a indiqué, lors de l’inauguration de l’usine de manganèse de Nouvelle Gabon Mining, le 8 mai dernier, à Franceville dans la province du Haut-Ogooue, que la réalisation de ce projet est le résultat d’un partenariat privé dont la réussite repose sur la surface financière des investisseurs, l’expertise technique ainsi que leur capacité à adapter les projets de l’Etat à la vérité des cours mondiaux des matières premières.

D’un autre côté, l’attractivité et la réactualisation du code minier sont autant d’avantages qui réduisent les risques et facilitent les affaires entre les partenaires. D’après le chef de l’Etat, adapter les codes minier, pétrolier et forestier, permet de répondre efficacement aux fluctuations récurrentes des cours internationaux des matières premières.

Aussi, le président de la République a-t-il suggéré de réviser le code pétrolier actuel, afin de l’adapter à la crise qui secoue le secteur. «Le Code minier ou le Code forestier ou encore le Code pétrolier doivent être attractifs. Ces Codes-là doivent être revus à peu près tous les 10 ans, pour les réadapter à l’évolution du marché. Un code, d’il y a 15 ans, ne répond plus aujourd’hui.», explique Ali Bongo Ondimba.

Il poursuit en précisant que la réalité actuelle du marché est incomparable à celle d’il y a quelques années. «Sur le pétrole par exemple, le baril était à 100 dollars, il y a quelques années. Il ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui veut dire que les conditions sont différentes. Cela demande une adaptation perpétuelle de nos services pour coller au marché, être les plus attractifs.», confie le chef de l’Etat.


SeM

Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac), Ahmad Allam-Mi et le directeur général du Centre international des civilisations Bantus (Ciciba) Antoine Manda Tchebwa ont procédé à la signature, le 10 mai à Libreville, d'un accord devant régir la Coopération entre leurs deux institutions.

« Ce document formalise notre volonté de mener des actions concertées et communes pour faire de la culture un levier de développement et un vecteur de paix dans nos espaces communautaires respectifs. Notamment dans les domaines du soutien aux opérateurs culturels, à la création et à la densification de bassins culturels », a déclaré Ahmad Allam-Mi.

Pour Antoine Manda Tchebwa, la signature de cet accord marque la relance effective des activités du Centre international des civilisations Bantus qui a traversé de longues années d'hibernation. Le DG du Ciciba a salué la détermination avec laquelle le Secrétaire général de la Ceeac s'est attelé à faire aboutir cette promesse faite il y a un an.

S.A

Les compagnies de transport aérien opérant au Gabon ont connu une baisse de leurs activités en 2016. Les experts expliquent cette situation par les troubles ayant émaillé la période postélectorale. Ainsi, par exemple, le nombre de passagers transportés par la vingtaine de compagnies aériennes qui desservent le pays est passé de 1 071 207 en 2015, à 968 881 passagers, l’exercice écoulé.

Au-delà de la période postélectorale, il y a le ralentissement du trafic entre les principaux aéroports du pays, la morosité de l’activité dans le secteur pétrolier ainsi que la réduction des fréquences sur certaines destinations dont les infrastructures routières ont été aménagées, qui ont constitué des freins à l’activité du secteur.

Les mouvements d’aéronefs, tout au long de l’année, ont aux aussi connu une baisse tant au niveau domestique qu’au niveau international. De 22 705 mouvements en 2015, l’on a franchi seulement le cap de 20 836 décollages et atterrissages dans les vols commerciaux tous secteurs confondus en 2016.

13 669 tonnes de fret ont été transportées en 2016 contre 15 210 tonnes en 2015.

SeM

Le paysage des télécommunications a été marqué en 2016 par le rachat de Moov par Gabon Telecom, filiale de Maroc Telecom. Cette opération a renforcé le parc d’abonnés de cette compagnie parapublique qui arrive en seconde position sur le marché de la téléphonie mobile, mais reste leader dans le téléphone filaire.

Ainsi, le Gabon compte 2 956 100 abonnés actifs au téléphone, dont 2 937 200 abonnés au téléphone mobile. En 2015, les clients du mobile représentaient 2 812 400 abonnés. Cette évolution, que les experts mesurent à 4,4% sur un an, est imputable au déploiement de la technologie 3G/4G à Libreville et dans certaines villes de l’intérieur du pays. Le nombre d’abonnés au téléphone fixe a augmenté de 0,6%, à 18 866 clients. Dans le même temps l’on a observé que les parcs internet GSM et ADSL se sont accrus respectivement de 58% et 18%.

Cependant, fait observer la note de conjoncture du ministère de l’Economie, la baisse continue des tarifs de communication et de connexion à internet a induit un repli de 3,7% du chiffre d’affaires des télécommunications, pour un montant total de 240,6 milliards de FCFA contre 249,9 milliards de Fca en 2015.

SeM

La compagnie pétro-gazière américaine Perenco, avant le rachat des actifs de la société Total Gabon, détenait des intérêts dans 29 licences onshore et offshore pour une production journalière de 72 000 barils par jour.

Avec l’opération de cession des participations dans cinq champs matures et dans le réseau de pipelines Rabi-Coucal-Cap Lopez, bouclée au mois de mars dernier, la compagnie américaine devient leader du secteur pétrolier. La production cédée représente 5 000 barils par jour.

Perenco, par cette opération, a également bénéficié de la conduite des opérations dans cinq champs en mer ; il s’agit notamment de Grondin, Gonelle, Barbier, Mandaros, Girelle et Pageau.

Pour ce qui concerne la production du gaz naturel, l’opérateur contribue à plus de 95% de la production nationale.

SeM

 

Avec des importations des produits de la mer pour une valeur annuelle moyenne de 15,5 milliards de FCFA, bien supérieurs à ses exportations (environ 10 milliards de FCFA par an), le secteur de la pêche au Gabon reste confronté à plusieurs difficultés.

Historiquement, le secteur s’est toujours caractérisé par la prédominance de la pêche artisanale (maritime et continentale) et à la très faible capacité de l’Etat à contrôler les captures et réguler l’activité des pêcheurs industriels présents dans ses eaux territoriales. De ce fait, la contribution de la pêche à l’économie est restée anecdotique, de l’ordre de 1,2% du PIB en 2009.

La production halieutique nationale ne couvre pas les besoins alimentaire du pays, malgré le fait que les Gabonais sont les premiers consommateurs de poisson en Afrique centrale, avec une consommation moyenne annuelle de 40 kg / habitant.

Pour concrétiser l’ambition de la souveraineté alimentaire du Gabon, les autorités ont fait de la restructuration de la filière pêche et du développement de l’aquaculture une priorité. A cet effet, l’objectif affiché est de doubler d’ici à 2025, le niveau de production de la filière par rapport à 2009, et de tripler les revenus générés.

Cette augmentation des revenus passe par le débarquement sur le sol national de 100% des captures de pêche réalisées dans les eaux territoriales gabonaises, et par la transformation locale d’une proportion significative des captures en produits de grande consommation, pour le marché national et international. Une meilleure régulation du secteur et de ses pratiques de pêche devrait également permettre d’atteindre ces résultats en limitant la pression sur les ressources halieutiques.

Stéphane Billé

Dans le cadre des travaux de construction d'une passerelle piétonne, permettant la traversée de la voie express, le ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l'Aménagement du territoire annonce quelques réaménagements pour ce qui concerne la circulation sur cet axe.

A cet effet, un communiqué signé du ministre des Infrastructures, des Travaux publics et de l'Aménagement du territoire, porte à la connaissance des usagers de la route et les habitants de la zone Plein-ciel au lieu-dit '’station’' et ses alentours, qu’à partir du samedi 13 mai dès 12h au dimanche 14 mai à 19h, la route sera rétrécie sur 100m, partant de la station jusqu'à l'entrée Bissegué dans le sens Awendjé - Pk 5, pour la première étape.

Pour la seconde étape, la route sera totalement fermée du dimanche 14 mai à partir de 19h au lundi 15 mai à 5h, du Pk 5 à Awendjé sauf accès limité aux riverains. Des panneaux explicatifs seront situés à proximité du site pour indiquer les différentes déviations de la circulation.

Selon les termes dudit communiqué, cette première phase de pose de la passerelle sera suivie des travaux de construction des escaliers et des rampes d'accès indispensables à l'utilisation de la passerelle. A cet effet, le ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l'Aménagement du territoire invite les populations à ne pas emprunter cette passerelle avant sa livraison officielle qui fera l'objet d'un communiqué officiel par voie de presse.

Stéphane Billé

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] lenouveaugabon . c o m

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